La conduite du Grand Œuvre n’est rendue possible que par l’action des cinq feux, souvent symbolisés par une roue comme dans cette sculpture de Sainte-Catherine de Carénac sur les bords de la Dordogne.

Les ouvrages alchimiques font souvent référence au « feu de roue », ou « ouroboros » (le serpent qui se mord la queue), en allusion au cycle des divers feux ci-après mentionnés.

Ces ouvrages évoquent souvent aussi la nécessité d’augmenter ou de diminuer le feu. Dans la mesure où il n’est pas possible de jouer sur les quantités de soufre et de mercure, cela signifie que l’Adepte doit adapter les quantités de sel philosophique ainsi que la nature et la puissance du feu secret à l’évolution de son Magistère.

La statue hautement symbolique de Sainte Catherine symbolise les 5 feux (ou feux de roue) par les 5 rais de la roue symbolisent les 5 feux et les poissons posés tout autour de la jante symbolisent les granulations (voir chapitre sur la mondification). L’épée symbolise le sel philosophique et la tête du vieil homme symbolise le mariage du roi et de la reine (corps et âme unis par le sel).

Nature du feu des alchimistes

L’alchimiste n’utilise jamais le feu vulgaire en dehors de :

  • La fabrication du Sel Philosophique.
  • Le test de la pierre au blanc (nous y reviendrons en temps utiles).

La transmutation au moyen de la Pierre après multiplications (voir ci-après).

Les cinq feux de l’Alchimiste :

  1. Le premier feu qui est celui du Sel Philosophique qui embrasera…
  2. Le second feu, qui est celui du soufre, qui embrasera à son tour le…
  3. Troisième feu, qui est celui du mercure…
  4. L’action conjuguée des trois premiers feux déclenchés par le feu secret engendre le quatrième feu…
  5. Enfin, le cinquième feu est le feu secret de l’opérateur, il consiste en une série de gestes adaptés à la phase du Grand Œuvre en cours de réalisation. L’intensité et la direction des gestes imprimés à l’athanor sont d’une importance primordiale pour le succès des opérations.

L’ourobouros (serpent ou dragon qui se mord la queue) symbolise les cycles de la vie et la permanente alternance de l’action des 5 feux qui l’animent.

3 commentaires

le 5eme Feu a-t-il un rapport avec la « pulvis solaris » obtenus par jeux de miroirs teintés ?

Le 5ème feu désigne uniquement l’ensemble des gestes, inspirations, dosages mis en oeuvre par l’Adepte. La « pulvis solaris » ne semble pas concerner l’alchimie du cinabre par la voie humide dont nous traitons dans nos articles à l’exclusion de toutes les autres voies (antimoine, plantes etc.). Il semblerait que la « pulvis solaris » soit une concentration de sel philosophal obtenue au moyen d’un 5ème feu spécifique à la voie concernée.
Les articles de ce site n’ont d’autre but que de mettre en évidence la puissance des analogies que les processus alchimiques développent ; plus particulièrement sur la création de l’univers, les cycles de l’âme, etc.a

merci bien :p

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