ESOTERICUS

Symbolique des granulations

Symbolique des granulations

Que nous en soyons conscients ou pas, le symbolisme de la granulation nous est familier depuis notre plus tendre enfance. Il suffit pour nous en convaincre de penser au nombre de fèves des galettes des rois que nous avons dégustées en famille et entre amis, puis de nous reporter à notre article sur les Rois Mages.

Les granulations sont aussi en analogie avec la légende d’Osiris (éparpillement du corps puis rassemblement de ce qui était épars par Isis).

Mais il y a encore beaucoup d’exemples qui n’ont peut-être pas encore attiré notre attention.

À titre d’exemple, nous pouvons évoquer la planche à bascule utilisée lors de certaines cérémonies de sociétés initiatiques, dont l’une des faces est ornée de boules symbolisant la nouvelle vie qui attend l’initié qui la franchit.

Nous allons maintenant dire quelques mots sur le scarabée, le lion de Saint Marc, le mythe de Jonas, le dragon chinois, etc.

Granulation et scarabée

Dans l’Égypte ancienne, la boulette de scarabée est symbole de matrice de la résurrection. La femelle scarabée pond un œuf dans sa bouse puis la façonne avec ses pattes avant larges et aplaties. Ensuite, elle pousse sa boule à reculons avec ses pattes arrière. Puis elle la déplace pour aller l’enterrer.  Une fois sa boule à l’abri, elle peut manger. Adulte, le scarabée ne se nourrit que de liquide : il presse la bouse pour en extraire le jus.

L’œuf dans la bouse symbolise les granulations du Grand Œuvre Alchimique qui sont noyées dans le compost durant toute l’œuvre au noir qui suit la phase de mondification.

Granulation et Lion de Saint Marc

Selon les nombreuses statues qui le représentent, le lion de Saint Marc est représenté avec une patte posée sur l’évangile de l’apôtre, ou la patte pose sur une boule.

Évangile ou boules symbolisent les granulations du Grand Œuvre, c’est à dire des âmes qui vont grandir dans la sagesse de la Foi en la vie éternelle.

Ce lion n’est autre que le « lion vert » des alchimistes ; c’est à dire le sel philosophique. Le lion symbolise aussi l’énergie du sel et du feu secret grâce auxquels les granulations se forment.

 

Granulation et Mythe de Jonas

Pour les Chrétiens, les 3 jours passés dans le ventre du Grand Poisson préfigurent la mort et la résurrection du Christ, comme lui-même les avait annoncées dans l’Évangile de Saint Mathieu.

Jonas est donc symboliquement assimilé à une granulation qui est engloutie dans le noir humide du compôt de l’œuvre au noir avant de réapparaître sous la forme d’une âme blanchie démontrant que le salut est possible pour tous (voir articles suivants sur l’œuvre au blanc).

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Granulation et col romain

La soutane des prêtres se porte avec un col romain qui laisse apparaître un petit carré blanc au niveau de la gorge.

Ce petit carré est en analogie avec la granulation alchimique. Placé au niveau du Chakra de la parole il symbolise le fait que le prêtre transmet la parole de Dieu qui permet de mener à bien l’œuvre au noir (symbolisée par la soutane.

Nous noterons au passage que dans les églises dont la forme est en analogie avec les corps humains, la lecture des évangiles se fait aussi au niveau du chakra de la parole.

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Granulation et Dragon chinois

Rappelons que le dragon chinois symbolise le feu de vie, c’est à dire l’énergie vitale qui conditionne la mise en œuvre du feu secret (5ème feu des alchimistes).

La perle dont ce dragon est souvent porteur symbolise les granulations ou les âmes qui prennent vie animées par les passions et vertus dont elles disposent dans leur incarantion présente.

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Introduction à l’Alchimie

Introduction à l’Alchimie

Les développements qui vont suivre ont pour but de mettre en parallèle les fondements de l’alchimie opérative selon la voie du cinabre avec les analogies rencontrées dans notre vie courante de chercheur.

Dans la mesure où une simple aide à la compréhension de procédés, grimoires, légendes, mythes, symboles et rituels ne saurait apporter qu’un pur savoir intellectuel, nous devrons essayer d’éclairer les aspects de notre alchimie spirituelle qui est le seul but final poursuivi par tout initié sincère.

Pour tous ceux qui seraient tentés d’aller plus avant dans les pratiques opératives, nous ne saurions trop attirer leur attention sur le fait que la pratique opérative de l’alchimie :

  • Est très dangereuse et exige de manipuler des substances nocives.
  • Outre les bases, elle nécessite, de longues années de prières et de recherches empiriques.
  • Elle requiert des techniques que l’auteur ne saurait vous décrire.

Qu’est-ce que l’alchimie ?

Selon le dictionnaire de philosophie alchimique de Kamala-Jnana, l’alchimie est une Science remontant à la plus haute antiquité (Thot-Hermès).
Les sceptiques avides de richesses matérielles, l’ont souvent fort décriée (peut être car ne pouvant y accéder).

Dieu n’accorde sa Sapience qu’à ceux qui font fi des trésors terrestres.
Le terme d’al-kimia (terre noire), qui désignait l’Egypte antique, semble provenir des racines arabes al et kimia, signifiant « chimie ».
On sait que « al » et « el », en arabe et en hébreu, désignent l’Etre Suprême, le Tout-Puissant, « al » entre dans Al-lah et « el » dans El-oïm, Etern-el, Rapha-ël, etc. Le mot de al-kimia a donc dû désigner dans les temps les plus reculés, la science de Dieu, soit : la chimie de al.
Cette dénomination semble d’autant pertinente et logique que l’Alchimie est véritablement la chimie de Dieu.

Pourquoi s’intéresser à l’alchimie ?

Le cherchant dont l’objectif serait de transformer le plomb en or se promet, sauf rarissimes exceptions, une succession d’échecs jusqu’à la fin de ses jours. Cet adepte (« souffleur ») mènera une vie de quasi-dénuement ; coupée du monde qui pourra le conduire à la ruine. Voilà qui est presque toujours le lot de l’alchimiste opératif.

À l’opposé, l’étude « spéculative » de l’alchimie promet de grandes joies car elle permet d’accéder à :

  • Une approche analogique des lois de la création.
  • Une lecture plus éclairée des écrits des religions du livre.
  • Un décryptage du symbolisme des grandes œuvres architecturales.
  • Mais surtout un merveilleux outil de mesure de notre progression spirituelle.

Les articles de cette rubrique n’ont pour seul objectif que de donner  progressivement des indices utiles.

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La Mondification

La Mondification

Après avoir éparpillé et séparé notre materia prima l'heure est venue de rassembler ce qui est épars.

La mondification dans la littérature ancienne

Selon l'anonyme "Tourbe des Philosophes" :

« Mettez l'homme rouge avec sa femme blanche dans une maison ronde environnée de chaleur lente continuellement et les y laisser tant que tout soit converti en eau philosophique. Et prenez garde au début de ne pas brûler les fleurs ou de trop vous hâter pour parvenir plus promptement à la fin que vous vous proposez. »

La bibliothèque des philosophes (tome second) :

« C'est pourquoi, après que tu auras préparé ta matière, tu dois prendre garde seulement à deux choses : à ne pas enflammer ton bain en faisant un feu trop fort, et à ne pas laisser exhaler l'esprit parce que, s'il sortait du vaisseau, ton opération serait entièrement détruite.
Que le vaisseau soit bouché comme il convient. Prends au commencement de ton œuvre parties récentes de la pré-mixtion, mêle le tout ensemble et le brûle une fois, jusqu'à ce qu'ils soient ajustés comme par mariage et que la conception soit faite en eux dans le fond du vaisseau et que la génération de la chose engendrée se fasse dans l'air. »

Citons enfin le dictionnaire de philosophie alchimique de Kamala Jnana que nous avons déjà cité dont le mot "phlegme" est ainsi défini :

« Air ou vapeur qui provient de l’ensemble des trois feux latents excités. Cette intense chaleur provoque la sublimation des parties subtiles des trois corps et leur permet de s‘unir en proportion de nature dans la partie haute du ballon ».

Voyons comment.

La mondification sur le plan alchimique opératif

La mondification est la première étape de SOLVE I, elle dure 1 mois philosophique.
L’Adepte doit préalablement constituer son éthiops minéral et se procurer un ballon en pyrex (athanor). Ce ballon est tel que la quantité de matière qui y sera introduite (y compris le sel philosophique) n’excède pas le quart de son volume.
L’éthiops n’est pas autre chose que la réunion de la femme blanche et de l’homme rouge (la reine et le roi, le dragon jaune et le dragon rouge) ; c'est-à-dire le soufre et le mercure qui ont été obtenus après la séparation.

Le soufre et le mercure sont introduits par le col du ballon à raison de 300 grammes de soufre et 700 grammes de mercure. Afin que le mélange se fasse bien, le ballon est bouché et l’Adepte agite de haut en bas et de droite à gauche (senestrorsum).
L’Hermès Sulfur ou éthiops ainsi réalisé a l’aspect d’une poudre grise.

Le ballon est alors ouvert et l’Adepte y verse une dose de sel philosophique au moyen d’une pipette. Puis il bouche avec soin l’athanor en prenant garde de bien ficeler le bouchon pour que celui-ci puisse résister aux fortes pressions qui vont bientôt s’exercer dans le ballon.
L’Adepte prend soin de revêtir ses gants ignifugés avant d’appliquer son cinquième feu. C’est ainsi que pendant deux à trois minutes il secoue énergiquement le ballon en tous sens, puis il le dépose sur un support résistant à la chaleur.

NB : Cette opération présente de grands dangers que des amis téméraires ont subis : explosion du ballon vapeurs de mercure brûlantes qui s'échappent...

Des parcelles de soufre collées sur les flancs du vase vont assez rapidement changer de couleur. Quand des taches de couleur rouille apparaissent sur les parois, la matière est prête à recueillir un cinquième feu libérateur.

A cet instant précis, toujours ganté, l’opérateur va imprimer au vase quatre saccades de bas en haut puis le reposer sur son support.

Ce cinquième feu suivi de l’itération des quatre autres feux qu’il déclenche successivement a pour conséquence de sublimer les trois composants. D’abord le sel, puis le mercure et le soufre forment une nuée au sommet de l’athanor. Ils s’unissent alors en juste proportion de nature donnant naissance aux granules (un petit monde issu du chao primordial).

Dès que la température retombe, les granules prennent une consistance gélatineuse, se solidifient quelque peu et tombent dans le compot.

Notre dictionnaire de philosophie alchimique de référence déjà mentionné dans l'article sur la séparation définit ce compot comme suit :

« Vase pestilentielle qui naît des impuretés et de la partie du soufre des philosophes n’ayant pu s’amalgamer. C’est dans cette terre vaseuse que la granulation prend sa force et se durcit… »

Notons que le compot est alors de couleur rouge. La première couleur qui était apparue immédiatement après les secousses était citrine. Si au lieu de cette couleur citrine était apparue une couleur orangée, tout aurait été à refaire. En effet la couleur orangée traduit un excès de sel philosophique ou un cinquième feu trop vigoureux.

Le compot renfermant les granules va progressivement foncer. L’œuvre au noir s’ébauche…

Différences entre séparation et mondification

La suite de la définition du mot "réincarnation" du Dictionnaire de Philosophie Alchimique nous aide à mieux comprendre comment la différence entre les vases c'est à dire l'aludel de la séparation et le ballon 'athanor de la mondification nous explique pourquoi 'même si les vapeurs mises en oeuvre sont les mêmes),la mondification réunit ce qui a été mis épars lors de la séparation:

"[...] Dans la Préparation, les trois corps primordiaux broyés et malaxés, sont placés dans un athanor philosophal, comme l'indique Geber dans sa Somme. Là, sous l'action conjuguée du feu contenu dans chacun d'eux ils vont tendre à se sublimer c'est-à-dire a s'élever en vapeurs dès qu'ils arriveront à ébullition. Or, comme le sel s'évapore vers 165° et le mercure des philosophes vers 360°, il se produit deux phénomènes :

1° Le sel et le mercure des philosophes, sublimés par l'intense chaleur provenant du soufre s'évaporent jusque dans un ballon attenant à l'athanor. Ici sous l'effet d'une baisse de température ils se recondensent et se superposent par ordre de densité.

2° Cependant, le soufre des philosophes n'entrant en ébullition que vers 450°, se voit interdire l'accès à cette température, à cause du départ des deux autres corps, qui ne l'excitent plus. Dès lors, il reste intact avec toute sa force au fond de l'athanor et c'est un jeu d'enfant que d'opérer la triple séparation. Notons enfin, que c'est parce que la force sulfureuse reste intacte n'étant pas sublimée que la réaction Solve pourra se renouveler par la suite.

Le premier stade d'une réincarnation est donc bien manifesté ésotériquement parlant, puisque par le broyage, la mortification de la Materia Prima, suivie de la séparation du corps (soufre et terrestréités) d'avec l'âme (Mercure) et l'esprit (Sel), on obtient l'image d'une mort humaine Mourir pour renaître toujours plus pur, voilà la conception philosophique.

Les trois corps épurés, sommairement certes mais séparés, sont placés cette fois dans un ballon bien bouché. Là, sous l'action du 4e feu le sel et le mercure des philosophes se subliment à nouveau les premiers seulement comme cette fois ils ne peuvent point s'évader ils restent en contact avec le soufre, grâce au 5e feu indispensable pour le brassage, il s'ensuit donc que la température s'accroît au point que le soufre philosophal peut enfin se sublimer à son tour laissant les terrestréités au fond du ballon.

Cependant comme ces trois corps gazeux sont de même consubstantialité et ont une attirance irrésistible les uns pour les autres un mélange naturel, intimement proportionné, se crée au sein des trois vapeurs. Aussi, à mesure que la température baisse, on peut voir au milieu d'elles des quantités de bulles translucides, qui peu à peu épaississent et durcissent. La nouvelle granulation est née. Elle comprend un nouveau corps, une nouvelle âme et un nouvel esprit plus purs.

Cette réincarnation ou réincorporation est l'image d'une réincarnation dans les sphères éthérées. Or, comme les multiplications successives répètent ces mêmes phénomènes en épurant la Pierre, chaque fois davantage, on peut soutenir sans crainte, que le Grand Œuvre est la preuve matérielle d'une suite de réincarnations humaines. [...]".

"[...] Donc alchimiquement les trois corps épurés, sommairement certes mais séparés, sont placés cette fois dans un ballon bien bouché. Là, sous l'action du 4ème feu, le sel et le mercure des philosophes se subliment à nouveau les premiers ; seulement comme cette fois ils ne peuvent point s'évader ils restent en contact avec le soufre, grâce au 5ème feu indispensable pour le brassage, il s'ensuit donc que la température s'accroît au point que le soufre philosophal peut enfin se sublimer à son tour laissant les terrestréités au fond du ballon.
Cette réincarnation ou réincorporation est l'image d'une réincarnation dans les sphères éthérées. Or, comme les multiplications successives répètent ces mêmes phénomènes en épurant la Pierre, chaque fois davantage, on peut soutenir sans crainte, que le Grand Oeuvre est la preuve matérielle d'une suite de réincarnations humaines. [...]"

Compléments sur les aspects spirituels de la mondification

La symbolique alchimique de la mondification est présente dans de nombreux rituels de sociétés initiatiques.

Entrée du futur initié par la « porte étroite » qui nous rappelle (entre autres) l’étroitesse du goulot du ballon.

Cette "entrée par la porte étroite" est aussi en analogie avec la procréation humaine ; permettez nous cette image : les gamètes mâles et femelles sont introduits par une "porte étroite" avant de se retrouver dans l'athanor (l'utérus).
Nous verrons ultérieurement que la sortie de l'athanor se fait également par la porte étroite après l'œuvre au noir.

Les granulations sont aussi en analogie avec la légende d'Osiris (éparpillement du corps puis rassemblement de ce qui était épars par Isis).

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La Séparation

La Séparation

Le matériel utilisé se compose d’une cornue dotée d’une ouverture. Le bec de la cornue est abouché sur un ballon réceptacle solidement joint et hermétiquement clos.

Ceci compose ce que les textes anciens dénomment « Aludel » ou édifice à trois étages, à savoir :

  • Le ventre de la cornue
  • Le bec de la cornue
  • Le ballon.

La séparation de pratique en deux mois philosophiques et nécessite 2 doses de sel philosophique liquide.

L’illustration de droite représente l’aludel de Paraclese du Musée du Verre près de Gordes.

Athanor de Paracelse au musée du verre

Nous attirons encore une fois l’attention sur la dangerosité opérative des opérations alchimiques. La seule lecture de ce blog ne vous permet pas de disposer d’informations suffisantes pour maîtriser le 5ème feu. Notre seul but est de vous permettre de comprendre des processus mis en œuvre depuis la nuit des temps pour faciliter votre approche des analogies entre l’alchimie opérative et l’alchimie spirituelle.

Sous l’effet de l’excitation du sel philosophique par le feu secret, le sel et le mercure des philosophes se subliment et montent en vapeurs vers le haut de la cornue d’où ils vont glisser vers le bec pour s’y refroidir progressivement et tomber à l’état liquide dans le ballon. Le sel se vaporise le premier aux alentours de 165° puis le mercure vers 360°. Le soufre quant à lui ne se vaporise qu’aux alentours de 450°. Ceci explique que les vapeurs de sel et de mercure seront les seules à monter au sommet de le cornue pour passer vers le bec et être refroidies et recueillies dans le ballon.

Dans ce ballon, par simple différence de densité, le sel philosophique (devenu sel rutilant liquide au contact du sel philosophal) surnage au dessus du mercure. Le soufre qui n’a pu être sublimé reste dans la cornue avec les différentes terrestréités.

Toutefois, la totalité du mercure et du sel n’ont pas pu être séparés du soufre lors de ce premier mois philosophique. Une partie est restée dans la cornue avec le soufre et les terrestréités.

L’essentiel du procédé

Le premier jour (premier mois philosophique)

Introduire le cinabre broyé (la « minière ») par l’ouverture supérieure de la cornue (non représentée sur le schéma de principe à gauche).

A l’aide d’une pipette, l’Adepte verse lentement la première dose de sel philosophique liquide sur toute la minière. Il remue ensuite légèrement pour que le mélange se fasse bien.

Dès que la chaleur se manifeste, il bouche l’ouverture de la cornue en ficelant bien le bouchon supérieur de la cornue (partie gauche de l’aludel).

Il fait ensuite agir le cinquième feu en se protégeant les mains au moyen  de gants ignifugés. La cornue est tenue en main gauche et le ballon en main droite. C’est ainsi que l’Alchimiste applique quelques mouvements en quart de cercle dans le sens senestrorsum afin de ne pas boucher le bec de la cornue.

Toutefois, la totalité du mercure et du sel n’ont pas pu être séparés du soufre lors de ce premier mois philosophique. Une partie est restée dans la cornue avec le soufre et les terrestréités.

Ce qui explique la nécessité de renouveler cette opération le second jour après refroidissement des matières.

Le second jour (second mois philosophique)

Au début du second jour alors que la cornue est totalement refroidie il sera procédé de même avec une seconde dose de sel philosophique en ayant pris soin de changer le ballon réceptacle de l’aludel.

Après refroidissement la séparation s’achève par la séparation du sel rutilant du mercure. Le sel rutilant est conservé pour un usage ultérieur dans un flacon hermétiquement bouché et conservé à l’abri de la lumière.

Référence : Dictionnaire de Philosophie alchimique par Kamala-Jnana (« réincarnation »).

La séparation sous l’angle de l’alchimie spirituelle

Il nous paraît fondamental de garder en mémoire que le fonctionnement de l’univers repose sur des phase d’éparpillement et de séparation en phase d’involution qui sont ensuite suivie de phases d’évolution (voir à ce sujet notre article « Rassembler ce qui est épars« ).

Ces phases d’involution et d’évolution sont aussi parties prenantes de l’énnéagramme auquel nous avons fait une première allusion dans l’article sur la mortification avant de pouvoir y consacrer un ou plusieurs articles.

La définition de la réincarnation selon le Dictionnaire de Philosophie Alchimique de Kamala-Jnana nous indique ce qui suit :

« […] Le premier stade d’une réincarnation est donc bien manifeste ésotériquement parlant, puisque par le broyage, la mortification de la Materia Prima, suivie de la séparation du corps (soufre et terrestréités) d’avec l’âme (Mercure) et l’esprit (Sel), on obtient l’image d’une mort humaine Mourir pour renaître toujours plus pur, voilà la conception philosophique. […]« 

 

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La Mortification

La Mortification

La mortification

La mortification opérative

Cette étape consiste à prendre environ un kilogramme de cinabre « natif » et de le placer dans un mortier. Le minerai est ensuite réduit en poussière au moyen d’un pilon.

En l’absence de sel philosophique, seul le feu secret est ici mis en action, il n’y a donc pas de risques de voir la température s’élever et donc de perdre les vapeurs de Sel Philosophal.

La mortification spirituelle

La mortification spirituelle ne doit pas être confondue avec une pratique religieuse consistant à imposer une souffrance physique à son corps pour en espérer une progression spirituelle.

Rappelons que notre progression spirituelle est en analogie avec les étapes du Grand Œuvre. À l'instar du cinabre réduit en poudre par le pilon, l'adepte doit méditer sans concessions sur son état, ses forces, ses faiblesses. En d'autres termes il doit :

  • comprendre que sa condition humaine est en analogie avec la "materia prima" (le cinabre) et qu'il est fait d'un corps de chair (le soufre), d'une âme (le mercure) animés par l'esprit (le sel philosophal).
  • mettre en œuvre le connais toi toi même.

Pour bien aborder le concept d'alchimie spirituelles, l'adepte pourra utilement se référer aux chapitres de ce blog traitant des fondamentaux préalables à toute démarche ésotérique et des aspects du chapitre "Empathie-Ѱ". S'intéresser à l'étude de l'énnéagramme.

Aller plus loin sur l'énnéagramme

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Les Chakram nos centres énergétiques

Les Chakram nos centres énergétiques

Avec nos remerciements, nous devons cet article à notre plus ancien camarade de route : François Carré.

Les chakram : introduction

Les Centres énergétiques, ont pour nom, dans la Science Traditionnelle, "CHAKRA".

Le mot "CHAKRA" ou "CHAKRAM" au pluriel, vient du SANSCRIT et signifie :

"roue", et correspond aussi au nom de "LOTUS" (ou fleur de nénuphar). On peut noter au passage que le "pied" du nénuphar puise sa nourriture au fond de l'eau, dans la terre ; et tandis que son "corps" se développe dans l'eau, sa "tête" aspire à la vie aérienne en se revitalisant par l'énergie solaire. TERRE, EAU, AIR et FEU, les 4 éléments participent ainsi à l'équilibre énergétique de cette plante sacrée.

 

Les chakram : plan de travail

Nous verrons, dans un premier chapitre, ce que sont les Centres Énergétiques ;

Dans un deuxième chapitre, nous les rapprocherons des Corps et des Mondes invisibles ;

Dans un troisième chapitre, nous en ferons une description sommaire et préciserons leur localisation et leurs correspondances ;

Enfin, dans un quatrième chapitre, nous nous efforcerons de déterminer en quoi cette connaissance est susceptible d'intéresser les initiés et les étudiants que nous sommes et comment activer nos Centres Énergétiques... et ceux des autres.

Les centres énergétiques : définition

Corps des mondes invisibles

Les CHAKRAM sont des "nœuds", des "portes", des "sphères énergétiques". Ce sont des organes subtils par lesquels les corps subtils de l’homme  peuvent  s'exprimer,   s'extérioriser  et communiquer avec les "Forces de la Nature", les "Forces Cosmiques".

On peut les considérer comme des "organes-subtils-relais", des "sphères d'énergie", à la fois émettrices et réceptrices, situées à la "frontière" de notre corps chimique dense, notre corps physique, et de nos corps plus subtils.

La localisation des Chakram n'est pas toujours identique d'un enseignement à un autre, de même que les correspondances de couleurs, etc... De petites différences peuvent en effet se révéler mais ce qui est important, c'est la cohérence de la réflexion et de l'action menée sur cet ensemble. Ainsi existe-t-il de nombreux Chakram. Nous ne considérerons que les 7 Chakram centraux principaux.

Cette illustration est basée sur 7 corps subtils dont chacune des auras est dotée de la couleur de son chakra

Certaines Écoles de Sagesse considèrent que l'homme possède 4 corps, d'autres estiment qu'il en est doté de 5 ... Nous allons en dénombrer 4, (qui sont emboîtés les uns dans les autres, comme des poupées russes) que nous nommerons ;

  1. le CORPS CHIMIQUE DENSE ou corps physique, qui est notre enveloppe la plus grossière, la plus  visible ;
  2. le CORPS VITAL ou corps psycho-énergétique, qui n'est déjà plus de la matière dense mais qui est constitué d'un tissus énergétique ; (corps éthérique ou de résonance).
  3. le CORPS ASTRAL qui est un corps immatériel, étherique ; (corps causal ou des désirs) et
  4. le CORPS du MOI encore plus subtil, qui est le siège de la Conscience pure... (corps christique, bouddhique).

II est à noter que ces corps reçoivent des appellations différentes selon d'autres Branches de la Tradition...

Pour mieux comprendre l'intime relation que l'homme entretient, souvent à son insu avec les Plans invisibles, il nous semble utile de rappeler que la Tradition enseigne qu'il y a 4 Plans ou Mondes :

  • le MONDE PHYSIQUE (Assiah),
  • le MONDE PSYCHO-ENERGETIQUE (Yetsirah),
  • le MONDE SPIRITUEL (Briah) et
  • le MONDE DIVIN (Atziluth).

A ces 4 Mondes, il convient d'en ajouter un autre, distinct des précédents :

  • le MONDE ABSOLU (Ein Soph Aur).

On retrouve d'ailleurs ces 4 Mondes dans la KABBALE sous d'autres noms, mais ceci est un autre propos...

Concernant nos 4 corps en considérant cette loi de correspondance selon laquelle nous constatons les relations suivantes :

  1. le CORPS CHIMIQUE DENSE est en relation avec le MONDE PHYSIQUE ;
  2. le CORPS VITAL (ou corps psycho-énergétique) est en relation avec le MONDE PSYCHO-ÉNERGÉTIQUE ;
  3. le CORPS ASTRAL est en relation avec le MONDE SPIRITUEL ; et
  4. le CORPS DU MOI est en relation avec le MONDE DIVIN.

Comme nous le voyons, chaque Corps de l'homme est en relation, en correspondance avec un Monde, un Plan...

Ces correspondances, sur le plan invisible ont une importance considérable, puisqu'elles confèrent à l'homme son essence divine.

Pour illustrer ce qui vient d'être dit, on se souviendra des Enseignements d'HERMÈS TRISMEGISTE dans la Table d'Émeraude, dont le deuxième principe, encore nommé "principe de correspondance", dispose : "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut... (pour accomplir le miracle d'une seule chose)."

A cette loi, on peut également en ajouter une autre, celle de la "causalité" qui dispose : "il n'y a pas d'effet sans cause, ni de cause sans effet".

Ces principes fondamentaux nous enseignent qu'il y a toujours un rapport constant entre les lois et les phénomènes touchant les divers plans de l'être et de la vie ; cette affirmation implique que tout émane d'une même Source et que les mêmes lois, les mêmes principes, les mêmes caractéristiques s'appliquent à chaque unité comme à toutes combinaisons d'unités de la Création. Ainsi, le microcosme est le reflet du Macrocosme et sont régis par les mêmes lois :

  • toute manifestation a une cause visible ou invisible ;
  • tout ce qui affecte un corps, touche également les autres corps…

Description et localisation des chakram

A titre de piste de réflexion, nous vous invitons à considérer que l'on peut distinguer, parmi les 7 Centres Énergétiques centraux principaux :

  • 3 Chakram axiaux ;
  • 2 Chakram intermédiaires complémentaires et
  • 2 Chakram supérieurs.

On peut également noter qu'ils sont en relation, entre autres, avec une couleur, une note de musique et un Monde.

Pour plus de compréhension, nous vous invitons à visualiser les 7 Centres qui vont être énoncés, sur une ligne verticale et à les situer, de bas en haut, les-uns par rapport aux autres.

Ainsi, le premier Chakra, ou Chakra fondamental MOULADAHRA correspond à la couleur de base ROUGE, à la note DO et au Monde Physique.

Le troisième Chakra MANIPOURA correspond à la couleur fondamentale JAUNE, à la note Ml et au Monde Psycho-énergétique.

Le cinquième Chakra VISHOUDA correspond à la couleur fondamentale bleue, à la note SOL et au Monde Spirituel.

Ces 3 Chakram correspondent aux couleurs fondamentales rouge, jaune et bleu, donnant naissance à toutes les autres couleurs et correspondent également à l'accord parfait de DO. (N° 1, 3 et 5 : DO-MI-SOL)

Considérons à présent les 2 Centres intermédiaires complémentaires.

Nous savons que le mariage du ROUCE et du JAUNE forme la couleur ORANCE, tandis que la note située entre DO et Ml est le RÉ.

Nous savons aussi que, du mariage du JAUNE et du BLEU, est issue la couleur VERTE, tandis que la note située entre le Mi et le SOL est le FA.

Ainsi, pouvons-nous constater que :

- d'une part, le deuxième Chakra, situé entre MOULADARA -rouge, do- et MANIPOURA -jaune, mi- se nome SWADESTANA et qu'il correspond précisément à la couleur ORANCE et à la note RÉ. SVADESTANA est en relation, avec le Monde Psycho-­énergétique ;

- d'autre part, le quatrième Chakra, situé entre MANIPOURA -jaune, mi- et VISHOUDA -bleu, sol- se nomme ANAHATA et qu'il correspond précisément à la couleur VERTE et à la notre FA. Ce Chakra est à rapprocher du Monde Spirituel.

Nous venons de voir et de situer les Centres MOULADARA rouge-do, SWADESTANA orange-ré, MANIPURA jaune-mi, ANAHATA vert-fa et VISHOUDA bleu-sol. Ces Cinq Chakram couvrant les Mondes Physique, Psycho-énergétique et Spirituel.

Voyons à présent les 2 Chakram supérieurs. Ils correspondent à la couleur INDIGO, à la note LA pour le sixième Centre nommé ADJNA et à la couleur VIOLETTE, à la note SI pour le septième Centre qui a pour nom sahasrara. Tous deux sont situés dans le Monde Divin.

Vous réalisez bien que ces analogies ne sont pas limitatives et que ces 7 Centres correspondent aussi et précisément aux 7 couleurs de l'Arc-en-Ciel.

Vous n'ignorez pas non plus, que de leur somme résulte la LUMIÈRE, appelée symboliquement "lumière blanche".

Puisque nous en sommes à l'énoncé des Chakram, voyons par le menu leur description et leur localisation ainsi que leurs correspondances principales.

Auparavant, nous vous préciserons que les 7 Chakram centraux principaux, sont situés sur une ligne coupant le corps longitudinalement par le milieu, allant du sommet du crâne au périnée, ligne qu'il est séduisant de rapprocher du Merveilleux Vaisseau de la Conception et du Merveilleux Vaisseau Gouverneur des acuponcteurs.

Par ailleurs, on peut estimer que les Chakram subissent les influences de 2 énergies essentielles appelées :  Énergie LUNAIRE et Énergie SOLAIRE.

L'énergie LUNAIRE de chaque Chakra est en relation "vers le bas" avec ses prolongements ORGANIQUES CHIMIQUES que sont les PLEXUS, tandis que l'énergie SOLAIRE est en relation "vers le haut" avec ses prolongements ORGANIQUES VITAUX, que sont les GLANDES ENDOCRINES.

MOULADAHRA

MOULADHARA est situé entre sexe et anus avec prolongement dans les jambes - sa couleur est le rouge vif - la note de musique est le DO - son élément, l'élément TERRE - son sens, l'odorat - il correspond au squelette, aux jambes - II est influencé par les glandes surrénales et le plexus sacré - Le mantra de la Terre en DO : LAM visualisation en rouge lumineux.

Le Champ de Conscience de Mouladhara est constitué des notions touchant à la sûreté, la sécurité, l'argent, le foyer, tout ce qui est matériel ainsi qu'à l'aspect maternel et aux origines.

SCHWADESTHANA

SCHWADESTHANA est situé en dessous du nombril - sa couleur est l'orange - sa note le RE - son élément, l'élément EAU - son sens le goût - il est en relation avec le bassin, les organes reproducteurs, les reins, la vessie, et tous les liquides - il influence les glandes gonades, ovaires ou testicules et le plexus lombaire - mantra de l'eau en RÉ : VAM orange.

Le Champ de Conscience de Schwadesthana est tout ce qui se rapporte aux sensations, au ressenti, à la nourriture, la sexualité, l'appétit.

MANIPOURA

MANIPOURA se situe au-dessous de la poignée du sternum - sa couleur est le jaune - sa note est le Ml - son élément, l'élément FEU - il est lié au sens de la vue - il se rapporte aux organes de l'abdomen, à l'appareil digestif, à la peau, au système nerveux végétatif - la glande qui l'influence est le pancréas, le plexus est le plexus solaire - mantra du feu en Ml : RAM jaune d'or.

Le Champ de Conscience de Manipoura est lié au sentiment de liberté, de pouvoir, de puissance, de contrôle et de définition de soi (l'égo), à l'intellect.

ANAHATA

le chakra anahata

ANAHATA est situé entre les seins - sa couleur est le vert lumineux - sa note est le FA - son élément, l'élément AIR - il gouverne le sens du toucher - les organes qui dépendent de lui son le cœur, la cage thoracique, les poumons, le sang, la circulation - il reçoit les influences du thymus et du plexus cardiaque -mantra de l'air en FA : YAM vert vif.

Le Champ de Conscience de Anahata est essentiellement l'Amour, la perception de l'amour, le don de l'amour et la faculté d'acceptation.

VISHOUDDHA

le chakra VISHOUDA

VISHOUDA se trouve à la base de la gorge - sa couleur est le bleu ciel - sa note le SOL - son élément  est l'ETHER - il est lié au sens de l'ouïe - au cou, aux oreilles, au système vocal, à l'œsophage, aux bras - sa glande est la glande tyroïde et son plexus, le plexus cervical - mantra de l'éther en SOL : HAM bleu clair.

Vishouddha   a   pour   Champ de Conscience tous modes d'expression, la relation avec autrui, l'expression, l'être et l'avoir. C'est la perception du monde extérieur. Vishouddha a pour prolongement les bras, les mains.

ADJNA

le chakra VISHOUDA

ADJNA est à la base du nez, entre tes yeux - de couleur bleu indigo - sa note est le LA - son élément est le SON INTÉRIEUR - il gouverne le sens subtil de la conscience, de l'intuition et de la perception extra-sensorielle - il est lié aux yeux, au sinus, au système nerveux central - il est sous influence de la glande hypophyse (pituitaire) et du plexus carotide - mantra de perception extra-sensorielle en LA : KSHAM bleu indigo.

Le Champ de Conscience d'Adjna est plus subtil, puisqu'il touche à la Conscience spirituelle, la Conscience individualisée. Il est le siège des perceptions extra-sensorielles. (Le "troisième oeil", la claire-voyance, la claire-audience, etc.).

SAHASRARA

le chakra SAHASRARA

SAHASRAHA est le Chakra coronal, au sommet de la tête - sa couleur est le violet - sa note le SI - son élément est la LUMIÈRE INTÉRIEURE - le sens subtil qu'il influence est l'empathie - il correspond à la relation avec le Père Divin, l'Unité - la glande dont il dépend est l'épiphyse (ou pinéale) et est en relation avec le cerveau - mantra d'unité cosmique en SI : OM violet.

Le Champ de Conscience de Sahasrara est la source de direction et d'intuition, c'est la Conscience Universelle, l'Unité, la relation avec le Père Céleste...

Les centres énergétiques et l'Initié

Comment activer les chakram ?

L'étude et le travail sur les Chakram sont compatibles avec toute autre voie de réalisation et de recherche. L'initié peut ainsi percevoir une approche différente de sa propre constitution et des moyens dont il dispose et qui sont susceptibles de contribuer à son évolution.

Travailler sur ses Chakram, c’est avant tout s’efforcer d'améliorer ses perceptions, d'augmenter son bien-être, son équilibre et sa santé. Mais c'est aussi et surtout rechercher à développer sa capacité spirituelle…

N'est-ce pas ce que s'efforcent de faire tous ceux qui aspirent à la Vérité et à la Sagesse ? Ce peut-être également de s'ouvrir aux autres et d'essayer, dans la mesure de ses possibilités, de venir en aide à autrui, et ceci relève, de même, du strict dessein de l'étudiant d'une École de Sagesse...

Nous avons vu, au chapitre précédent, que chaque Chakra est en relation avec une couleur, une note, un sens, un ou plusieurs organes. Mais aussi que chaque Centre correspond à une glande, à un élément et qu'il est en étroite relation avec un champ de conscience, puisqu'il en est le reflet.

Une interaction s'instaure en permanence entre les corps subtils, le corps physique et le Cosmos, par l'intermédiaire des Chakram qui sont à la fois actifs, passifs et réceptacles sensibles entre nos divers corps.

La table d'émeraude d'Hermès trismégiste

Le "Principe de Cause et d'Effet" tiré de la Table d'Émeraude d'Hermès, dont on a parlé tout à l'heure, voit ici son application. En effet, si l'un de nos corps subtils est en disharmonie avec la Nature, le Cosmos, l'Univers, le même déséquilibre affecte le ou les Chakram correspondants et il s'ensuit naturellement une disharmonie dans notre corps chimique dense : ce qui se passe en amont d'une rivière ne peut être sans incidence sur son cours inférieur.

Comme nous avons tenté de l'expliquer plus haut, le Monde Visible est le prolongement du Monde Invisible…

Selon ce raisonnement, cette théorie, on peut donc imaginer que lorsqu'un organe est "malade", c'est qu'un Chakra est "désénergétisé" et que les corps subtils, en amont, ne sont pas en harmonie avec le cosmos, la Nature ou l'univers.

Travailler sur ses Chakram, présuppose l'acceptation d'un changement personnel plus ou moins profond, et implique aussi la recherche d'un tel changement. Ceci parce que les Chakram procèdent également du Mental Supérieur, et le fait de vouloir agir sur eux correspond à admettre une certaine modification également dans notre Mental Supérieur.

Celui qui veut travailler à l'activation de ses Chakram, doit accepter, en raison de cette interaction, que s'effectue un changement progressif de son comportement, de voir se modifier sa façon de penser, sa manière d'être...

VITRIO et la table d'émeraude d'Hermès trismégiste

Comment agir sur les chakram ?

On peut agir sur les Chakram de différentes manières : le principal mode d'action, à notre sens, consiste en un apport énergétique effectué de manière ordonnée.

Pour préciser notre propos, écoutons la pensée des Sages de l'Ancienne Égypte qui nous dit que "l'univers baigne en permanence dans un courant d'énergies invisibles. Ces énergies peuvent être apprivoisées, captées et réorientées..."Ce courant est nommé "le fluide de vie".

Ainsi, l'énergie est partout : tout est énergie et il est nécessaire de bien en prendre conscience si l'on veut progresser rapidement et valablement dans l'étude concernant les Centres Énergétiques.

En effet, et ceci est d'importance ; la prise de conscience de l'homme et l'exercice ordonné de sa volonté sont à la fois nécessaires et suffisants pour capter cette énergie cosmique pour soi ou pour la redistribuer aux autres, pourvu que ceux-ci soient eux-mêmes conscients et expriment la volonté de recevoir.

Comment activer les chakram par les pierres

L'apport énergétique se fait essentiellement en posant la main qui donne (de préférence la droite) sur, ou à proximité du Chakra à énergétiser, tout en se concentrant et en visualisant avec intensité la couleur correspondante jusqu'à obtenir la sensation de la couleur juste. On doit s'exercer à "sentir" l'énergie passer jusqu'à "inonder" le Chakra sur lequel on travaille.

Mais on peut activer les Chakram par la méditation, l'action des couleurs, des sons, des pierres, par l'aromathérapie... ou par tous ces modes d'actions combinés.

Tout ce que nous venons d'expliquer, concernant l'activation des Centres énergétiques, ou Chakram, constitue, en fait, l'aspect pratique et thérapeutique de cette longue approche théorique.

Nous vous rappelons que l'on peut également appeler ce travail d'activation des   Centres   énergétiques :   "Rééquilibrage Énergétique".

CONCLUSION

À chacun sa foi et son intime conviction... À chacun sa Voie et son mode de réalisation.

Toute voie qui vise à élever la conscience de l'homme en respectant sa pensée et sa liberté tout en développant son sens critique, son libre-arbitre et sa responsabilité est respectable.

Notre Ère scientifique et pragmatique à faussement fait croire à l'homme qu'il est supérieur et au-dessus des Lois de la Nature. L'homme s'est ainsi privé progressivement de certaines perceptions simples et naturelles ainsi que des modes d'actions correspondants.

Il focalise la majeure partie de son énergie sur l'extérieur et pense plus au paraître qu'à l'être.

Cependant, l'homme est partie intégrante du Grand Tout Ordonné, de la Grande Chaîne de l'Évolution et de la Vie.

Ce sont ces Vérités et ces Lois que l'initié doit rechercher et développer au plus profond de lui-même. Il participera ainsi pleinement à l'Oeuvre de Création ainsi qu'à sa propre réintégration au sein de l'UNITÉ.

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Les 5 feux de l’alchimiste

Les 5 feux de l’alchimiste

La conduite du Grand Œuvre n’est rendue possible que par l’action des cinq feux, souvent symbolisés par une roue comme dans cette sculpture de Sainte-Catherine de Carénac sur les bords de la Dordogne.

Les ouvrages alchimiques font souvent référence au « feu de roue », ou « ouroboros » (le serpent qui se mord la queue), en allusion au cycle des divers feux ci-après mentionnés.

Ces ouvrages évoquent souvent aussi la nécessité d’augmenter ou de diminuer le feu. Dans la mesure où il n’est pas possible de jouer sur les quantités de soufre et de mercure, cela signifie que l’Adepte doit adapter les quantités de sel philosophique ainsi que la nature et la puissance du feu secret à l’évolution de son Magistère.

La statue hautement symbolique de Sainte Catherine symbolise les 5 feux (ou feux de roue) par les 5 rais de la roue symbolisent les 5 feux et les poissons posés tout autour de la jante symbolisent les granulations (voir chapitre sur la mondification). L’épée symbolise le sel philosophique et la tête du vieil homme symbolise le mariage du roi et de la reine (corps et âme unis par le sel).

Nature du feu des alchimistes

L’alchimiste n’utilise jamais le feu vulgaire en dehors de :

  • La fabrication du Sel Philosophique.
  • Le test de la pierre au blanc (nous y reviendrons en temps utiles).

La transmutation au moyen de la Pierre après multiplications (voir ci-après).

Les cinq feux de l’Alchimiste :

  1. Le premier feu qui est celui du Sel Philosophique qui embrasera…
  2. Le second feu, qui est celui du soufre, qui embrasera à son tour le…
  3. Troisième feu, qui est celui du mercure…
  4. L’action conjuguée des trois premiers feux déclenchés par le feu secret engendre le quatrième feu…
  5. Enfin, le cinquième feu est le feu secret de l’opérateur, il consiste en une série de gestes adaptés à la phase du Grand Œuvre en cours de réalisation. L’intensité et la direction des gestes imprimés à l’athanor sont d’une importance primordiale pour le succès des opérations.

L’ourobouros (serpent ou dragon qui se mord la queue) symbolise les cycles de la vie et la permanente alternance de l’action des 5 feux qui l’animent.

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Le cinabre

Le cinabre

Le minerai

Le cinabre est un minerai de couleur rougeâtre : le sulfure de mercure (HgS).

Il est essentiellement composé de mercure et de soufre, le tout enchâssé dans une gangue terreuse que l'on appelle les terrestréités.

La “voie du cinabre” tire son nom de cette materia prima qui est une véritable trinité minérale composée de mercure et de soufre (les vulgaires) ainsi que de sel (le Sel Philosophal en quantité infinitésimale).

Le soufre est de couleur jaune et le mercure parfois désigné sous le nom de vif argent est de couleur argentée. Le cinabre tire sa couleur rougeoyante du liant qu’est le sel philosophal.

Un kilogramme de cinabre contient environ :

  • 300 grammes de soufre et,
  • 700 grammes de mercure (148,5 cm3 de soufre et 51,5 cm3 de mercure).

Les principaux gisements de cinabre se trouvent en Espagne à Almaden, en Italie, en Chine. On en trouve également en France dans le Tarn.

La collecte du cinabre s’opère de préférence en avril (bélier), période durant laquelle le minerai est le plus riche en mercure des philosophes (en cette période de l’année, le minerai suinte de petites perles argentées).

Le mercure et le soufre

Le mercure et le soufre sont deux des constituants de base de la nature. Ils sont répertoriés en tant que tels dans la table périodique de classification de Mendeleïev.

Le numéro atomique du mercure est 80, c’est le seul métal liquide dans les conditions normales de température et de pression atmosphérique. Son symbole « Hg » provient du latin hydragyrum qui signifie « argent liquide ». Les alchimistes l’ont aussi appelé « vif argent » en le représentant par le symbole de la planète mercure (d’où son nom actuel).

 

 

 

 

Le soufre tire son nom du latin « sulpur ». Son symbole est « S », son numéro atomique 16. Il est donc exactement cinq fois plus léger que le mercure. Le soufre est un non métal. Il est à noter que les non métaux constituent la très large majorité des atomes des êtres vivants.

Les alchimistes l’ont symbolisé par un triangle surmontant une croix.

 

 

Symbolisme du cinabre

 

Le cinabre est parfois désigné par « trois en un »  ou « unité trine » (sel soufre et mercure) et symbolisé par trois petits pélicans dans un seul nid.

Nous pouvons aisément assimiler le profane à la matière première des alchimistes. Cette matière vit dans la dualité (soufre et mercure ou corps et âme), sans avoir pris conscience du fait qu’elle est triple (unifiée par le sel philosophal rouge ou parcelle divine, feu divin, esprit).

Le Grand Œuvre ne pourrait pas s’accomplir sans la présence du sel philosophal. Le candidat alchimiste qui envisagerait d’entreprendre la fabrication de la Pierre au moyen de soufre et de mercure industriels ne saurait prétendre réussir un jour.

En effet le soufre et le mercure que l’on trouve dans le commerce proviennent d’un minerai qui a été chauffé par un feu vulgaire. Durant ce traitement industriel le sel philosophal (l’indispensable parcelle divine) s’évapore dans l’atmosphère ce qui rend le soufre et le mercure impropres à la conduite du Grand Œuvre.

De même, les sociétés initiatiques traditionnelles exigent que les candidats soient croyants et aient donc, un jour ou l’autre, pris appui sur le cinquième échelon de l’échelle de Maslow.

Vouloir initier un non croyant reviendrait à vouloir réaliser le Grand Œuvre avec du soufre et du mercure du commerce.

Les traitements successifs que l’alchimiste va appliquer au cinabre ainsi que leurs effets sont en analogie avec l’être profane et les épreuves et travaux d’un parcours initiatique réussi.

Le cinabre dans les traditions asiatiques

Le cinabre ou le vermillon est le sulfure de mercure minéral naturel (HgS). Le mercure inorganique comme le mercure trouvé dans le cinabre est la forme la moins toxique du mercure et a une longue histoire dans la médecine traditionnelle chinoise, le maquillage romain antique, le marquage du front Hindu Bindi et le marquage des cheveux Sindoor, mais il doit toujours être considéré comme toxique et manipulé avec soin, en particulier sous forme de poudre.

Le sindoor

Le sindoor est une poudre vermillon qui orne le dessus du front jusqu’à couvrir une partie de la raie des cheveux de la femme indienne (appelé maang). Le sindoor est le symbole de la femme mariée. Les jeunes filles et  les veuves n'ont pas le droit de le porter.

Le sindoor est fabriqué à partir du curcuma, du citron et du cinabre.

Le tilak

Le tilak est le point sur le front, symbole religieux hindou. Le tilak est posé sur le sixième chakra (« ajna ») ; il représente le troisième œil, ou l’œil de l’esprit, associé aux divinités et aux concepts de méditation et d’illumination spirituelles. Il était à l’origine réservé aux « porteurs de la connaissance » : les idoles, les prêtres, les ascètes.

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Le Sel Philosophique

Le Sel Philosophique

Ce fameux sel a toujours fait l’objet d’un grand secret jalousement protégé par les Adeptes, à l’heure des réseaux, il est d’ores et déjà largement dévoilé sur l’Internet.

Faut-il y voir un rapport avec l’Évangile selon Saint Luc 12.2 : « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu » ?

Nous noterons en préambule que sa fabrication n’est pas comprise dans le temps du Grand Œuvre car elle est purement chimique.

En introduction : un peu de vocabulaire

De nombreux ouvrages parlent du chêne creux lorsqu’ils nous indiquent la manière de se procurer le sel. Bernard Trévisan parle d’une source d’eau très blanche qui sourd au pied d’un chêne creux. La raison en est simple : le sel peut entre autres se fabriquer à partir des cendres du chêne. Or le bois de chêne pédonculé pourri est très riche en carbonate de potasse.

Le Liber investigationis magisteri de Geber, communique la recette du Pape Jean XXII : “On prend deux parties de cendres et une partie de chaux vive ; on met le tout sur un filtre avec de l’eau. La liqueur qui passe par le filtre est évaporée et le sel reste sous forme solide.”

Au fil des siècles, les alchimistes ont observé le plus grand secret pour cacher la formule du sel philosophique. C’est pourquoi il était désigné par une multitude de noms mystérieux. De nos jours il est aisé de retrouver sa formule sur Internet. Faut-il y voir les prolégomènes des Évangiles apocryphes selon Saint Thomas : « Ne dites point de mensonge et, ce que vous avez en haine, ne le faites point : car toutes ces choses sont manifestes à la face du ciel ; rien de ce qui est caché ne manquera d’être révélé et rien de ce qui est dissimulé ne tardera à être publié !» ?

À titre d’exemple et pour faciliter au lecteur la compréhension des ouvrages traitant d’alchimie nous citerons parmi les noms mystérieux du sel philosophique :

  • « Lion Vert », bien que sa couleur soit blanche et non verte, par allusion aux végétaux dont on l’extrait et au feu qu’il dégage.
  • « Alkaest », « lait virginal », « acide harmoniaque », « agent primordial », « aliment lacté », « sel des sages », « barbe blanche », « eau sèche », « humide radical », « lait caillé », « crocs », « dents », « source », « Thélème ».
  • L’alchimiste Basile Valentin appelait (entre autres noms) le sel philosophique le « LOUP GRIS TRES AVIDE ». Si l’on change l’ordre des lettres, l’on obtient par anagramme : « VITRIOL PUR DES SAGES » (nous reviendrons sur la symbolique du loup et de l’agneau).
  • Attention au terme « chaos » ; il peut désigner alternativement le sel philosophique et le cinabre broyé durant la phase de préparation.
  • Le nom de « crachat de lune » désigne le sel philosophique à l’état semi-liquide.
  • Le sel philosophique ainsi que le sel philosophal (ou sel des philosophes) sont souvent désignés ou représentés par le nom ou le symbole de « l’épée». Le dictionnaire de philosophie alchimique mentionne : « L’épée des sages est leur feu salin, cet élément se comporte comme un morceau d’acier attiré par un aimant. Il s’unit aux matières premières avec une forte attractivité. D’où par extension de cette idée d’acier attirée par l’aimant, le feu salin est devenu leur glaive, leur couteau, leur épée. On retiendra donc que couper signifie parfois cuire en alchimie. »
  • Le nom de « perle » peut, selon le contexte, désigner le sel philosophique dans son état semi liquide ou la granulation qui va naître lors de la mondification.

La « rosée de mai » désigne le sel philosophique au moment où il se liquéfie. Chacune de ses cristallisations ressemble alors à une goutte d’eau.

Fabrication et formule du Sel Philosophique

Dans la mesure où il est déconseillé d’utiliser du sel philosophique du commerce, les indications suivantes relatives à sa fabrication « traditionnelle » selon la méthode de Jean XXII (le second Pape d’Avignon) pourront aider à décrypter maints écrits obscurs.

Le sel philosophique s’obtient à partir des cendres de chêne pourri (voir image d’entête). Selon les endroits, faute de bois de chêne les Adeptes ont utilisé les cendres de fougères ou d’acacia.

L’important étant la richesse en potasse du combustible.

La combustion d’une tonne de bois de chêne pédonculé pourri produit environ vingt kilogrammes de cendres. Ces vingt kilogrammes de cendres seront mélangés à dix kilogrammes de chaux vive.

Ce mélange sera ensuite déversé dans un grand entonnoir contenant un filtre confectionné au moyen d’une toile épaisse.

Cet entonnoir sera lui-même placé au dessus d’une bassine de grande contenance et apte à résister au feu vulgaire.

Le chimiste versera alors de l’eau de source bouillante sur son mélange de cendres et de chaux vive. La quantité d’eau devra être suffisante pour filtrer tout le contenu de l’entonnoir.

Le filtrat descendu dans la bassine sera ensuite porté à ébullition par l’action d’un feu vulgaire jusqu’à évaporation complète de l’eau. Seul subsistera au fond de la bassine un amalgame de couleur grisâtre.

Acacia

Fougère

Filtre en toile de jute

Porter à ébullition au moyen du feu vulgaire pour faire évaporer toute l’eau

Le processus chimique qui vient d’être accompli est le suivant :

K2CO3 (carbonate de potasse) + CaO (oxyde de calcium) + H2O  =>  2KOH + CaCO3.

La cendre est riche en carbonate de potasse K2CO3, nous lui avons adjoint de la chaux vive (CaO oxyde de calcium), puis nous avons versé de l’eau bouillante (H2O).

Nous avons ainsi obtenu la potasse caustique (les 2KOH) diluée dans l’eau avec quelques impuretés, alors que le filtre a retenu le carbonate de calcium (CaCO3).

Après évaporation de l’eau il reste au fond de la bassine une potasse caustique chargée de quelques impuretés (d’où sa couleur grisâtre).

La pâte recueillie au fond de la bassine sera ensuite étendue au sec sur une plaque de marbre ou elle finira de sécher et de s’auto purifier pour devenir un beau sel philosophique solide et bien blanc.

Ce sel solide sera ensuite conservé dans des tubes soigneusement bouchés et conservés à l’abri de la lumière et de l’humidité.

Le moment venu, l’adepte pourra préparer son sel liquide comme suit :

  • Secouer un tube de sel solide.
  • Déposer son contenu sur une assiette.
  • Laisser cette assiette dehors toute une nuit afin qu’au contact de l’humidité elle se gorge d’eau pour se transformer en perles de rosée de mai et enfin en sel philosophique liquide.

Conserver le sel liquide dans des flacons hermétiques jusqu’à utilisation pour le Grand Œuvre.

Symbolique du Sel Philosophique

La vie et la mort ayant un caractère cyclique, l’adepte remarquera que ses propres ossements, tout comme le fond du filtre utilisé par le chimiste qui fabriquait du sel philosophique selon la tradition, sont riches en carbonate de calcium (CaCO3).

Or, la chaux vive utilisée dans la fabrication du sel s’obtient selon la formule suivante :

CaCO3 (carbonate de calcium) + chaleur 900°C  => CaO (chaux) + CO2 (gaz carbonique).

Cette formule chimique nous apporte un éclairage intéressant sur la symbolique du cabinet de réflexion des Francs Maçons.

En effet, le Sel Philosophique n’est autre que le VITRIOL de ce cabinet de réflexion, le crâne : un carbonate de calcium qui est prêt à redevenir cendres puis chaux et poursuivre ainsi le cycle vital.

Il est intéressant de noter que nombre de fonts baptismaux des temps anciens sont ornés de loups dévorant un agneau. L’analogie entre l’eau baptismale et le sel philosophique liquide est évidente, l’agneau symbolise la jeune granulation (voir le chapitre « mondification » ci-après) ou le jeune baptisé qui va être « sacrifié » à la gloire du Grand Œuvre spirituel.

Le Sel Philosophique est représenté par le nombre quatre ou la croix, car il symbolise les quatre éléments. Il est :

  • Terre sous sa forme solide, à l’état dit de « barbe du Père ».
  • Air quand il devient vapeur, en s’élevant le premier vers le sommet du ballon,
  • Eau quand il est à l’état liquide de « rosée de mai » après s’être gorgé de l’humidité nocturne sous les rayons de lune.
  • Feu quand, excité par le cinquième feu, il communique son énergie vitale au soufre et au mercure.

L’épée (dont le nom désigne le sel philosophique et le sel philosophal et dont nous avons déjà effleuré le symbolisme) est omniprésente dans de multiples traditions.

Usage du Sel Philosophique

Le sel philosophique est, en dehors du cinabre, le seul « ingrédient » entrant dans la composition finale de la Pierre Philosophale. Il sera utilisé dès la phase de séparation jusqu’à la fin de l’albification (œuvre au blanc).

Nos développements ne portant que sur la seule voie humide du cinabre nous noterons d’ores et déjà qu’à une seule exception près, seul le sel philosophique liquide sera utilisé (la voie sèche comme son nom l’indique conduit le Grand Œuvre avec du sel solide).

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Rassembler ce qui est épars : 1/2

Rassembler ce qui est épars : 1/2

Introduction

À la lueur de l’article sur la légende d’Osiris et avant de procéder à la mise en ligne d’un article sur le Papyrus d’Hunefer, il apparaît utile de faire le point sur ce vieil adage cher aux ésotéristes et plus particulièrement aux alchimistes et aux Francs-Maçons.

Rassembler ce qui est épars

Le Larousse énonce : « Éparpiller : répandre des objets çà et là, les disperser au hasard ; disséminer. »

Pour ce qui est de rassembler (réunir), le site la définition.fr :

« Assembler de nouveau des personnes ou des choses qui étaient dispersées. Il signifie aussi mettre ensemble, unir assembler ce qui était épars. »

Ce même site énonce concernant le verbe éparpiller :

« Répartir des éléments semblables ou appartenant à un même ensemble en plusieurs lieux éloignés les uns des autres. »

Après avoir vu que selon le mythe d’Osiris l’expansion du monde semble avoir commencé après qu’Isis ait pu rassembler 13 des 14 morceaux épars de son défunt époux Osiris.

Objectifs

1 : Essayer de nous convaincre que tout notre univers repose sur des cycles entremêlés d’expansion et de rétraction (évolution vs involution). Pour ce faire nous envisagerons l’adage sous divers angles.

2 : Constater également que, tant au niveau macrocosmique que microcosmique :

  • l’involution (l’éparpillement) traduit une forme de régression (souvent volontaire car liée au travail) alors que
  • l’évolution (l’action de rassembler) semble liée à la notion de progrès, de confort et de bien-être.

3 : Faire valoir que le degré de satisfaction des êtres humains repose essentiellement sur leurs capacités à rassembler ce qui est épars.

L’état des connaissances scientifiques

Sans entrer dans l’état des connaissances relatives au big bang, tous les scientifiques semblent de nos jours s’accorder pour affirmer qu’une énorme quantité d’énergie primordiale est progressivement entrée en expansion pour former l’univers tel que nous le connaissons. L’image ci-dessus nous paraît en être une bonne illustration; car elle évoque bien la notion de dispersion et de cristallisation de l’énergie intiale.

Le « big crunch » devant quant à lui marquer la phase de rétraction…

Le monde perceptible au sein de l’univers

Sans entrer dans les arcanes de la physique quantique, et même si l’univers n’a pas encore achevé sa phase d’expansion ; l’’état actuel des connaissances scientifiques, nous permet de vérifier qu’à l’intérieur de notre univers, l’adage « rassembler ce qui est épars » pour contribuer au progrès de l’humanité est maintes fois vérifié.

Les atomes (entité électriquement neutre) sont un rassemblement d’une trinité éparse : neutrons, protons et électrons.

Une molécule est un ensemble d’au moins deux atomes identiques ou non, unis les uns aux autres par le biais de liaisons chimiques qui résultent de la mise en commun d’un certain nombre d’électrons. (les électrons gravitent sur la couche externe des atomes.

Les molécules sont donc le rassemblement d’atomes épars.

Atomes et molécules forment la matière; c’est à dire : tout ce qui compose les corps qui nous entourent, tout ce qui a une masse et un volume.

Pour aller plus loin : Rollet, Vincent. La physique quantique : (enfin) expliquée simplement (French Edition) (p. 21). Institut Pandore. Édition du Kindle.

Rassembler ce qui est épars dans la vie courante

Rassembler ce qui est épars est toujours pour l’homme un processus entrepris dans le but d’améliorer ou embellir son existence et peut être son âme (nous y reviendrons dans le second volet de cet article).

  • Éparpiller : source de peine et d’espoirs.
  • Rassembler : source de progrès et de plaisir avec des objectifs souvent moraux voire spirituels.

Rassembler dans la cuisine

Rassembler dans les champs et les potagers

Depuis la préhistoire, l’homme a toujours fait en sorte de transformer ses besoins alimentaires élémentaires en source de plaisir.

Ainsi naquit l’art culinaire qui consiste à réunir des aliments et énergies éparses pour en faire un tout qui satisfasse tout à la fois le goût des convives et pourquoi pas aussi contribuer à améliorer ou maintenir leurs états de santé.

L’agriculture est un cycle dont la finalité est de réunir ce qui est épars au moment des récoltes. Pour maintenir ce cycle l’homme a très vite compris qu’une partie de ces récoltes devait être conservée pour être « réinvestie ». C’est ainsi que le dur labeur des semailles (qui éparpillent une partie de ce qui avait été rassemblé) prépare la jouissance des futures récoltes.

Genèse 26-12 : « Isaac sema dans ce pays, et il recueillit cette année le centuple ; car l’Eternel le bénit.  Cet homme devint riche, et il alla s’enrichissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort riche… »

Rassembler dans les mondes économique et scientifique

Rassembler dans la vie sociale

La segmentation en matière de marketing rassemble des profils de clients épars.

Au fil des âges, l’homme a su progresser et améliorer le confort de son époque en fabriquant des outils toujours plus performants. Il a pour ce faire rassemblé des matériaux et savoir-faire épars.

Jusqu’à la naissante intelligence artificielle qui est censée se substituer à l’homme pour lui épargner l’effort de rassembler ce qui est épars en essayant de lui en abandonner les profits et bienfaits attendus.

Les chercheurs, étudiants, doctorants qui préparent des articles, mémoires ou thèses, ne font que rassembler des éléments épars de la connaissance pour les rassembler en un tout harmonieux de nature à faire progresser les connaissances de l’humanité tout entière.

Ce rassemblement est la grande gageure depuis que les forces créatrices de l’univers ont fait le pari de réunir des êtres dont les âmes se sont vites avérées incomplètement compatibles.

Le vivre ensemble des êtres humains éparpillés autour du monde, dans leurs pays leurs régions villages etc. n’est à ce jour toujours pas atteint pas atteint.

Les divers courants religieux et philosophiques ont tenté d’y parvenir en développant leurs dogmes respectifs sans qu’aucun ne parvienne à faire en sorte que nous soyons tous aptes à nous aimer les uns les autres sans les inévitables conflits liés aux nuances de nos vices et vertus respectifs.

La vie sur terre repose en effet sur un système de prédation dans lequel chaque chose et chaque être vivant ne peut subsister qu’aux dépends des autres (et ce, que ces « autres » appartiennent au règne minéral, végétal, animal ou humain).

Certes chaque règne, conscient que « l’union peut faire la force » des individualités éparses essayent de se préserver par le biais de rassemblements d’intérêts plus ou moins stables et pérennes, mais les divers rassemblements entrent très vite dans des conflits entre eux…

Faut-il y voir que le chaos du monde terrestre n’a d’autre espoir qu’une évolution individuelle de chaque âme vers une union avec son ange dans un monde astral ?

Le second volet de cet article tentera d’en esquisser une approche convaincante (ou pas ?) mais basée sur l’état des connaissances actuelles sur les traditions et expérimentations en la matière.

 

Publié par ESOTERICUS dans DIVERS, 1 commentaire