Introduction

À la lueur de l’article sur la légende d’Osiris et avant de procéder à la mise en ligne d’un article sur le Papyrus d’Hunefer, il apparaît utile de faire le point sur ce vieil adage cher aux ésotéristes et plus particulièrement aux alchimistes et aux Francs-Maçons.

Rassembler ce qui est épars

Le Larousse énonce : « Éparpiller : répandre des objets çà et là, les disperser au hasard ; disséminer. »

Pour ce qui est de rassembler (réunir), le site la définition.fr :

« Assembler de nouveau des personnes ou des choses qui étaient dispersées. Il signifie aussi mettre ensemble, unir assembler ce qui était épars. »

Ce même site énonce concernant le verbe éparpiller :

« Répartir des éléments semblables ou appartenant à un même ensemble en plusieurs lieux éloignés les uns des autres. »

Après avoir vu que selon le mythe d’Osiris l’expansion du monde semble avoir commencé après qu’Isis ait pu rassembler 13 des 14 morceaux épars de son défunt époux Osiris.

Objectifs

1 : Essayer de nous convaincre que tout notre univers repose sur des cycles entremêlés d’expansion et de rétraction (évolution vs involution). Pour ce faire nous envisagerons l’adage sous divers angles.

2 : Constater également que, tant au niveau macrocosmique que microcosmique :

  • l’involution (l’éparpillement) traduit une forme de régression (souvent volontaire car liée au travail) alors que
  • l’évolution (l’action de rassembler) semble liée à la notion de progrès, de confort et de bien-être.

3 : Faire valoir que le degré de satisfaction des êtres humains repose essentiellement sur leurs capacités à rassembler ce qui est épars.

L’état des connaissances scientifiques

Sans entrer dans l’état des connaissances relatives au big bang, tous les scientifiques semblent de nos jours s’accorder pour affirmer qu’une énorme quantité d’énergie primordiale est progressivement entrée en expansion pour former l’univers tel que nous le connaissons. L’image ci-dessus nous paraît en être une bonne illustration; car elle évoque bien la notion de dispersion et de cristallisation de l’énergie intiale.

Le « big crunch » devant quant à lui marquer la phase de rétraction…

Le monde perceptible au sein de l’univers

Sans entrer dans les arcanes de la physique quantique, et même si l’univers n’a pas encore achevé sa phase d’expansion ; l’’état actuel des connaissances scientifiques, nous permet de vérifier qu’à l’intérieur de notre univers, l’adage « rassembler ce qui est épars » pour contribuer au progrès de l’humanité est maintes fois vérifié.

Les atomes (entité électriquement neutre) sont un rassemblement d’une trinité éparse : neutrons, protons et électrons.

Une molécule est un ensemble d’au moins deux atomes identiques ou non, unis les uns aux autres par le biais de liaisons chimiques qui résultent de la mise en commun d’un certain nombre d’électrons. (les électrons gravitent sur la couche externe des atomes.

Les molécules sont donc le rassemblement d’atomes épars.

Atomes et molécules forment la matière; c’est à dire : tout ce qui compose les corps qui nous entourent, tout ce qui a une masse et un volume.

Pour aller plus loin : Rollet, Vincent. La physique quantique : (enfin) expliquée simplement (French Edition) (p. 21). Institut Pandore. Édition du Kindle.

Rassembler ce qui est épars dans la vie courante

Rassembler ce qui est épars est toujours pour l’homme un processus entrepris dans le but d’améliorer ou embellir son existence et peut être son âme (nous y reviendrons dans le second volet de cet article).

  • Éparpiller : source de peine et d’espoirs.
  • Rassembler : source de progrès et de plaisir avec des objectifs souvent moraux voire spirituels.

Rassembler dans la cuisine

Rassembler dans les champs et les potagers

Depuis la préhistoire, l’homme a toujours fait en sorte de transformer ses besoins alimentaires élémentaires en source de plaisir.

Ainsi naquit l’art culinaire qui consiste à réunir des aliments et énergies éparses pour en faire un tout qui satisfasse tout à la fois le goût des convives et pourquoi pas aussi contribuer à améliorer ou maintenir leurs états de santé.

L’agriculture est un cycle dont la finalité est de réunir ce qui est épars au moment des récoltes. Pour maintenir ce cycle l’homme a très vite compris qu’une partie de ces récoltes devait être conservée pour être « réinvestie ». C’est ainsi que le dur labeur des semailles (qui éparpillent une partie de ce qui avait été rassemblé) prépare la jouissance des futures récoltes.

Genèse 26-12 : « Isaac sema dans ce pays, et il recueillit cette année le centuple ; car l’Eternel le bénit.  Cet homme devint riche, et il alla s’enrichissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort riche… »

Rassembler dans les mondes économique et scientifique

Rassembler dans la vie sociale

La segmentation en matière de marketing rassemble des profils de clients épars.

Au fil des âges, l’homme a su progresser et améliorer le confort de son époque en fabriquant des outils toujours plus performants. Il a pour ce faire rassemblé des matériaux et savoir-faire épars.

Jusqu’à la naissante intelligence artificielle qui est censée se substituer à l’homme pour lui épargner l’effort de rassembler ce qui est épars en essayant de lui en abandonner les profits et bienfaits attendus.

Les chercheurs, étudiants, doctorants qui préparent des articles, mémoires ou thèses, ne font que rassembler des éléments épars de la connaissance pour les rassembler en un tout harmonieux de nature à faire progresser les connaissances de l’humanité tout entière.

Ce rassemblement est la grande gageure depuis que les forces créatrices de l’univers ont fait le pari de réunir des êtres dont les âmes se sont vites avérées incomplètement compatibles.

Le vivre ensemble des êtres humains éparpillés autour du monde, dans leurs pays leurs régions villages etc. n’est à ce jour toujours pas atteint pas atteint.

Les divers courants religieux et philosophiques ont tenté d’y parvenir en développant leurs dogmes respectifs sans qu’aucun ne parvienne à faire en sorte que nous soyons tous aptes à nous aimer les uns les autres sans les inévitables conflits liés aux nuances de nos vices et vertus respectifs.

La vie sur terre repose en effet sur un système de prédation dans lequel chaque chose et chaque être vivant ne peut subsister qu’aux dépends des autres (et ce, que ces « autres » appartiennent au règne minéral, végétal, animal ou humain).

Certes chaque règne, conscient que « l’union peut faire la force » des individualités éparses essayent de se préserver par le biais de rassemblements d’intérêts plus ou moins stables et pérennes, mais les divers rassemblements entrent très vite dans des conflits entre eux…

Faut-il y voir que le chaos du monde terrestre n’a d’autre espoir qu’une évolution individuelle de chaque âme vers une union avec son ange dans un monde astral ?

Le second volet de cet article tentera d’en esquisser une approche convaincante (ou pas ?) mais basée sur l’état des connaissances actuelles sur les traditions et expérimentations en la matière.

 

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