Au fil des articles, il sera intéressant de faire une comparaison analogique entre toutes les traditions et leurs cosmogonies respectives.

La plus ancienne théorie sur la naissance du monde est probablement originaire du vénérable sanctuaire solaire d'Héliopolis.  En tout cas, les Textes des Pyramides en font déjà mention depuis la fin de la 5ème dynastie.
Selon cette théorie, il y avait au début le chaos constitué par l’eau primordiale :  le Noun.

 

Du Noun a surgi la colline primordiale sur laquelle s'élevait le sanctuaire Héliopolis (ce à quoi les autres centres concurrents prétendaient aussi).  Le surgissement de la colline originelle correspond à la réapparition annuelle des terres submergées par l'inondation du Nil.

Sur cette colline est apparu Atoum, dont le nom signifie à la fois « ne pas être » et « complet ». En tant qu'Atoum-Rê, il a créé la lumière en opposition aux ténèbres du Noun.

Ensuite, par l'union avec son ombre ou en s'inséminant lui- même (son nom qui est le grand Lui-Elle fait allusion à son caractère bisexuel), il a créé Shou, le dieu de l'air, en le crachant, et Tefnout, l'humide, en la vomissant. Pour la première fois, Shou et Tefnout incarnent les principes masculins et féminins distincts. Ensemble, ils ont donné naissance à Geb, la terre, et à Nout, le ciel.

Dans les représentations, la déesse du ciel, Nout, a voûté son corps au-dessus de Geb, le dieu de la terre, qui est couché. Elle touche le sol uniquement avec les pointes des doigts et des orteils. Entre les deux, surmontant Geb, se tient Shou surmonté de sa plume d'autruche ; il lève les bras pour soutenir le corps de Nout et constituer l'espace de l'air. Shou est assisté par sa sœur jumelle et épouse Tefnou confortant de chaque côté la puissance de ses bras. Ainsi furent formés les éléments cosmiques fondamentaux. De ceux-ci est née la quatrième génération de dieux qui complète l'Ennéade d'Héliopolis, savoir Osiris et Isis, Seth et Nephtys.

Ce mythe est à rapprocher de la cosmogonie grecque qu'elle a fortement inspirée. Dans l’Ennéade, le 9 marque le passage du chaos au cosmos.

Le cosmos débute avec l'apparition de Zeus pour les Grecs alors qu'Isis et Osiris ont donné quant à eux le jour à Horus.

Est-il anodin de constater aussi que dans la suite de Fibonacci le 9ème nombre : 55 permet le retour à l'unité en numérologie (5 + 5 = 10 = 1) et que son successeur le 89 (8 + 9 = 17, 1 +7 = 8) réduit en 8 symbolise l'entrée dans la matière et la première occurrence du nombre d'or (1,618) dans la division de n par n - 1 dans la suite de Fibonacci : 89 / 55 = 1,61818 ?

Dans la Génèse, Dieu créa l'homme le sixième jour mais la descendance du premier couple ne semble débuter qu'au jour neuf après le septième jour de repos...

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