Mois : mai 2020

Carrés magiques : <br>Le carré de Saturne

Carrés magiques :
Le carré de Saturne

Cornelius Agrippa

Introduction sur les carrés magiques

Les carrés magiques étaient connus des mathématiciens chinois, à partir de 650 avant notre ère.
Nous devons essentiellement la résurgence des carrés magiques à Cornelius Agrippa (1486-1535). Ce philosophe allemand parle de nouveau des carrés magiques, avec toujours une connotation religieuse. Son traité "De Occulta Philosophia" nous expose une théorie mêlant astrologie et carrés magiques.
Son intention en rédigeant cet ouvrage était de libérer la philosophie occulte de sa gangue idolâtre, naïve, superstitieuse et fantasque, afin de rendre, selon ses termes : "la perfection absolue à la plus noble des philosophies".
Son opinion était que la magie avait sombré dans un chaos de sortilèges, de formules absconses incompréhensibles par ceux qui les utilisent, de cérémonies loufoques et grandiloquentes. Il décida donc de reconstruire l’édifice en un ensemble cohérent de connaissances conçu comme une renaissance de la sagesse des anciens (sagesse aussi bien païenne que juive ou chrétienne).

La numérologie occidentale est issue de deux grands courants : la Kabbale hébraïque et l’école pythagoricienne.

En mathématiques, un carré magique d’ordre n est composé de nombres entiers, écrits sous la forme d’un tableau carré. Ces nombres sont disposés de sorte que leurs sommes sur chaque rangée, sur chaque colonne et sur chaque diagonale principale soient égales. On nomme alors constante magique (et parfois densité) la valeur de ces sommes.

Les carrés magiques sont associés dans l’occultisme et la magie talismanique occidentale, aux planètes et aux puissances angéliques. On les utilise principalement afin de construire des sceaux, symboles d’une énergie sympathiquement associée à une entité céleste ou physique.
Un carré magique d'ordre n est composé de n² nombres entiers généralement distincts, écrits sous la forme d'un tableau carré. Dans le langage mathématique, on appelle "ordre d'un carré magique" le nombre de chiffres compris dans une colonne. Ainsi, le carré magique sera du quatrième ordre, lorsque chacune de ses colonnes comprend quatre chiffres ; du cinquième ordre, quand il en comprend cinq ; et ainsi de suite. Il y a donc deux sortes de carrés magiques : ceux d'ordre pair et ceux d'ordre impair. Un carré magique d’ordre 3 (n) sera donc composé de 3² = 9 cellules. La somme de chaque ligne et colonne est obtenue par la formule (n*(n²+1))/2 = (3*(3²+1))/2 = 15.

Selon Rommarret Halabaq dans son ouvrage "Pratique de magie litanique des 150 psaumes de David avec les 72 anges de la Kabbale" :

"Tout carré magique quel qu'il soit, est la correspondance d'une étoile ou d'un astre dans l'univers, et sous un angle spirituel, il est lié à un gouvernement d'entités spirituelles. Mais une vérité qu'il faut souligner dans les choses spirituelles c'est qu'elles ne parlent qu'a chacun selon l'idée qu'il se fait d'elles, celui pour qui ,un carré magique est un simple arrangement numérique des Nombres le sorte que, toutes les lignes donnent la même somme, eh bien, c'est à ce niveau de compréhension purement intellectuelle qu'il s'arrêtera ; le carré magique ne lui révélera pas ses secrets. Car il est fait à chacun salon sa foi, selon son opinion ! Les carrés magiques sont semblables à un véhicule sans carburant. C'est au conducteur lui-même de fournir le carburant au véhicule pour le faire démarrer."

Le carré de Saturne

Introduction au Carré de Saturne

Le carré de Saturne est un carré magique d'ordre 3. Sa constante magique en lecture horizontale, en lecture verticale et en lecture oblique est à chaque fois de 15.
La somme totale de ce carré est de 45, sa racine cabalistique est neuf (4+5).

Au centre de ce carré se situe le nombre 5 qui symbolise l’Homme Universel (voir ci-après le symbole d’Agrippa : "l'homme Vitruve") :

La somme des deux extrémités diamétralement opposées est égale à 10, deux fois la valeur de la case centrale 5.

La somme des carrés des chiffres de la première ligne est égale celle de la dernière ligne de mêmes pour les colonnes extrêmes :

6² + 7² + 2² = 8² + 3² + 4² =  89

6² + 1² + 8² = 2² + 9² + 4² = 101

La somme de tous les nombres de ce carré est 45, ou encore  4 + 5 = 9.

Carré de Saturne et Alchimie

La lecture de nos articles de la page alchimie sur la séparation, la mondification et l'oeuvre au noir vous permettra de mieux comprendre ce qui suit :

Pour parvenir à l'œuvre au blanc, il faut préalablement au jour 9, "couper la tête au corbeau" qui symbolise l'âme de l'adepte et préparer cette âme à sa future initiation solaire.

Pour ce faire, il faut utiliser successivement 8 doses de sel philosophique comme illustré sur notre illustration.

Comme annoncé ci-avant : au centre de ce carré nous avons substitué l’Homme Universel d'Agrippa qui symbolise  ce nombre 5.

Nous retrouverons ci-dessous le symbolisme du sel philosophique qui est à la fois terre eau air et feu et permet de crucifier la materia prima.

La triade représentative de René Guenon présente  : la Terre : le carré, le cercle  :  le ciel, et l'homme en quête de vérité transcendante entièrement inscrite dans l'étoile centrale et brillante , le 5, dont le nombril est au centre des figures, dans le carré, conditionné par la matière,  l'étoile à 5 branches : l’homme régénéré au milieu du monde des ténèbres.

La décapitation du corbeau marque la fin du règne de Saturne en alchimie. Est-ce un pur hasard si ce carré fut dédié à cette même planète ?

Carré de Saturne la croix et les 4 éléments

Carré de Saturne et les 4 éléments

Cette illustration nous montre que la répartition des 9 nombres permet de dessiner la rose croix avec les nombres impairs.
Pour ce qui est des nombre pairs, situés aux 4 coins cardinaux nous remarquons :
Représentant les nombres dans leurs affinités réelles par leurs vibrations respectives.

  • L'eau dont le symbole est 8.
  • La terre dont le symbole est 4.
  • Le feu dont le symbole est 2.
  • L'air dont le symbole est 6.

La somme des nombres est 45 ou 4+5 = 9, ou le carre de 3, l'exalté du 9, 8+1= 81,  3 x 27 qui donne le nombre 81, soit 8 + 1= 9 le chiffre de la perfection, qui annonce à la fois la fin et le recommencement sur un autre plan.
La  réalité de notre univers peut être comprise par l'ensemble de nombres entre 1 et 9, toujours définis dans ce carré. Le Carré de Saturne est une miniaturisation analogique de l'univers dans lequel nous évoluons.
Une autre analogie entre le Carré Magique de Saturne et l'architecture des bâtisseurs de cathédrales s'impose à l'évidence ; en effet :
Si nous plaçons l'Orient (Est) au dessus du carré et l'Occident (Ouest) en dessous, nous voyons que le seuil de la Terre est bien au Nord-Est, le seuil du feu au Sud-Est, le seuil de l'air au Sud-Ouest, et enfin, le seuil de l'eau au Nord-Ouest.
N.B. : Les fonts baptismaux étaient toujours positionnés au Nord-Ouest...

C'est à force de travail et de méditation que nous déchiffrerons progressivement la profonde signification du labyrinthe que nous parcourons mais dans lequel notre libre arbitre immédiat reste lié au carré de la matière (4, 8, 6, 2).

Notre esprit pourra s‘épanouir dans l'expansion du cercle de notre âme (la rose du 5 ou Homme de Vitruve).

Le Christ et le Carré de Saturne

Le nombre 15 est associé au nom divin YAH (Yod He) dont la valeur en guématria est 15. En outre, le nombre 5 (qui représente la lettre He est une forme raccourcie du Nom de Dieu). Il est toujours au centre du Carré de Saturne.

La Genèse 8 - 3"Les eaux se retirèrent de dessus la terre, s'en allant et s'éloignant, et les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante jours ".

Le 151 ème jour marque donc le renouveau suite au déluge biblique.

151 est le nombre rattaché à l'Homme au sein du monde manifesté. Il évoque l'équilibre et le point central d'où émane la lumière originelle, le foyer d'un univers en expansion. C'est aussi comme nous l'avons vu ci-dessus la quintessence, c'est-à-dire les 4 éléments sous la forme d'un cinquième, une complétude qui évoque là-aussi la totalité matérielle.

151 représente ainsi l'Homme régénéré et centré, rayonnant comme la lumière, au milieu des ténèbres du monde profane. Ce nombre est surtout connu pour avoir été associé à Jésus-Christ dans l'ésotérisme, avec "Jésus-Christ" = 151 en additionnant la valeur des lettres (voir ci-dessous).

Nous pouvons aussi par analogie évoquer que le Christ est le Fils du Créateur (le 1) venu sur terre prenant ainsi une âme humaine (5), avant de retourner auprès du Père (1).

Le Sceau de Saturne

Ces deux illustrations permettent de reconstituer le Carré de Saturne.

Sceau de Saturne simpleElles nous montrent que :

  • L'Homme est la diagonale rouge 4 - 5 - 6 prise en étau entre...
  • Le Monde Divin flèche blanche 1 - 2 - 3, et...
  • Le Monde Matériel (naturel) de la flèche verte 7 - 8 - 9
Carré Hébraique

Carré de Saturne et Guematria

Attention de bien lire les lettres hébraïques de droite à gauche.

Daleth (4)4 et Mem (40) : Ces deux lettres ont pour valeur numèrique le nombre (44) et forme le mot ‘DAM’ qui signifie "Sang", qui contient l’âme vitale, la vie.

Le nombre (44) est la Guematria des deux termes (3 + 41 = 44) :

  • Aleph 1 et Beith 2 qui signifie "Pére" 1 +2 = 3 » (3), et
  • Aleph 1 et Mem  40 qui signifie "Mère" (40 + 1 = 41), qui sont tous deux les acteurs de la conception physique de l'homme sur terre.

 

"Adam" est un nom formé de trois lettres hébraïques : aleph, daleth et mem.

"aleph" 1 symbolise l’origine de toute chose.
"daleth" 4 symbolise la porte, le passage.
"mem" 40 symbolise la transformation, la renaissance.
Ainsi Adam (1 + 4 + 40 = 45 -> 4 + 5 = 9) serait "l’élément passage (daleth) entre notre origine (aleph) et notre renaissance (mem)". Adam est le prémisse de notre renouveau intérieur.

  • 1 symbolise le centre indivisible, le prototype.
  • 4 symbolise la totalité, la matière.
  • 5 symbolise le souffle vital.
  • 40 symbolise la recherche dans autre plan de conscience.

Nous retrouvons ici notre "Homme Nouveau" évoqué ci-avant.

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Ésotérisme et nombres

Ésotérisme et nombres

Cryptage et nombres

Avec l’apparition des cryptomonnaies et des certificats de sécurité SSL, la cryptographie est de plus en plus "tendance".
Toujours soucieux de se protéger et/ou de mettre à l’abri ses secrets, l’homme a toujours eu des choses à cacher au "grand public non initié" ou étranger à sa communauté.
Les hiéroglyphes égyptiens en sont la plus ancienne des manifestations connues.

Les grecs eux aussi soucieux de ne pas dévoiler aux non-initiés les mystères de la création les ont voilés au moyen de leurs récits mythologiques ; mais aussi à travers le langage des nombres.
Pythagore enseignant que "Tout est arrangé d’après le Nombre".

La Bible fut elle aussi cryptée et les diverses méthodes de guematria des cabalistes juifs et chrétiens permettent d’en découvrir de nombreux aspects cachés par ce mode de cryptage.

Les évangiles de la chrétienté ne furent pas en reste, avec leurs nombreuses paraboles et textes souvent très abscons. L’évangile de Mathieu 7,6 le justifiait par cette formule : "Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer."

Selon Saint-Augustin : "L’inintelligence des Nombres empêche d’entendre beaucoup de passages figurés et mystiques des Écritures… dans beaucoup de formes des Nombres sont cachés certains secrets de similitude qui, à cause de l’inintelligence des Nombres restent inaccessibles pour le lecteur. "

Les nombres triangulaires

Une notion fondamentale de la Science des Nombres développée depuis l’Antiquité, en particulier dans l'école pythagoricienne est la notion de racine essentielle ou addition triangulaire d’un nombre.

La racine essentielle

Reprenons l'exemple de la Sainte Tetraktys qui a 4 niveaux :
1 + 2 + 3 + 4 =10 Ce nombre 10 est la racine essentielle ou nombre triangulaire du nombre 4.

Comme nous l'avons évoqué dans notre article sur "L'extinction de la 5ème race" :
La racine essentielle  de 36 est : 1 + 2 + 3 + 4 +5 + 6 + …. + 35 + 36 = 666.
666 est la racine essentielle dite aussi "gloire du nombre " 36 !

La somme triangulaire d'un nombre est la gloire visible de ce nombre invisible !

Le nombre miroir est aussi lié à Pythagore.

C'est ainsi que 01 est miroir de 10 (retour à l'unité),
153 est miroir de 351
Cette technique de miroir est aussi une technique grammaticale de l’Écriture sacrée, par exemple dans la Génèse 1 : 27 :
""Dieu créa l’Adam à l'image de Dieu, à son image il le créa."

L'hermétisme : "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas".

Tetraktys

La guematria

À chacune des lettres de l'alphabet hébreu est associé un nombre. Les lettres servaient tout à la fois à écrire et compter.

Alphabet hébreu

La guematria est une méthode d'exégèse de la Torah. Elle établit une correspondance entre les nombres, les lettres et les mots . Elle permet d'entrevoir bon nombres de "vérités cachées à l'abri de ces derniers.

Guematria de la Tétrakys et du Tétragramme

Tetraktys et TétragrammeLe nom sacré de Dieu : le Tétragramme, est composé de quatre lettres, dont une redoublée : Yod (y), Hé (h) et Vav (v).

Nous venons de constater que chaque lettre de l’hébreu correspondant à un nombre, la valeur numérique de Yod-He-Vav-He donc de : 10 + 5 + 6 + 5 = 26.

La connaissance de ce nom était sensée procurer des pouvoirs divins selon Papus dans son Tarot des Bohémiens :

"Si l’on en croit l'antique tradition orale des Hébreux ou Kabbale, il existe un mot sacré qui donne, au mortel qui en découvre la véritable prononciation, la clef de toutes les sciences divines et humaines."

Les kabbalistes attribuent en tout 72 noms différents à Dieu. Les chrétiens ont remplacé ces Noms par des Anges et le magicien en a fait ses 72 Génies planétaires, répartis suivants les 4 éléments : les elfes, les ondines, les gnomes et les salamandres. Chaque génie opère pendant une période de 5 jours / degrés représentée sur un cercle divisé en 360 degrés.

Le nombre 72 correspond à la valeur numérique du Tétragramme disposé comme ci contre sous forme de triangle Tétraktys :

  • première ligne : Yod = 10
  • deuxième ligne : Yod + He soit 10 + 5 = 15
  • troisième ligne : Yod + He + Vav soit 10 + 5 + 6 = 21
  • quatrième ligne : Yod + He + Vav + He soit 10 + 5 + 6 + 10 = 26

Ce nombre 72 est associé au nombre d'Anges dans la religion chrétienne ; mais aussi au nombre de noms de Dieu dans la religion juive ainsi qu'au nombre d'Esprits ou Génies des Magiciens.

Répartis suivant les quatre Éléments ils forment ainsi quatre groupes de 18 Éléments chacun.

Conclusion

Nous n'avons certes pas extrait toute la quintessence de ce que nous apprennent les nombres. Rappelons toutefois l'apocalypse de Jean 18:13 :

" C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six. "

Si les textes n'étaient pas cryptés pourquoi donc nous inviter ostensiblement à calculer !

 

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Les sept principes hermétiques

Les sept principes hermétiques

Selon le Kybalion : "Les Lois de la Vie sont plus importantes que la Matière de la vie, parce que, connaissant les premières, nous dominons la seconde : le Sphinx est notre esclave et non plus notre bourreau."

"Pour les anciens Égyptiens, la Nature comprenait tous les Mondes Invisibles, aussi bien que ce Monde Visible dans lequel se cantonne la science moderne.  Ils étudiaient le Monde des Causes avec autant d’ardeur que nous le Monde des Effets."

Selon le Kybalion :"Les principes de la vérité sont au nombre de sept ; celui qui les connaît et qui les comprend possède la clef magique qui ouvrira toutes les Portes du Temple avant même de les toucher."

Tout comme l'alchimie opérative accélère le processus de l'évolution du minéral ou du végétal, le seul but de l'Art Sacré (c.à.d. l'alchimie spirituelle) est d’accélérer l’Evolution du Sage, ce qui présuppose la connaissance de la Loi d’Evolution.

Les Sept principes hermétiques, sur lesquels la Philosophie hermétique tout entière est basée, sont les suivants :

Livre Kybalion

"L’Esprit, de même que les métaux et les éléments, peut passer d’un état à un état différent, d’un degré à un autre, d’une condition à une autre, d’un pôle à un autre pôle, d’une vibration à une autre vibration. La Vraie Transmutation Hermétique est un Art Mental."

Ce principe repose sur le concept des "formes pensées" développées par la théosophie, ainsi que sur les pouvoirs de la prière. Notre pensée est créatrice !

Le principe nous explique entre autres que le monde ou l’univers "phénoménal" n’est qu’une simple Création Mentale du Tout sujette aux Lois des Choses Créées ; que l’univers considéré dans son entier ou dans ses parties, existe dans l’Esprit du Tout, que c’est dans cet Esprit "que nous vivons, que nous agissons et que nous sommes nous-mêmes". Ce Principe, en établissant la Nature Mentale de l’Univers, explique facilement tous les divers phénomènes mentaux et psychiques qui occupent une si grande place dans l’attention publique et qui, sans explications, ne sont pas compréhensibles et défient toute interprétation scientifique. Comprendre ce grand Principe hermétique du Mentalisme permet à l’individu de saisir avec facilité les lois de l’Univers Mental, et de les appliquer à son bien-être et à son perfectionnement.

La physique quantique nous aide à comprendre que tout est vibration et que le monde matériel qui est le notre n'existe que par nos seules aptitudes à le regarder, toucher, sentir, écouter, humer et se limite aux seules fréquences vibratoires accessibles à nos pauvres sens. Si nos yeux n'étaient que des puissants microscopes, l'univers nous paraîtrait tout autre !

"Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas ; ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut."

Ce principe est développé dans notre article de la rubrique des fondamentaux intitulé l'analogie.

Comprendre ce principe confère les moyens de résoudre bien des paradoxes obscurs et bien des secrets cachés de la Nature. Il existe des plans de vie que nous ignorons complètement ; mais quand nous leur appliquons le Principe de Correspondance, nous devenons capables de comprendre plus loin qu’il ne nous aurait été possible de le faire autrement.

"Rien ne repose ; tout remue ; tout vibre."

"Ce Principe implique la vérité que "tout est en mouvement", "tout vibre", "rien n’est à l’état de repos", faits que la science moderne accepte et que toute nouvelle découverte scientifique tend à vérifier. Il y a des milliers d’années que les Maîtres de l’ancienne Egypte ont énoncé ce Principe hermétique. Il explique que les différences existant entre les diverses manifestations de la Matière, de l’Energie, de l’Ame, et même de l’Esprit, sont la conséquence d’une proportion inégale de Vibrations. Depuis le Tout, qui est l’Esprit Pur, jusqu’aux formes les plus grossières de la matière, tout vibre ; plus grande est la vibration, plus haute est la position sur l’échelle. La vibration, de l’Esprit est tellement intense et si infiniment rapide qu’elle est pratiquement en repos, de même qu’une roue qui tourne avec une grande rapidité paraît arrêtée. A l’autre extrémité de l’échelle il y a les formes grossières de la matière dont les vibrations sont si lentes qu’elles paraissent ne pas exister. Entre ces deux pôles opposés, il y a des millions et des millions de degrés différents de vibrations."

"Tout est Double ; toute chose possède des pôles ; tout a deux extrêmes ; semblable et dissemblable ont la même signification ; les Pôles opposés ont une nature identique mais des degrés différents ; les extrêmes se touchent ; toutes les vérités ne sont pas des demi vérités ; tous les paradoxes peuvent être conciliés."

Ce concept a été abordé dans nos articles sur l'inversion des polarité, ainsi que dans ésotérisme et comptabilité.

"Ce Principe implique la vérité que "tout est double", "tout a deux pôles", "tout a deux extrêmes" ; ces phrases sont de vieux axiomes hermétiques. Elles expliquent les anciens paradoxes qui ont rendu perplexes tant de gens et que l’on a exprimés comme il suit : "La thèse et l’antithèse ont une nature identique, mais des degrés différents" ; "les contraires sont semblables et ne diffèrent que par leur degré" ; "les pôles opposés peuvent se concilier" ; "les extrêmes se touchent" ; "tout est et n’est pas, en même temps" ; "toutes les vérités ne sont que des demi-vérités" ; "toute vérité est à moitié fausse" ; "il y a deux faces à chaque chose", etc., etc. Le Principe de Polarité explique que, dans toute chose, il y a deux pôles, deux aspects opposés, et que les "contraires" ne sont en réalité que les deux extrêmes du même objet entre lesquels sont intercalés des degrés différents. Par exemple : le chaud et le froid bien "qu’opposés" sont en réalité une seule et même chose ; ils se distinguent simplement par une différence de degrés. Consultez votre thermomètre et voyez s’il vous est possible de découvrir où le "chaud" se termine et où le "froid" commence ! Il n’existe pas un "chaud absolu" ni un "froid absolu" ; ces deux termes "chaud" et "froid" indiquent simplement des degrés différents de la même chose, et cette "même chose" qui se manifeste comme "chaud" et "froid" est une simple forme, une Variante de la Vibration., Ainsi "chaud" et "froid" ne sont que les "deux pôles" de ce que nous appelons "Chaleur", et les phénomènes qui les accompagnent sont les manifestations du Principe de Polarité."

"Tout s’écoule, au dedans et au dehors ; toute chose a sa durée ; tout évolue puis dégénère ; le balancement du pendule se manifeste dans tout ; la mesure de son oscillation à droite est semblable à la mesure de son oscillation à gauche ; le rythme est constant."

Nous avons souvent évoqué cet enseignement essentiel du l'hermétisme et du Kybalion dans nos multiples articles traitant des cycles.

"Ce principe implique la vérité qu’il se manifeste dans toute chose un mouvement mesuré d’allées et venues, un flux et un reflux, un balancement en avant et en arrière, un mouvement pareil à celui d’un pendule, quelque chose de semblable à la marée montante et descendante, à une mer pleine et à une mer basse ; ce mouvement d’allées et venues se produit entre les deux pôles, dont le Principe de Polarité décrit il y a quelques instants, nous a montré l’existence. Il y a toujours une action et une réaction, un progrès et un recul, un maximum et un minimum. Il en est ainsi pour tous les éléments de l’Univers, les soleils, les mondes, les hommes, les animaux, l’esprit, l’énergie et la matière. Cette loi se manifeste dans la création et la destruction des mondes, dans le progrès et la décadence des nations, dans la vie de toute chose et enfin dans l’état mental de l’homme ; c’est pour cette dernière chose que les hermétistes estiment plus importante la compréhension du principe."

"Toute Cause a son effet ; tout effet a sa cause ; tout arrive conformément à la Loi ; la Chance n’est qu’un nom donné à la Loi méconnue ; il y a de nombreux plans de causation, mais rien n’échappe à la Loi."

"Ce Principe implique le fait qu’il existe une Cause pour tout Effet produit et un Effet pour toute Cause. Il explique que : "Tout arrive conformément à la Loi" ; que "jamais rien n’arrive fortuitement" ; que le Hasard n’existe pas ; que, puisque il y a des plans différents de Cause et d’Effet, et que le plan supérieur domine toujours le plan inférieur, rien ne peut échapper entièrement à la Loi. Les hermétistes connaissent jusqu’à un certain point l’art et les méthodes de s’élever au-dessus du plan ordinaire de la Cause et de l’Effet. En s’élevant mentalement à un plan supérieur, ils deviennent la Cause au lieu d’être l’Effet. Les foules se laissent docilement emmener ; elles obéissent à tout ce qui les entoure, aux volontés et aux désirs de ceux qui sont plus puissants qu’elles, à l’hérédité, à la suggestion, et à toutes les autres causes extérieures qui les dirigent comme de simples pions sur échiquier de la Vie. Les Maîtres, au contraire, s’élevant sur le plan supérieur, dominent leurs sentiments, leur caractère, leurs qualités et leurs pouvoirs aussi bien que ce qui les environne ; ils deviennent des Maîtres au lieu d’être des pions. Ils jouent le jeu de la vie au lieu d’être joués et dirigés par la volonté des autres et par les influences extérieures. Ils se servent du Principe au lieu d’être ses outils. Les Maîtres obéissent à la Causalité du plan supérieur, mais ils règnent sur leur propre plan. Il y a, dans cette affirmation une véritable fortune de "connaissances hermétiques."

À cet égard voir nos articles sur le karma.

"Il y a un genre en toutes choses ; tout a ses Principes Masculin et Féminin ; le Genre se manifeste sur tous les plans."

Ce principe est très proche de celui des polarités et du ternaire. En toute manifestation il existe une force active et une force passive qui sont neutralisées par la création qu'elles engendrent par leur interaction.

"Le mot "Genre" dérive d’une racine latine signifiant "engendrer, procréer, faire naître, créer, produire". Un moment d’attention vous montrera que ce mot a une signification plus large et plus générale que le mot "Sexe,", ce dernier se rapportant aux distinctions physiques existant entre les choses vivantes, mâles et femelles. Le Sexe est simplement une manifestation du genre sur un certain plan du Grand Plan Physique, le plan de la vie organique. Nous voudrions imprimer cette différence dans votre esprit car quelques écrivains, qui ont acquis seulement une connaissance superficielle de la Philosophie hermétique, ont cherché à identifier ce Septième Principe Hermétique, avec les théories et les enseignements étranges, fantaisistes et souvent répréhensibles concernant le Sexe."

"Sous les pas du Maître, les oreilles de ceux qui sont prêts à comprendre sa doctrine s’ouvrent toutes grandes." Et encore ceci : "Quand les oreilles de l’élève sont prêtes à entendre, c’est alors que viennent les lèvres pour les remplir de Sagesse." Mais leur attitude habituelle s’est toujours trouvé strictement d’accord avec cet autre aphorisme hermétique qui se trouve également dans le Kybalion : "Les lèvres de la Sagesse sont closes, excepté aux oreilles de la Raison."

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La marelle : <br> un point de vue maçonnique</br>

La marelle :
un point de vue maçonnique

Après avoir publié un premier article sur les aspects initiatiques de la marelle  nous publions en complément non contradictoire un point de vue maçonnique à travers le texte que nous remercions Noabag pour nous l'avoir confié.

La culture populaire était, demeure et sera toujours un moyen de transmission. Elle perpétue des légendes, des mythes, des mystères ; à son corps défendant bien souvent, en oubliant même ce qu’elle fait parfois, mais de façon continue au travers des âges. Marelle, jeu de l’Oie, Mahjong et autres échiquiers ont toujours eu en somme une portée bien plus large que le seul divertissement de leurs joueurs.

C’est dans cette perspective que nous placerons ce travail, celui de la transmission initiatique, plutôt ésotérique de quelque chose, parmi d’autres, que nous pensons avoir toujours connu. Car rappelons-nous que la 1ère chose à savoir et que nous ne savons rien. La 2nde c’est que la mémoire existe au-delà de nos vies d’hommes.

Pour traiter ce sujet, nous organisons la réflexion en 3 moments :

  • Le jeu lui-même, ses variantes et symboliques apparentes.
  • Son ésotérisme, c’est-à-dire une tentative d’explication du sens des symboles relevés ;
  • Sa portée maçonnique enfin, car après tout c’est bien pour une loge de Saint Jean que cette note est rédigée.

La marelle : description

La Marelle est ce jeu connu de tous. Sa forme actuelle commune est celle d’un parcours de plusieurs cases successives qui en 7 voire 9 étapes successives, doit nous mener de la Terre au Ciel.

L’Enfant progresse à cloche pied, suivant une pierre qui le précède sur ce Chemin, faisant repos à quelques occasions. Une fois le Ciel atteint, le Joueur se doit de parcourir en sens inverse la distance qui le sépare maintenant de la Terre.

L’exposition simple du principe du Jeu doit éveiller des attentions et faire échos à des propose déjà discutés ici…et Ailleurs…

D’autres que nous ont parfaitement traité ce sujet de la Marelle et nous n’aurons pas l’audace de reprendre leurs écrits à notre compte. Il est préférable de mettre à la disposition des F\de l’Assemblée les documents qui ont en grande partie fondés ce travail. Toutefois nous voudrons tout de même mettre en avant ici une forme plus ancienne et à notre sens grandement porteuse de sens plus explicite à nos yeux en termes de contenu initiatique.

C’est sur la Marelle assise que nous nous attarderons donc. Ce jeu antique connu semble-t-il dès avant Rome, se présente sous la forme de trois carrés concentriques, tous reliés entre eux par des canaux orthogonaux, passant par les milieux de chacun des côtés.  C’est un choix fait en conscience que nous faisons de traiter ici cette figure particulière et nous ignorons en cela les mises en garde du sans doute bien nommé Emile ESPERANDIEU, prévenant Florance (qui avait trouvé un signe similaire gravé dans une vielle pierre) de son enthousiasme quant à cette figure. « C’est extrêmement téméraire, à mon avis. Croyez-moi cela vous ferait du tort. C’est le hasard. L’idée de trois carrés concentriques est banale, il n’y a pas de symbolisme, c’est un simple amusement du médecin occultiste*» ( * : Cf Controverse de la pierre de Suevres).

De la Marelle en général, nous retiendrons donc les symboles :

  • De la progression (ou marche) initiatique (puisque permettant l’ascension) et de son nécessaire retour sur le chemin parcouru
  • De la Pierre et de ce qu’elle peut figurer.
  • De la Marche à Cloche pied, plus précisément de l’image du Boiteux , de Sa Variante en jeu Assis.
  • L’idée banale s’il en est de la Triple enceinte (Il existe également une forme de Marelle en Escargot qui ne sera pas traitée ici).

Ésotérisme de la marelle

L'Ésotérisme n’a jamais cessé d’être sujet, et nous l’avons suffisamment dit sur les col, il est un terme phagocyté, brouillé dans la compréhension que nous en avons. Mais, vous le savez également, nous considérons de notre responsabilité de F\M\ que de cheminer vers le sens vrai de toutes choses. (Le GADLU nous ayant, dans sa mansuétude dispensée de l’atteindre).

Aussi par Ésotérisme n’entendrons nous ici que "sens profond" des éléments exposés.

La progression tout d’abord. Elle renvoie à la démarche initiatique. Celle qui est la nôtre sans doute, mais plus largement la démarche de tout être qui décide et agit pour s’éloigner de ce qu’il reconnaît, à un moment de son existence, comme son état, sa Nudité.

Deux points sont à noter, dans le jeu classique ; tout d’abord c’est un parcours en 7 ou 9 cases qui précède le Paradis. Plusieurs étapes distinctes sont donc nécessaires à l’atteinte de l’objectif. Ce sont autant d’épreuves qui vont permettre un raffinage du joueur et l’amener à l’Etat requis pour accéder à l’ultime niveau. Sans traiter ici de ces nombres particuliers, nous dirons que le système d’étapes et leur imbrication est porteur d’une certaine méthode.

Secondement, l’obligation du joueur de revenir sur ses pas pour véritablement compléter le chemin et peut être remporter la partie ?

Ce Parcours, ses étapes et sa dynamique sont les fondements mêmes de l’Initiation.

Cette structure, composite, nous présente par sa construction, l’ontologie de la démarche, i.e. un ensemble organisé, rythmé en phases accessibles selon un ordre prédéfini, qui chacune apportent une strate de connaissance supplémentaire venant s’ajouter à celles déjà obtenues. En cela, il est intéressant de noter que, la position de l’Enfer au terme des étapes du jeu, placé en antichambre du Paradis, peut apparaître comme une cryptique mise en garde de l’Hybris qui pourrait saisir le joueur fragile, croyant avoir enfin pénétré le mystère, mais qui en réalité serait figé devant son seuil.

La Pierre, Dans le jeu elle indique par avance la case ou devra se rendre le joueur. Objectif à atteindre, nous pourrions dire qu’elle fuit devant son poursuivant, le contraignant à avancer sans cesse, bravant tous les périls, même donc les feux de l’Enfer. Au-delà de l’Allégorie Mac\ de la Pierre que nous développerons bientôt, c’est le rôle « d’objet utile » de celle -ci durant le jeu qui nous intéresse. C’est en effet sa poursuite qui est le prétexte au parcours du chemin déjà tracé ; et le fait de la rejoindre sur une même case, d’être au même niveau qu’elle qui attribue la victoire. (si tant est qu’existe réellement un vainqueur au Jeu.)

La pierre n’est rien par elle-même qu’une image du but à atteindre et une fois rejointe du chemin parcouru. La Pierre est un témoin de la progression.

Le Boiteux, C’est à cloche pied, dans une avancée ponctuée de repos que se parcourt le chemin. Les quelques documents joints à ce travail traitent avec une belle clarté de l’aspect symbolique de cette démarche particulière. Nous ne nous entendrons sur le point que pour faire le lient entre le Claudiquant qu’est le joueur et non pas l’Initié mais l’initiable, qui a l’un de ses pieds sur Terre et l’autre Ailleurs. Nous parlons bien d’Initiable car l’Initié, lui est celui qui a parcouru le chemin, par celui qui l’arpente. Mais entendons-nous, ce statut d’initiable sous notre plume, n’est rien moins qu’Honorable.

Retenons qu’à l’instar du parcours, tracé dès avant le début de la partie, le boiteux souffre de claudication avant même que débuter sa marche. C’est son Initiabilité qui l’handicape, l’empêche de se mouvoir parmi ses semblables. Dans le Monde et quelques soient ses efforts il demeure singulier pari les autres.

La Triple enceinte, Ici encore nous refuserons de nous lancer dans un exposé des propos d’autres auteurs bien plus érudits que nous et inviterons le lecteur curieux à s’intéresser aux écrits de Guenon sur le sujet. Nous bornerons nos remarques à une lecture architecturale des cathédrales gothiques. Edifices fabuleux, porteurs de myriade d‘éléments symboliques, où nos glorieux prédécesseurs œuvraient à graver dans la Pierre…un savoir intime, précieux et conséquemment ésotérique. Le fameux tracé de carré concentrique est effet présent au cœur même de l’œuvre.

Si nous nous referons à la cathédrale de Reims, celle-ci est construite sur la base d’un triangle équilatéral, qui donne naissance de fait au quadrilatère rectangle qui contient en son sein la croisée des Transepts. Ce premier Carré est la Table il est dit que sa largeur est celle du Vaisseau principal. Un second carré autour du premier délimite la largeur du Transept et de la Nef, un troisième et dernier marque la Largeur du Chœur.

Gardons-nous de tout tropisme (Évoquons tout de même le trio Jean Le baptiste, Jésus, Jean l’Évangéliste préfigurés par Janus Bifront) et notons que d’autres édifices fameux usaient de cette structure. Nous en voudrons pour preuve le Temple de Salomon, qui pour se diviser dans les quatre parties que nous décrit le Livre était nécessairement composé de trois murs qui ensemble délimitaient et renforçait l’espace en leur sein qui abritait l’Arche.  Citons également Platon qui dans le Critias décrit avec force détails les trois murailles que creusa Poséidon pour créer l’Atlantide : « …Poséidon la fortifia en creusant autour trois enceintes circulaires concentriques, deux de terre et trois de mer… »

Peut Etre est-ce là, Ff\ App\ une autre représentation de ce que d’aucun nommeraient conscient, inconscient subconscient. Accordez-nous la coquetterie d’y préférer Corps Âme Esprit. Ce que nous pouvons en retenir c’est que les Anciens accordaient à cette structure particulière un intérêt certain ; cette triple enceinte semble, au travers des âges, destinée à protéger un Trésor. Que ce trésor soit le Trident D’or de Poséidon, l’Arche couverte des Ailes des chérubins, le Cœur Sacré du Fils de l’Homme.

Maçonniquement : qu’en dire ?

Eh bien le Maç est sans doute ce boiteux engagé sur la Marelle particulière que lui propose la Maç en général et son rite en Particulier. Reconnu comme initiable par ceux qui sont devenus ses Ff, il a débuté une progression au gré de laquelle il changera successivement d’Etat, d’Etat de conscience à tout le moins.

Arrivé au plus haut, "L’Âme illuminée d’Intelligence et de Sagesse…", à l’Image d’Ulysse, c’est sur Terre parmi les Hommes, que le boiteux exalté, transfiguré reviendra et existera. Boiteux toujours mais capable de rendre cette différence invisible aux yeux de ceux qui hier encore le prenait pour un infirme. Sans ce nécessaire retour parmi les hommes, le Maç pourrait demeurer prisonnier dans les limbes stériles d’une spiritualité biaisée sacrifiant la quête vraie de la Lumière à un onanisme peu éclairant.

La Maç\nous propose donc un parcours particulier et la première étape est la compréhension du nombre 3. Ce 3 qui entoure le centre de toutes choses, ce trois qui par sa seule existence induit et préfigure ce qui suivra. Car Ff , la Maç est un Ordre (prédéfini), Traditionnel (sensément pratiqué de manière identique dans le Temps) Initiatique (dont l’enseignement se fait par étapes) et Sobriquet (porteur d’un sens bien plus profond que ne laissent supposer les apparences). La Maç nous pousse, au travers des symboles et plus largement de sa méthode à modifier notre niveau de réceptivité et au fil des année peut être notre compréhension. En toutes choses le Mac\ garde un œil aiguisé sur le Sens qui lui est présenté ; grâce à certains outils celui de l’Allégorie notamment, il est capable d’atteindre un niveau de perception plus fin que le profane ; à tout le moins c’est cela son devoir de MM.

Pour conclure, nous dirons donc que la marelle est porteuse au travers du temps de potentialités. Suivant que l’on y joue innocemment ou que l’on y recherche quelque trace d’une connaissance immémoriale, ces quelques traits au sol délimitent un Univers, le temps au moins d’un jeu partagé qui, du Ciel à la Terre et de la Terre au Ciel nous rappelle un instant avant de reprendre le cours de nos vies, le souvenir des jours où nous étions presque libres.

 

Publié par ESOTERICUS dans Symbolisme, 0 commentaire