Mois : juillet 2019

Le cinabre

Le cinabre

Le minerai

Le cinabre est un minerai de couleur rougeâtre : le sulfure de mercure (HgS).

Il est essentiellement composé de mercure et de soufre, le tout enchâssé dans une gangue terreuse que l'on appelle les terrestréités.

La “voie du cinabre” tire son nom de cette materia prima qui est une véritable trinité minérale composée de mercure et de soufre (les vulgaires) ainsi que de sel (le Sel Philosophal en quantité infinitésimale).

Le soufre est de couleur jaune et le mercure parfois désigné sous le nom de vif argent est de couleur argentée. Le cinabre tire sa couleur rougeoyante du liant qu’est le sel philosophal.

Un kilogramme de cinabre contient environ :

  • 300 grammes de soufre et,
  • 700 grammes de mercure (148,5 cm3 de soufre et 51,5 cm3 de mercure).

Les principaux gisements de cinabre se trouvent en Espagne à Almaden, en Italie, en Chine. On en trouve également en France dans le Tarn.

La collecte du cinabre s’opère de préférence en avril (bélier), période durant laquelle le minerai est le plus riche en mercure des philosophes (en cette période de l’année, le minerai suinte de petites perles argentées).

Le mercure et le soufre

Le mercure et le soufre sont deux des constituants de base de la nature. Ils sont répertoriés en tant que tels dans la table périodique de classification de Mendeleïev.

Le numéro atomique du mercure est 80, c’est le seul métal liquide dans les conditions normales de température et de pression atmosphérique. Son symbole « Hg » provient du latin hydragyrum qui signifie « argent liquide ». Les alchimistes l’ont aussi appelé « vif argent » en le représentant par le symbole de la planète mercure (d’où son nom actuel).

 

 

 

 

Le soufre tire son nom du latin « sulpur ». Son symbole est « S », son numéro atomique 16. Il est donc exactement cinq fois plus léger que le mercure. Le soufre est un non métal. Il est à noter que les non métaux constituent la très large majorité des atomes des êtres vivants.

Les alchimistes l’ont symbolisé par un triangle surmontant une croix.

 

 

Symbolisme du cinabre

 

Le cinabre est parfois désigné par « trois en un »  ou « unité trine » (sel soufre et mercure) et symbolisé par trois petits pélicans dans un seul nid.

Nous pouvons aisément assimiler le profane à la matière première des alchimistes. Cette matière vit dans la dualité (soufre et mercure ou corps et âme), sans avoir pris conscience du fait qu’elle est triple (unifiée par le sel philosophal rouge ou parcelle divine, feu divin, esprit).

Le Grand Œuvre ne pourrait pas s’accomplir sans la présence du sel philosophal. Le candidat alchimiste qui envisagerait d’entreprendre la fabrication de la Pierre au moyen de soufre et de mercure industriels ne saurait prétendre réussir un jour.

En effet le soufre et le mercure que l’on trouve dans le commerce proviennent d’un minerai qui a été chauffé par un feu vulgaire. Durant ce traitement industriel le sel philosophal (l’indispensable parcelle divine) s’évapore dans l’atmosphère ce qui rend le soufre et le mercure impropres à la conduite du Grand Œuvre.

De même, les sociétés initiatiques traditionnelles exigent que les candidats soient croyants et aient donc, un jour ou l’autre, pris appui sur le cinquième échelon de l’échelle de Maslow.

Vouloir initier un non croyant reviendrait à vouloir réaliser le Grand Œuvre avec du soufre et du mercure du commerce.

Les traitements successifs que l’alchimiste va appliquer au cinabre ainsi que leurs effets sont en analogie avec l’être profane et les épreuves et travaux d’un parcours initiatique réussi.

Le cinabre dans les traditions asiatiques

Le cinabre ou le vermillon est le sulfure de mercure minéral naturel (HgS). Le mercure inorganique comme le mercure trouvé dans le cinabre est la forme la moins toxique du mercure et a une longue histoire dans la médecine traditionnelle chinoise, le maquillage romain antique, le marquage du front Hindu Bindi et le marquage des cheveux Sindoor, mais il doit toujours être considéré comme toxique et manipulé avec soin, en particulier sous forme de poudre.

Le sindoor

Le sindoor est une poudre vermillon qui orne le dessus du front jusqu’à couvrir une partie de la raie des cheveux de la femme indienne (appelé maang). Le sindoor est le symbole de la femme mariée. Les jeunes filles et  les veuves n'ont pas le droit de le porter.

Le sindoor est fabriqué à partir du curcuma, du citron et du cinabre.

Le tilak

Le tilak est le point sur le front, symbole religieux hindou. Le tilak est posé sur le sixième chakra (« ajna ») ; il représente le troisième œil, ou l’œil de l’esprit, associé aux divinités et aux concepts de méditation et d’illumination spirituelles. Il était à l’origine réservé aux « porteurs de la connaissance » : les idoles, les prêtres, les ascètes.

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Le Sel Philosophique

Le Sel Philosophique

Ce fameux sel a toujours fait l’objet d’un grand secret jalousement protégé par les Adeptes, à l’heure des réseaux, il est d’ores et déjà largement dévoilé sur l’Internet.

Faut-il y voir un rapport avec l’Évangile selon Saint Luc 12.2 : « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu » ?

Nous noterons en préambule que sa fabrication n’est pas comprise dans le temps du Grand Œuvre car elle est purement chimique.

En introduction : un peu de vocabulaire

De nombreux ouvrages parlent du chêne creux lorsqu’ils nous indiquent la manière de se procurer le sel. Bernard Trévisan parle d’une source d’eau très blanche qui sourd au pied d’un chêne creux. La raison en est simple : le sel peut entre autres se fabriquer à partir des cendres du chêne. Or le bois de chêne pédonculé pourri est très riche en carbonate de potasse.

Le Liber investigationis magisteri de Geber, communique la recette du Pape Jean XXII : “On prend deux parties de cendres et une partie de chaux vive ; on met le tout sur un filtre avec de l’eau. La liqueur qui passe par le filtre est évaporée et le sel reste sous forme solide.”

Au fil des siècles, les alchimistes ont observé le plus grand secret pour cacher la formule du sel philosophique. C’est pourquoi il était désigné par une multitude de noms mystérieux. De nos jours il est aisé de retrouver sa formule sur Internet. Faut-il y voir les prolégomènes des Évangiles apocryphes selon Saint Thomas : « Ne dites point de mensonge et, ce que vous avez en haine, ne le faites point : car toutes ces choses sont manifestes à la face du ciel ; rien de ce qui est caché ne manquera d’être révélé et rien de ce qui est dissimulé ne tardera à être publié !» ?

À titre d’exemple et pour faciliter au lecteur la compréhension des ouvrages traitant d’alchimie nous citerons parmi les noms mystérieux du sel philosophique :

  • « Lion Vert », bien que sa couleur soit blanche et non verte, par allusion aux végétaux dont on l’extrait et au feu qu’il dégage.
  • « Alkaest », « lait virginal », « acide harmoniaque », « agent primordial », « aliment lacté », « sel des sages », « barbe blanche », « eau sèche », « humide radical », « lait caillé », « crocs », « dents », « source », « Thélème ».
  • L’alchimiste Basile Valentin appelait (entre autres noms) le sel philosophique le « LOUP GRIS TRES AVIDE ». Si l’on change l’ordre des lettres, l’on obtient par anagramme : « VITRIOL PUR DES SAGES » (nous reviendrons sur la symbolique du loup et de l’agneau).
  • Attention au terme « chaos » ; il peut désigner alternativement le sel philosophique et le cinabre broyé durant la phase de préparation.
  • Le nom de « crachat de lune » désigne le sel philosophique à l’état semi-liquide.
  • Le sel philosophique ainsi que le sel philosophal (ou sel des philosophes) sont souvent désignés ou représentés par le nom ou le symbole de « l’épée». Le dictionnaire de philosophie alchimique mentionne : « L’épée des sages est leur feu salin, cet élément se comporte comme un morceau d’acier attiré par un aimant. Il s’unit aux matières premières avec une forte attractivité. D’où par extension de cette idée d’acier attirée par l’aimant, le feu salin est devenu leur glaive, leur couteau, leur épée. On retiendra donc que couper signifie parfois cuire en alchimie. »
  • Le nom de « perle » peut, selon le contexte, désigner le sel philosophique dans son état semi liquide ou la granulation qui va naître lors de la mondification.

La « rosée de mai » désigne le sel philosophique au moment où il se liquéfie. Chacune de ses cristallisations ressemble alors à une goutte d’eau.

Fabrication et formule du Sel Philosophique

Dans la mesure où il est déconseillé d’utiliser du sel philosophique du commerce, les indications suivantes relatives à sa fabrication « traditionnelle » selon la méthode de Jean XXII (le second Pape d’Avignon) pourront aider à décrypter maints écrits obscurs.

Le sel philosophique s’obtient à partir des cendres de chêne pourri (voir image d’entête). Selon les endroits, faute de bois de chêne les Adeptes ont utilisé les cendres de fougères ou d’acacia.

L’important étant la richesse en potasse du combustible.

La combustion d’une tonne de bois de chêne pédonculé pourri produit environ vingt kilogrammes de cendres. Ces vingt kilogrammes de cendres seront mélangés à dix kilogrammes de chaux vive.

Ce mélange sera ensuite déversé dans un grand entonnoir contenant un filtre confectionné au moyen d’une toile épaisse.

Cet entonnoir sera lui-même placé au dessus d’une bassine de grande contenance et apte à résister au feu vulgaire.

Le chimiste versera alors de l’eau de source bouillante sur son mélange de cendres et de chaux vive. La quantité d’eau devra être suffisante pour filtrer tout le contenu de l’entonnoir.

Le filtrat descendu dans la bassine sera ensuite porté à ébullition par l’action d’un feu vulgaire jusqu’à évaporation complète de l’eau. Seul subsistera au fond de la bassine un amalgame de couleur grisâtre.

Acacia

Fougère

Filtre en toile de jute

Porter à ébullition au moyen du feu vulgaire pour faire évaporer toute l’eau

Le processus chimique qui vient d’être accompli est le suivant :

K2CO3 (carbonate de potasse) + CaO (oxyde de calcium) + H2O  =>  2KOH + CaCO3.

La cendre est riche en carbonate de potasse K2CO3, nous lui avons adjoint de la chaux vive (CaO oxyde de calcium), puis nous avons versé de l’eau bouillante (H2O).

Nous avons ainsi obtenu la potasse caustique (les 2KOH) diluée dans l’eau avec quelques impuretés, alors que le filtre a retenu le carbonate de calcium (CaCO3).

Après évaporation de l’eau il reste au fond de la bassine une potasse caustique chargée de quelques impuretés (d’où sa couleur grisâtre).

La pâte recueillie au fond de la bassine sera ensuite étendue au sec sur une plaque de marbre ou elle finira de sécher et de s’auto purifier pour devenir un beau sel philosophique solide et bien blanc.

Ce sel solide sera ensuite conservé dans des tubes soigneusement bouchés et conservés à l’abri de la lumière et de l’humidité.

Le moment venu, l’adepte pourra préparer son sel liquide comme suit :

  • Secouer un tube de sel solide.
  • Déposer son contenu sur une assiette.
  • Laisser cette assiette dehors toute une nuit afin qu’au contact de l’humidité elle se gorge d’eau pour se transformer en perles de rosée de mai et enfin en sel philosophique liquide.

Conserver le sel liquide dans des flacons hermétiques jusqu’à utilisation pour le Grand Œuvre.

Symbolique du Sel Philosophique

La vie et la mort ayant un caractère cyclique, l’adepte remarquera que ses propres ossements, tout comme le fond du filtre utilisé par le chimiste qui fabriquait du sel philosophique selon la tradition, sont riches en carbonate de calcium (CaCO3).

Or, la chaux vive utilisée dans la fabrication du sel s’obtient selon la formule suivante :

CaCO3 (carbonate de calcium) + chaleur 900°C  => CaO (chaux) + CO2 (gaz carbonique).

Cette formule chimique nous apporte un éclairage intéressant sur la symbolique du cabinet de réflexion des Francs Maçons.

En effet, le Sel Philosophique n’est autre que le VITRIOL de ce cabinet de réflexion, le crâne : un carbonate de calcium qui est prêt à redevenir cendres puis chaux et poursuivre ainsi le cycle vital.

Il est intéressant de noter que nombre de fonts baptismaux des temps anciens sont ornés de loups dévorant un agneau. L’analogie entre l’eau baptismale et le sel philosophique liquide est évidente, l’agneau symbolise la jeune granulation (voir le chapitre « mondification » ci-après) ou le jeune baptisé qui va être « sacrifié » à la gloire du Grand Œuvre spirituel.

Le Sel Philosophique est représenté par le nombre quatre ou la croix, car il symbolise les quatre éléments. Il est :

  • Terre sous sa forme solide, à l’état dit de « barbe du Père ».
  • Air quand il devient vapeur, en s’élevant le premier vers le sommet du ballon,
  • Eau quand il est à l’état liquide de « rosée de mai » après s’être gorgé de l’humidité nocturne sous les rayons de lune.
  • Feu quand, excité par le cinquième feu, il communique son énergie vitale au soufre et au mercure.

L’épée (dont le nom désigne le sel philosophique et le sel philosophal et dont nous avons déjà effleuré le symbolisme) est omniprésente dans de multiples traditions.

Usage du Sel Philosophique

Le sel philosophique est, en dehors du cinabre, le seul « ingrédient » entrant dans la composition finale de la Pierre Philosophale. Il sera utilisé dès la phase de séparation jusqu’à la fin de l’albification (œuvre au blanc).

Nos développements ne portant que sur la seule voie humide du cinabre nous noterons d’ores et déjà qu’à une seule exception près, seul le sel philosophique liquide sera utilisé (la voie sèche comme son nom l’indique conduit le Grand Œuvre avec du sel solide).

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Rassembler ce qui est épars : 1/2

Rassembler ce qui est épars : 1/2

Introduction

À la lueur de l’article sur la légende d’Osiris et avant de procéder à la mise en ligne d’un article sur le Papyrus d’Hunefer, il apparaît utile de faire le point sur ce vieil adage cher aux ésotéristes et plus particulièrement aux alchimistes et aux Francs-Maçons.

Rassembler ce qui est épars

Le Larousse énonce : « Éparpiller : répandre des objets çà et là, les disperser au hasard ; disséminer. »

Pour ce qui est de rassembler (réunir), le site la définition.fr :

« Assembler de nouveau des personnes ou des choses qui étaient dispersées. Il signifie aussi mettre ensemble, unir assembler ce qui était épars. »

Ce même site énonce concernant le verbe éparpiller :

« Répartir des éléments semblables ou appartenant à un même ensemble en plusieurs lieux éloignés les uns des autres. »

Après avoir vu que selon le mythe d’Osiris l’expansion du monde semble avoir commencé après qu’Isis ait pu rassembler 13 des 14 morceaux épars de son défunt époux Osiris.

Objectifs

1 : Essayer de nous convaincre que tout notre univers repose sur des cycles entremêlés d’expansion et de rétraction (évolution vs involution). Pour ce faire nous envisagerons l’adage sous divers angles.

2 : Constater également que, tant au niveau macrocosmique que microcosmique :

  • l’involution (l’éparpillement) traduit une forme de régression (souvent volontaire car liée au travail) alors que
  • l’évolution (l’action de rassembler) semble liée à la notion de progrès, de confort et de bien-être.

3 : Faire valoir que le degré de satisfaction des êtres humains repose essentiellement sur leurs capacités à rassembler ce qui est épars.

L’état des connaissances scientifiques

Sans entrer dans l’état des connaissances relatives au big bang, tous les scientifiques semblent de nos jours s’accorder pour affirmer qu’une énorme quantité d’énergie primordiale est progressivement entrée en expansion pour former l’univers tel que nous le connaissons. L’image ci-dessus nous paraît en être une bonne illustration; car elle évoque bien la notion de dispersion et de cristallisation de l’énergie intiale.

Le « big crunch » devant quant à lui marquer la phase de rétraction…

Le monde perceptible au sein de l’univers

Sans entrer dans les arcanes de la physique quantique, et même si l’univers n’a pas encore achevé sa phase d’expansion ; l’’état actuel des connaissances scientifiques, nous permet de vérifier qu’à l’intérieur de notre univers, l’adage « rassembler ce qui est épars » pour contribuer au progrès de l’humanité est maintes fois vérifié.

Les atomes (entité électriquement neutre) sont un rassemblement d’une trinité éparse : neutrons, protons et électrons.

Une molécule est un ensemble d’au moins deux atomes identiques ou non, unis les uns aux autres par le biais de liaisons chimiques qui résultent de la mise en commun d’un certain nombre d’électrons. (les électrons gravitent sur la couche externe des atomes.

Les molécules sont donc le rassemblement d’atomes épars.

Atomes et molécules forment la matière; c’est à dire : tout ce qui compose les corps qui nous entourent, tout ce qui a une masse et un volume.

Pour aller plus loin : Rollet, Vincent. La physique quantique : (enfin) expliquée simplement (French Edition) (p. 21). Institut Pandore. Édition du Kindle.

Rassembler ce qui est épars dans la vie courante

Rassembler ce qui est épars est toujours pour l’homme un processus entrepris dans le but d’améliorer ou embellir son existence et peut être son âme (nous y reviendrons dans le second volet de cet article).

  • Éparpiller : source de peine et d’espoirs.
  • Rassembler : source de progrès et de plaisir avec des objectifs souvent moraux voire spirituels.

Rassembler dans la cuisine

Rassembler dans les champs et les potagers

Depuis la préhistoire, l’homme a toujours fait en sorte de transformer ses besoins alimentaires élémentaires en source de plaisir.

Ainsi naquit l’art culinaire qui consiste à réunir des aliments et énergies éparses pour en faire un tout qui satisfasse tout à la fois le goût des convives et pourquoi pas aussi contribuer à améliorer ou maintenir leurs états de santé.

L’agriculture est un cycle dont la finalité est de réunir ce qui est épars au moment des récoltes. Pour maintenir ce cycle l’homme a très vite compris qu’une partie de ces récoltes devait être conservée pour être « réinvestie ». C’est ainsi que le dur labeur des semailles (qui éparpillent une partie de ce qui avait été rassemblé) prépare la jouissance des futures récoltes.

Genèse 26-12 : « Isaac sema dans ce pays, et il recueillit cette année le centuple ; car l’Eternel le bénit.  Cet homme devint riche, et il alla s’enrichissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort riche… »

Rassembler dans les mondes économique et scientifique

Rassembler dans la vie sociale

La segmentation en matière de marketing rassemble des profils de clients épars.

Au fil des âges, l’homme a su progresser et améliorer le confort de son époque en fabriquant des outils toujours plus performants. Il a pour ce faire rassemblé des matériaux et savoir-faire épars.

Jusqu’à la naissante intelligence artificielle qui est censée se substituer à l’homme pour lui épargner l’effort de rassembler ce qui est épars en essayant de lui en abandonner les profits et bienfaits attendus.

Les chercheurs, étudiants, doctorants qui préparent des articles, mémoires ou thèses, ne font que rassembler des éléments épars de la connaissance pour les rassembler en un tout harmonieux de nature à faire progresser les connaissances de l’humanité tout entière.

Ce rassemblement est la grande gageure depuis que les forces créatrices de l’univers ont fait le pari de réunir des êtres dont les âmes se sont vites avérées incomplètement compatibles.

Le vivre ensemble des êtres humains éparpillés autour du monde, dans leurs pays leurs régions villages etc. n’est à ce jour toujours pas atteint pas atteint.

Les divers courants religieux et philosophiques ont tenté d’y parvenir en développant leurs dogmes respectifs sans qu’aucun ne parvienne à faire en sorte que nous soyons tous aptes à nous aimer les uns les autres sans les inévitables conflits liés aux nuances de nos vices et vertus respectifs.

La vie sur terre repose en effet sur un système de prédation dans lequel chaque chose et chaque être vivant ne peut subsister qu’aux dépends des autres (et ce, que ces « autres » appartiennent au règne minéral, végétal, animal ou humain).

Certes chaque règne, conscient que « l’union peut faire la force » des individualités éparses essayent de se préserver par le biais de rassemblements d’intérêts plus ou moins stables et pérennes, mais les divers rassemblements entrent très vite dans des conflits entre eux…

Faut-il y voir que le chaos du monde terrestre n’a d’autre espoir qu’une évolution individuelle de chaque âme vers une union avec son ange dans un monde astral ?

Le second volet de cet article tentera d’en esquisser une approche convaincante (ou pas ?) mais basée sur l’état des connaissances actuelles sur les traditions et expérimentations en la matière.

 

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La légende d’Osiris

La légende d’Osiris

Garant de la survie humaine après la mort, et dieu du renouveau, Osiris, le roi juste et bon des royaumes souterrains, avait l'apparence d'une momie de pharaon, bras croisés sur la poitrine. Le pharaon mort, puis, avec le temps, tous les défunts, furent considérés comme des Osiris, promis à la renaissance spirituelle et à l'éternité s'ils se conformaient à l'enseignement du dieu.

Fils aîné de Geb et de Nout, Osiris voit le jour à Thèbes, en Haute-Egypte. A l'annonce de la nouvelle de sa naissance, Rê se réjouit. Quand son père Geb se retire au ciel, Osiris lui succède en qualité de roi d'Egypte et épouse Isis, sa sœur. Issus du ciel et de la terre, Osiris et Isis sont le premier couple de rois-dieux à vivre parmi les hommes.

Osiris est un souverain éclairé et on le désigne bientôt sous le nom d'Ounophris, "l'Etre bon". Mais il ne tarde pas à être la victime d'un complot organisé par son frère Seth, incarnation du désordre. Au cours de la vingt-huitième année de son règne, alors qu'Osiris revient victorieux d'une longue campagne de conquêtes, Seth profite des fêtes organisées à cette occasion pour inviter son frère à un banquet. Au cours de la soirée, il capture Osiris et l'enferme dans un grand coffre qu'il jette dans le Nil.

La douleur d'Isis à la nouvelle de l'assassinat d'Osiris par leur frère commun est immense. Elle coupe aussitôt ses cheveux, déchire ses vêtements et part à la recherche du coffre dans lequel "l'Etre bon" a été enfermé.

Entraîné à la mer, le coffre a été porté par les flots jusque sur les côtes de Phénicie, au pied d'un tamaris qui, croissant avec une étonnante rapidité, le cache désormais entièrement dans son tronc. Malcandre, roi de Byblos, pour étayer le toit de son palais, donne alors l'ordre d'abattre l'arbre. Celui-ci se met à répandre une senteur exquise dont Isis entend parler et dont elle comprend aussitôt la signification. Sans tarder, elle se rend en Phénicie où on lui remet la colonne miraculeuse. Elle en retire le cercueil de son époux qu'elle arrose de ses larmes, le ramène en toute hâte en Egypte et le tient caché dans les marais de Bouto afin de le soustraire aux entreprises de Seth. Mais ce dernier le retrouve au cours d'une partie de chasse. Pour anéantir à tout jamais son frère, Seth décide d'en découper le cadavre en quatorze morceaux qu'il disperse à travers la campagne.

Sans se décourager, Isis se met à la recherche des précieux débris et les retrouve tous, à l'exception du phallus qu'un poisson du Nil, à jamais maudit pour ce crime, a entièrement dévoré. La déesse reconstitue le corps d'Osiris, en rajustant adroitement les fragments l'un à l'autre. Son neveu Anubis les momifie, puis la déesse magicienne, aidée de sa sœur Nephthys, de Thot, le vizir du défunt et d'Horus, son fils conçu par union avec le cadavre de son mari, redonne le souffle de la vie à Osiris à l'aide de formules magiques. Pour la première fois, les rites de l'embaumement qui rendent la vie éternelle ont été pratiqués.

Ressuscité et désormais à l'abri de la mort, Osiris quitte la terre pour se retirer dans les "Champs Élysées" et laisser le trône terrestre à son fils Horus. Ce dieu au corps d'homme et à tête de faucon deviendra alors le modèle parfait de tous les rois à venir. Quant à Osiris, il règne depuis sur l'Au-delà.

Nous noterons avec intérêt l'apparition du nombre 14 dans le démembrement du corps d'Osiris par Seth.

Dans un article sur le papyrus d'Hunefer, nous verrons que ce nombre correspond au nombre des juges qui siègent au moment de la pesée de l'âme du défunt.

Ce nombre symbolise la génération et la béatitude :

  • La capacité de procréer commence à se manifester au cours de la quatorzième année chez les garçons.
  • Les sept béatitudes du corps: santé, beauté, l'agilité, force, liberté, volupté, longévité. Les sept béatitudes de l'âme: concorde, honneur, puissance, sécurité, joie, sagesse, amitié.
  • L'Amenti, région où se rendent les âmes des morts, à l'Ouest du Nil, était divisée en 14 parties.
  • Le cycle de la Lune se compose de 14 jours ascendants et 14 jours descendants.
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