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Le cycle du Manvantara<br> selon la Cosmogonie Grecque</br>

Le cycle du Manvantara
selon la Cosmogonie Grecque

Nous avons achevé l'analyse des cycles des phénomènes périodiques par celle des cycles de Manu ou Manvantara.
Ce dernier et plus long des cycles se retrouve également dans la cosmogonie de la Grèce antique comme nous la décrit l'illustration ci-dessous inspirée de l'excellent ouvrage publié en 1963 par R. Emmanuel : "Pleins feux sur la Grèce Antique" ; qu'il est hélas devenu difficile de se procurer.

Les 3 axes de cette illustration nous décrivent le processus de création et les cycles de l'univers.

La colonne de gauche porte la descente de l'élément feu (principe mâle positif), celle de gauche, la descente de l'élément eau (principe femelle négatif). Ces deux pôles sont en permanence neutralisés par l'axe du temps qui part de Cronos au niveau du temps cosmique puis se "densifie" à travers le temps manifesté, pour s'achever en fin de cycle par le temps humain. Ce dernier temps caractérise le kali yuga actuel. Selon R. Emmanuel, Prométhée est le "prototype de notre race aryenne (5 ème race).

Nous noterons avec intérêt que cette cosmogonie n'est pas exempte d'analogies avec l'arbre de vie des Kabbalistes (ci-contre), mais aussi avec l'énnéade d'Héliopolis égyptienne.

Toute analogie avec les colonnes chères aux Temples des Francs-maçons ne serait pas non plus fortuite...

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Pythagore : la vie du disciple

Pythagore : la vie du disciple

La dignité quotidienne de la vie profane de l’Adepte de Pythagore :

L’Adepte Pythagoricien est invité à poursuivre au dehors l’oeuvre commencée dans le Temple. Sa vie doit démontrer la primauté de l’âme sur le corps, la domination de la spiritualité sur la matière. L’initié doit se connaître lui même, et s’observer en permanence afin de se maîtriser. Pour l’aider dans ce sens, Pythagore conseillait le respect de certaines règles simples.

L’initié devant le monde :

« Le disciple de l’Ordre sait que ce bas monde n’est pas sa véritable patrie. Terre des douleurs et vallée des larmes, il n’est que l’endroit pénible où l’enchaînera un séjour passager : que sont quelques années en regard de l’éternité bienheureuse, à laquelle son âme est promise ? »

« L’on ne pourra emporter avec soi, au moment du grand voyage, ni argent ni biens ni tout ce qui fait la convoitise des hommes et vers quoi se rue l’aveuglement des profanes. Soyons donc détachés des choses périssables et n’envions point ceux qui bornent tous leurs efforts à les conquérir car un jour viendra où ils n’auront obtenu si chèrement que de vaines fumées. »

La psychostasie :

  • Chaque jour le disciple de Pythagore doit effectuer un double examen de conscience, une double pesée de son âme ou psychostasie.
  • Le matin, il doit faire son plan d’action pour la journée, et,

Le soir, faire son bilan pour voir ce qu’il en a réalisé. Voyons ce qu’en disent les Vers Dorés de Pythagore : « En sortant du doux sommeil, dit Porphyre dans son texte, tu dois d’abord réfléchir avec le plus grand soin aux différentes oeuvres que tu devras réaliser dans le courant du jour. Mais, le soir, ne laisse jamais le sommeil fermer ta paupière, sans que tu te sois demandé, en soumettant à ta raison les actions de la journée : « Quelles transgressions ai-je commises? Qu’ai-je fait? Quel devoir ai-je oublié ? Vérifie tous tes actes passés en commençant par le premier ; si tu trouves alors que tu as mal agi, adresse toi des reproches ; si tu as fait le bien, réjouis toi. »

La mémorisation et l’interprétation des rêves :

Les rêves sont considérés comme une porte ouverte sur le monde invisible, une communication possible avec les génies chthoniens qui vivent dans les cavernes. En rêve l’on peut percevoir aussi bien des vivants que des morts, les événements du présent, comme ceux du passé et du futur.

La proscription des meurtres d’animaux :

Le Dieu, générateur de la vie, ne peut se réjouir des horribles holocaustes que voulaient lui offrir le prêtres égarés, incapables de comprendre qu’on ne peut honorer la source de toute existence en immolant en son honneur la parcelle divine enclose en chaque créature, c’est à dire le souffle, principe même de la vie.

La conduite des travaux rituels :

Le feu sacré :

Le feu est l’adjuvant obligé de toutes les cérémonies rituelles. Il est le lien avec les Forces d’En-Haut et il établit le contact avec elles. Il sacralise le lieu dans lequel une cérémonie doit se dérouler. Son usage, quoique moins solennel est perpétué par la plupart des ordres initiatiques.

L’eau lustrale :

Les disciples présents dans le Temple Pythagoricien étaient aspergés, au moyen de palmes trempées dans l’eau lustrale que contenaient des urnes disposées dans le Temple. L’eau est en analogie avec la substance primordiale, la mère de toutes choses, elle peut donc purifier aussi bien le corps terrestre (Sôma) que l’âme du disciple.

L’usage de l’eau lustrale est toujours très vivant dans de nombreux rites religieux (bénitiers, fonts baptismaux, goupillon, etc…).

Les purifications :

Les cérémonies, depuis leur ouverture jusqu’à leur clôture étaient rythmées par des chants et musiques sacrés. L’adepte pouvait ainsi mettre son taux vibratoire en harmonie avec le chant des sphères célestes. Une purification complémentaire était due à l’encens dont les effluves permettent de mettre l’atmosphère du Temple en harmonie avec des longueurs d’onde bien précises. De plus, l’encens purifiait les lieux tout en stimulant les voies respiratoires auxquelles nous avons vu que l’âme est rattachée.

Les vêtements rituels :

Les vêtements du disciple doivent rappeler la pureté de son cœur et la transparence de sa conduite. Quel que fut leur degré d’avancement dans l’Ordre Pythagoricien, tous les disciples, du plus ancien au plus jeune portaient le même vêtement rituel de couleur blanche.

Cette vêture rappelait également que tous les Frères étaient égaux et vibraient tous dans la communion d’une même pensée tout au long de la cérémonie.

Les Cérémonies rituelles :

Le réveil matinal du disciple Pythagoricien était rythmé par les saisons et donc, par le Soleil. Chaque matin, le salut au Soleil débutait les travaux du jour, après la psychostasie et la mémorisation des rêves.

Les travaux rituels étaient rythmés par le maillet qui accordait ou retirait l’autorisation de parler… Seul le Maître faisait face à l’Orient.

Les usages liturgiques :

L’entrée dans le Temple et la circulation se faisaient toujours du côté droit, solaire, positif, impair et divin. Les Pythagoriciens pratiquaient le rite de la chaîne d’union, les déambulations circulaires, etc…

Les repas rituels :

Le Pythagorisme affirmait avec force que les repas pris en commun développent l’amitié et la fraternité entre les convives. Les disciples aimaient à rompre le pain ensemble. Les tables ne pouvaient pas être occupées par plus de dix convives, et la nature des repas était effectivement frugale, c’est à dire à base de fruits et de mets uniquement issus du règne végétal, à l’exception des fèves, dont l’usage était interdit au disciple Pythagoricien.

Les initiations :

Le néophyte était astreint à des interrogatoires, des purifications, et des veilles solitaires dans une caverne. S’il surmontait toutes les épreuves, il était ensuite admis au premier degré des initiations. Les initiations successives étaient au nombre de quatre :

  • Le premier degré : Acousmatique ; était dédié à la découverte des origines de l’âme ;
  • Le second degré : Mathématikoi ; marquait l’étude des mathématiques et des arts ;
  • Le troisième degré : Sébastikoi ; marquait l’accès à l’essentiel des Grands Mystères ;
  • Le quatrième degré : Politikoi ; intégrait le disciple au rang de dirigeant de l’Ordre.

Conclusion :

D’une manière générale, l’Enseignement de Pythagore apporte à ses adeptes un éclairage sur son destin futur, éclairage que l’on peut résumer par le mot d’espérance. Hommes et femmes sont admis à l’enseignement qui ne doit pas être fermé à la moitié du genre humain, car chaque âme est appelée à évoluer.

« Si tu as été pieux du fond du cœur, tu ne souffriras aucun mal après la mort et ton âme sera immortelle » disait le Pythagoricien Epicharme…

Cette immortalité de l’âme est la juste compensation posthume des épreuves de la vie terrestre, elle réparera ce que le monde a encore d’imparfait, car notre existence terrestre n’est qu’un épisode dans l’évolution spirituelle de l’homme.

La tradition Pythagoricienne ne présente pas de dissonance profonde avec la plupart des traditions, si l’on excepte le fait qu’elle s’interdit la pratique de la magie. Elle est par ailleurs très proche des religions dont elle ne se sépare que par trois faits marquants :

  • le disciple est invité à vérifier l’exactitude des dogmes par le fruit de son travail ;
  • le cycle des âmes y est abordé de manière beaucoup plus précise ;
  • la notion « d’enfer » est clairement située à l’intérieur même de la vie terrestre.

Ces articles, nécessairement limité en durée, ne saurait dresser un tableau intégral des enseignements de Pythagore, nous espérons toutefois qu’il soit suffisamment objectif et clair pour motiver les nécessaires travaux complémentaires en suggérant au chercheur motivé les pistes essentielles qu’il devra parcourir.

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Pythagore : le cycle des âmes

Pythagore : le cycle des âmes

L’origine de l’âme :

De quoi l’âme est-elle composée ? :

L’âme est composée d’une particule d’éther chaud et d’une particule d’éther froid. L’une d’elle, la particule d’éther froid, d’essence solaire, est éternelle, c’est le Nous des Grecs (l’Esprit des judéo-chrétiens, le Sel des Philosophes de l’alchimiste). L’autre, la particule d’éther froid, d’essence lunaire, est mortelle, et ce, même si elle survit un certain temps après la première mort (celle du corps humain, l’enveloppe charnelle terrestre), c’est la Psyché des Grecs (l’âme des judéo-chrétiens, le Mercure des Philosophes de l’alchimiste).

D’où vient l’âme ? :

Selon Pythagore, notre âme provient  de l’âme cosmique. Elle s’attache à un corps physique, dans lequel elle est tombée. Elle est un nombre qui se meut par lui même. Elle tombe en un corps donné, suivant une secrète affinité. Ce corps est le Sôma des Grecs (le corps des judéo-chrétiens, le Soufre et la Gangue de l’alchimiste).

Le corps est un tombeau ; l’âme y lutte en permanence contre nos tendances les plus viles que l’on désigne souvent par les mots passions et vices. Le corps est pour l’âme comme une prison à l’intérieur de laquelle elle se trouve incarcérée, jusqu’au jour où elle aura payé sa dette.

Les cycles de l’âme :

 

La vie humaine participe de la chaleur universelle et est en résonance sur le Soleil. Toutes les âmes participes de la même essence divine (ce qui nous éclaire sur les principes de justice et d’égalité), mais en s’incarnant dans des corps différents, à des périodes différentes, elles connaîtront des destins et des expériences divergents. Elles n’en feront pas moins un voyage continuel entre le ciel et la terre.

Leur destin est semblable à celui des gouttes de pluie. Toutes sont dans le ciel, mais elles tombent sur la terre et y connaissent des sorts divers : les unes entrent en terre, s’y purifient, ressortent dans l’eau froide et limpide des sources, atteignent l’océan, et une fois portées à la crête des vagues, sont aspirées sous forme de vapeur par le Soleil et remontent au ciel, leur patrie d’origine. D’autres sont captées par les hommes et aussitôt mises dans un récipient qui les emprisonne un certain temps ; ou bien seront libérées rapidement par une ébullition. Mais toutes terminent tôt ou tard leur voyage terrestre, réintègrent leur demeure céleste, puis recommencent à nouveau leur douloureux périple.

La descente sur terre :

  • Le Nous descend de la divinité dont il est issu par le canal des rayons solaires. Ces rayons se projettent sur la lune qui les renvoie ensuite sur la terre.
  • Lors de son passage par la lune, le Nous va recevoir une enveloppe astrale, la Psyché, sorte de double éthéré, doué de sensibilité et de mobilité, qui formera avec lui et avec le corps de chair ou Sôma, l’entière personnalité de l’homme. Le Soleil dans l’homme est le Nous, qui lui donne l’intelligence et la raison. La lune dans l’homme, c’est la Psyché qui lui confère la sensibilité, c’est le char léger qui s’extériorise dans nos rêves. La Terre dans l’homme, c’est le Sôma, son support matériel.

Sur terre :

Selon la doctrine Pythagoricienne, l’âme est reliée au corps par les bronches (non par le cerveau), et se nourrit du sang. Son arrivée sur terre se fait avec le premier souffle respiratoire et son départ s’effectue avec le dernier soupir. Ces assertions sont de nature à relancer et animer un débat sur l’avortement, puisque Pythagore semble de ce fait affirmer que le fétus n’a pas encore le caractère humain.

La nuit, l’âme est dotée d’une expansion plus grande et pendant le sommeil, peut se déplacer à des distances considérables, ce qui explique l’importance que le Pythagorisme accorde aux rêves et aux phénomènes dits « paranormaux » (voyage astral etc.).

L’âme s’est fixé pour objectif de progresser lors de son incarnation, afin d’évoluer vers la perfection et redevenir un jour digne de sa patrie céleste dont elle est issue. Pour ce faire, elle ne doit pas oublier son origine céleste.

La remontée vers le Soleil :

Enclose dans le corps, elle est limitée par celui-ci, tant au niveau de la connaissance que de celui de la radiation. L’homme meurt, en ce sens que son corps physique retourne à la terre ; les particules d’éther chaud et froid de son âme remontent alors ensemble vers la première des Iles des Bienheureux : la Lune. Leur union aurait l’aspect d’une bulle de feu ayant en elle comme une forme humaine, ce qui permettrait de les distinguer les unes des autres. L’âme conserve la totale mémoire de ses actions passées, et de plus elle en porte les symptômes « visibles », ce qui permet de la juger instantanément.

L’âme entrerait alors dans un domaine de profonde obscurité. Un lien sentimental puissant en conserve certaines très proches de leur corps charnel, ce lien se dissout plus ou moins rapidement (ce qui explique les réticences des Pythagoriciens vis à vis de la crémation). L’âme, privée de ses cinq sens est désorientée et doit s’adapter à un mode de perception tout différent du monde ambiant.

L’âme va errer un certain temps dans la région située entre la terre et la lune, dans le sombre abîme formé par le cône d’ombre de la terre qu’aucune lumière solaire ne peut atteindre.

Dès lors entrée dans le cône d’ombre de la terre, la Lune ne recueille pas instantanément la totalité des âmes. Certaines vont y expier leurs fautes pendant une durée plus ou moins longue. Peut être pressentent elles le jugement qui les attend sur cet astre, et ne se maintiennent dans les ténèbres que par cette seule crainte.

La Lune comporte selon Plutarque, qui fut l’un des principaux transcripteurs des enseignements Pythagoriciens, deux ouvertures : l’une appelée les « Champs Elysées », regarde le Soleil, c’est par elle que s’élancent dans l’éther radieux les âmes bienheureuses après la seconde mort (séparation du Nous et de la Psyché). L’autre ouverture regarde la terre : elle porte le nom de « Champ de Proserpine » ; c’est par ce conduit que les âmes destinées à la réincarnation retombent sur la terre. La Lune est l’intermédiaire obligé de chacune de nos incarnations et désincarnations.

Voyons maintenant comment (selon Pythagore), devrait se comporter une âme incarnée, afin de limiter au maximum le nombre de ses retombées de la Lune sur la terre, et ce sans avoir fait la moindre escale par le Soleil.

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Pythagore : l’origine du monde

Pythagore : l’origine du monde

La Sainte Tétraktys

Pour les Pythagoriciens : toutes les choses sont issues du nombre et de la vibration :

Le nombre est la clef du monde ; tout mouvement est soumis à une loi, or, tout est mouvement. L’homme est un petit monde dans le grand, un microcosme dans le macrocosme ; il peut s’exprimer, lui aussi, par un nombre. Certains nombres concordent ou sympathisent entre eux, d’autres pas ; les nombres peuvent donc exprimer la sympathie ou l’antipathie ou encore l’indifférence.

Dieu est le premier moteur ; il est le nombre ineffable. Il est le principe de toute chose ; il donne à chaque chose son unité car il fond les principes contraires en une seule substance. Le monde, dans son unité, est un nombre. Le nombre est à la fois la substance, la matière, le principe de la forme et du mouvement en toute chose.

Un est le principe universel, le Père de tout nombre, le père suprême. Le monde est fait à l’image du nombre et chaque être est un composé de fini et d’infini.

Tout être a sa place dans l’ordre universel : tout être a en lui un élément de perfection ; il en résulte que le mal n’est qu’une chose relative car l’harmonie universelle n’est troublée par aucune dissonance, toute dissonance éventuelle étant couverte par l’harmonie de l’ensemble. Tout être est composé de fini et d’infini ; car il procède de l’Unité et est composé de pair et d’impair ; de limité et d’illimité ; il est donc une harmonie des contraires et cela explique l’imperfection humaine.

Au delà du monde organisé, existe un élément sans forme, infini, sans détermination, sans limite et sans nombre : c’est là que puise la matière quand elle prend forme et devient un espace plein, limité, déterminé et distinct du vide.

La matière est un élément inférieur, négatif, féminin, informe, inharmonieux et irrégulier. Le monde est éternel ; il est un être vivant, il respire, il aspire, il se meut de lui même et ne peut donc périr. Il a été créé dans l’esprit des hommes, par la construction mentale.

Le monde se dilate et s’étend car le nombre 1 a produit le 2 en aspirant la puissance de l’infini ; 1 est le point ; 2 est la ligne ; 3 est la surface ; 4 est le volume.

L’unité est le point de départ, le germe.

Le nombre 5 donne la couleur et la qualité ; 6 la vie animée ; 7 la raison, la santé et la lumière ; 8 l’amour, l’amitié et la prudence ; 9 la justice. Le nombre 10 est le nombre parfait, il contient à la fois le bien et le mal, le pair et l’impair, le mobile et l’immobile. Il renferme en lui la puissance active de tous les nombres ; il est le principe de toute vie, de toute intelligence ; il représente la vie divine, l’être dans sa perfection, car il est non seulement la somme de 10 unités, mais encore l’unité de cette somme.

C’est pourquoi 10 est le nombre de la Sainte Tétraktys, ce symbole Pythagoricien, dont le triangle pointe en haut repose sur le 4.

Les Grecs appelaient 1 : Apollon ; 2 : Artémis ou Rhéa ; 3 : Athéna ; 4 : Hestia ou Déméter.

Le monde se crée par l’harmonie et l’analogie

Le nombre 7 est le nombre de l’homme : il est viable dès le 7ème mois ; sa vie se divise en périodes septennales : de la naissance à la 7ème année, il fait pousser ses dents et se borne à croître ; de 7 à 14, il est un enfant ; de 14 à 21 un adolescent ; de 21 à 28, un jeune homme ; de 28 à 35, un homme fait ; de 35 à 42 ans, (sa cinquième période étant passée) il doit être touché par la spiritualité s’il veut éviter de décliner par périodes de 7 années.

La lyre pythagoricienne : 7 cordes en harmonie

Le monde est un instrument harmonieux, c’est la lyre de Dieu dont Il joue, dont Il tire des accents divins qui forment la céleste harmonie des sphères. Tout est harmonie dans le monde :

  • La distance de la Terre à la Lune est d’un ton ;
  • Celle de la Lune à Mercure, d’un demi ton ;
  • Celle de Mercure à Vénus, d’un demi ton ;
  • Celle de Vénus au Soleil, d’un ton et demi ;
  • Celle du Soleil à Mars, d’un ton ;
  • Celle de Mars à Jupiter, d’un demi ton ;
  • Celle de Jupiter à Saturne, d’un demi ton ;
  • Enfin, il y a un ton et demi de Saturne aux Etoiles fixes.
  • Le tout : 1 + 0,5 + 0,5 + 1,5 + 1 + 0,5 + 0,5 + 1,5 = 7 tons soit un octave.

La musique participe à cette universelle harmonie ; il y a entre les notes de sa gamme, des intervalles identiques à ceux qui existent entre les planètes. Il en est de même pour le spectre des couleurs visibles entre l’infra rouge et l’ultra violet.

De même que chaque note a des harmoniques et que la gamme se répète indéfiniment (au delà de l’infra et de l’ultra son), jusqu’à devenir inaudible à notre oreille limitée, de même, notre âme a des doubles, des reflets de plus en plus subtils, qui la mettent en vibration sur des mondes invisibles à notre œil (qui ne perçoit lui qu’un seul octave ou gamme).

Les plus importants des astres donnent les diverses notes de cet orchestre des sphères, l’ensemble des astres donne la gamme entière.

Chacun d’entre nous a un rythme vital particulier : notre cœur, notre respiration, notre chaleur, nos pensées, ont des ondes de longueurs précises, qui font émaner de notre être une radiation déterminée. Cette radiation entre en contact avec celle des êtres qui nous entourent, créant des contacts dont la nature dépend de l’harmonie entre les deux vibrations. Ainsi naîtront les sentiments d’amour, de haine ou d’indifférence.

Ainsi naquit la numérologie basée sur le fait que chaque nom est doté d’une fréquence donc d’un nombre qui lui est propre. Le jeu des divers nombres ainsi engendrés permettant de prédire l’avenir.

Nous ne pouvions pas terminer ce paragraphe déjà fort long, sans évoquer la puissance du nombre d’or que Pythagore enseignait à ses disciples. C’est en effet sur cette formule extraordinaire que sont basés tous les canons de la beauté corporelle de l’homme, toutes les harmonies des 7 arts libéraux ; et jusque aux dimensions des fleurs et des cristaux.

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Pythagore : sa vie son œuvre

Pythagore : sa vie son œuvre

Pythagore et ses élèves

Introduction

Pythagore a été le grand propagateur des Mystères sur le continent européen ; il est le premier chaînon qui nous relie aux Collèges Sacerdotaux de l’Egypte. Pythagore répond de manière étonnante et claire à toutes les questions que peut se poser l’Homme face à l’Absolu, à tout ce qui touche au grand mystère du sphinx : « D’où venons nous ? Qui sommes nous ? Où allons nous ? »

Philosophe, géomètre, législateur mathématicien, psychologue, astronome, physicien, musicien, moraliste, aucun des sept arts libéraux ne lui était étranger. Ses enseignements ont de toute évidence contribué de manière fondamentale à l’interprétation des symboles que le Maître de Samos nous a transmis.

Nous allons essayer de résumer ces enseignements, en ne nous écartant de ce que Pythagore nous apporte comme réponses face à l’Absolu que pour une brève introduction sur Pythagore, l’Homme et son oeuvre, qui sera suivie par deux chapitres qui précéderont notre conclusion.

Le premier chapitre se fondant sur l’ourobouros (le serpent qui se mord la queue) traitera de l’origine du monde et de l’âme selon Pythagore, ce qui répondra à la première et à la dernière question de l’énigme du sphinx, nous verrons ainsi comment se situe l’Homme face à l’Absolu. Le second chapitre traitera de la vie du Disciple Pythagoricien, afin de mettre en évidence comment l’Homme doit se comporter face à l’Absolu.

La vie de Pythagore:

Pythagore est né dans l’Ile de Samos aux alentours de 580 avant J.-C., la date de sa mort est estimée à 504 avant J.-C. Son nom lui aurait été attribué par son père Mnésarque suite à un oracle que lui aurait fait la Pythie, sa femme s’appela ainsi Pythaïs et donna naissance à Pythagore (celui qui a été annoncé par la Pythie). Son père lui réserva les meilleurs précepteurs de son siècle. Phérécyde de Scyros (le premier prosateur Grec) l’initia aux traditions de l’Orphisme, Anaximandre de Milet fut son professeur de mathématiques, ainsi que Thalès.

L’homme et son oeuvre :

Pythagore fit un long séjour en Egypte et en Chaldée où il reçut diverses initiations et enseignements traditionnels. Vers 530 avant J.-C. il alla se fixer à Crotone dans la maison du fameux athlète Milon. Il y fonda une école philosophique, sorte de communauté où, après une purification préparatrice, les Disciples étaient initiés aux « Grands Mystères ». Selon certains auteurs anciens, Pythagore serait allé en Inde et chez les Celtes, d’autres, disent que les druides auraient été initiés par un de ses Disciples. Il est le créateur des sciences mathématiques et l’inventeur du théorème du carré de l’hypoténuse et des relations mathématiques des sons musicaux. Il mit en évidence la moyenne harmonique définissant ainsi le nombre d’or qui nous est si cher.

L’oeuvre et la méthode de Pythagore :

Pythagore a réalisé la synthèse des enseignements ésotériques de son temps, afin de les communiquer à un nombre choisi de disciples. La méthode qu’il utilisera pour ce faire est sensiblement différente de celles utilisées jusqu’alors pour révéler les mystères. Point de collège sacerdotal destiné à former les futurs prêtres de la cité ; les disciples de Pythagore pratiquent un culte particulier dans le secret de leurs propres sanctuaires, en dehors de toutes personnes étrangères. Pythagore ne se contentera pas non plus, à l’instar de ce qui se passait en Grèce à Eleusis, de donner quelques cours rapides à des récipiendaires, puis de les renvoyer chez eux. Il séparera ses initiés du monde profane en leur imposant un genre de vie nouveau, tout empreint d’une dure discipline.

Les mystères de l’Ordre Pythagoricien se transmettaient uniquement par la voie traditionnelle, c’est à dire de bouche à oreille, de Maître à Disciple. Le Maître Pythagore n’a laissé aucun enseignement écrit, et ses Disciples n’étaient pas autorisés à prendre des notes, afin de mieux les aider à préserver le secret des enseignements qu’ils recevaient. Deux exceptions à cette règle étaient pourtant admises ;  l’autorisation faite aux disciples de copier :

les figures géométriques, indispensables à l’étude de la Géométrie,

les Symboles (Akousmata) et les Similitudes (Homoioi), dont les significations ésotériques n’étaient de toutes manières intelligibles que pour les seuls Initiés,

Les Vers Dorés et les préceptes de morale, qui, de par leur nature même se devaient d’être communiqués aussi largement que possible.

Plan de notre approche de l’homme face à l’absolu à travers Pythagore :

La présente suite d’articles est essentiellement basée sur une compilation d’ouvrages faisant autorité en matière d’enseignement Pythagoricien. Le Pythagorisme énonce certains dogmes qu’il propose à la foi de ses disciples en leur demandant d’en vérifier l’exactitude par leur travail assidu et régulier.

N’ayant hélas pas eu le privilège de vérifier par nous même l’ensemble des dogmes Pythagoricien dont il sera fait état dans la présente étude, il nous est apparu plus prudent de ne pas risquer d’en déformer trop profondément la portée à travers les effets d’une méditation personnelle.

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