EMPATHIE – Ѱ

Les freins craintes et inhibitions

Les freins craintes et inhibitions

L’être humain vit dans un conflit permanent entre ce qui le motive pour agir (voir article sur les motivations) et tout ce qui vient psychologiquement contrecarrer ses motivations.
Aucune action ou mise en œuvre d’un projet n’est envisageable aussi longtemps que le poids de nos besoins, désirs et motivations est contrebalancé (voire annihilé) par nos freins craintes et inhibitions.

Les freins et les craintes

Nos freins

  • La routine qui nous pousse à ne pas changer le confort de nos habitudes.
  • L’impatience qui peut privilégier une attente à court terme qui s’avère moins "attirante" qu’une solution à long terme.
  • L’influence de notre entourage dont les avis, voire leurs intérêts personnels peuvent être incompatibles avec nos motivations.
  • Un mauvais souvenir d’une expérience passée dont les circonstances peuvent nous sembler analogues.
  • Une mauvaise gestion de notre temps disponible.

Nos craintes

  • Peur de l’inconnu.
  • Peur de renouveler une mauvaise expérience vécue dans une situation similaire par nous même ou par un proche.
  • Peur de l’échec, de ne pas avoir les compétences pour mener le projet à terme.

Comme l'exprime la balance de l'image ci-contre nous ne devons faire en sorte que le plateau des besoins et motivations soit le plus lourd pour réussir dans nos actions orientées vers l'amour du bien et de la justice.

balance des motivations

Nos inhibitions

Définition

Selon Larousse : "L’inhibition consiste en l’absence ou la diminution d'un comportement qui, dans une autre situation semblable, avait été présent ou plus fort.
Processus interne qui est supposé empêcher ou freiner l'apparition d'une réponse et expliquer ce comportement."

Les sources de nos inhibitions

Pour les évoquer, nous citerons l’ouvrage de Marie-France Grinschpoun : "L’inhibition - Un agir empêché - 2e édition (PRATIQUES) (French Edition) . Enrick B. Editions. Édition du Kindle. " dont la couverture est ci-contre.

Les sources d'influence sociale

"Les influences parentales ou de substituts parentaux...

Elles apparaissent les premières et à ce titre ont un rôle sensible sur la représentation que l’on a de nous-mêmes. Si certains ont eu la chance qu’on leur dise qu’ils étaient les plus beaux et les plus intelligents, d’autres ont dû subir des comparaisons forts peu gratifiantes avec un frère, une sœur ou un cousin (quel dommage qu’il ne soit pas aussi brillant que son grand frère !) et la confiance en soi du sujet va s’en trouver fortement perturbée. Ces images négatives peuvent s’exprimer au travers de différents objets : physique, intellectuel, instrumental, sportif ou artistique.

L’école, qui véhicule les normes sociales courantes...

peut quelque peu réparer cette première imprégnation mais aussi la renforcer en réactivant une stigmatisation négative à l’aide d’une évaluation objectivable, les notes. La personne ayant une piètre image d’elle-même risque d’avoir des difficultés d’adaptation et adoptera des conduites inefficaces à son accomplissement.

Les médias,

qui contribuent par la diffusion de l’information à la formation du jugement, constituent aussi une source considérable d’influence en renvoyant des images collectives négatives, par exemple, des cités de banlieue, images auxquelles certains peuvent s’identifier.

Les religions...

qui proposent des lignes directrices de conduite, peuvent susciter une culpabilité chez des sujets un peu rigides qui ne parviennent pas à se conformer au modèle imposé.

Les amis...

qui exercent une influence affective choisie, peuvent activer une angoisse d’abandon s’ils déçoivent ou s’éloignent.

Notre histoire collective...

qui participe à une certaine stéréotypie sociale, peut, par exemple, nous enfermer dans une position de victime.

Notre histoire individuelle...

 peut cristalliser des expériences négatives vécues comme indépassables.

Notre culture...

qui véhicule nos normes de comportement, va s’avérer émotionnellement incommunicable à tous ceux qui n’appartiennent pas à cette culture et cela peut générer des frustrations.

Le travail,

qui est source de formation et de déformations, peut conduire à des difficultés d’intégration ou d’acceptation par autrui si des différences singulières mettent en cause la cohésion groupale.

Notre patrimoine génétique...

 lui-même peut être à l’origine d’amoindrissements physiques suscitant une dégradation de l’image de soi.

Les manifestations de nos inhibitions

Toujours extrait de l'ouvrage ci-dessus :

"1 - Le sentiment d’impuissance L’inhibition est très souvent confondue avec de l’incompétence par le sujet inhibé. Cette confusion est générée par sa faible estime de lui-même et entretenue voire renforcée par le regard d’autrui. Il en résulte un malentendu, attendu par le sujet inhibé, lui permettant de ne pas remonter à l’origine de son empêchement à agir c’est-à-dire à ses représentations anxiogènes. L’expression de l’inhibition rend compte d’un débordement. Il y a dépassement des capacités d’adaptation des sujets qui disent "lâcher pied", se sentir "submergés". Ne pouvant plus faire face, l’impuissance s’exprime par une incapacité à agir, dire, entendre, comprendre, sentir, se souvenir. Les sujets se disent "bloqués", "coincés", "paralysés", "inertes". C’est comme un arrêt sur image qu’on ne peut expliquer. [...] La défense régressive du sujet inhibé tend à valider son incompétence, sa disqualification." [...]

"2 – Le sentiment d’enfermement L’incommunicabilité et l’immobilisme conduisent à un enfermement vécu comme invalidant. Les sujets se vivent comme différents des autres, handicapés, inadaptés. "Cela devient un handicap social" dit un sujet en Bilan de Compétences. Cette différence est vécue avec souffrance et le mal-être indicible attend d’être entendu. Un sujet dit clairement : "J’ai envie que les gens se rendent compte de ma souffrance mais je ne la montre pas". La souffrance du sujet inhibé a d’autant moins de chance d’être entendue qu’elle ne peut pas s’exprimer et est donc inaudible pour autrui. Son intériorisation contribue à l’enfermement du sujet. A cette souffrance même, il peut s’attacher au fil du temps parce qu’il reconnait en elle son exclusion qui fait de lui un être à part, singulier. Il ne souhaite même plus alors être entendu parce que sa douleur s’en trouverait banalisée. [...]

"3 – Le sentiment de différence Ne pas être comme les autres, malgré soi, ce n’est pas être original mais singulier. La singularité subie, qu’elle soit physique, sociale, religieuse, raciale, intellectuelle, ou instrumentale, est vécue comme invalidante et présente un risque de séparation d’avec autrui. Dans le refus de rester juif après la shoah s’exprime ainsi l’inhibition d’une identité collective que l’on retrouve dans certains cas de maltraitance familiale où le sujet refuse l’idée d’être issu d’une telle famille.
Certes, certains peuvent prendre appui sur une singularité pour développer d’autre atouts (par exemple être laid mais très brillant scientifiquement) ou bien même user de cette singularité comme d’un mérite ("je me suis fait tout seul !") ; cependant pour beaucoup, la singularité est indépassable parce qu’elle génère trop d’angoisse. Une jeune femme étudiante en Master dit : "Je n’ai pas envie qu’on me connaisse. Je veux être comme tout le monde, ne pas me faire remarquer. Il y a une certaine sortie du lot que j’essaie de masquer, parce que ne pas être comme tout le monde, ça provoque le rejet. Être originale fait trop peur ; du coup on finit par se faire oublier." Le manque de confiance en autrui conduit ici le sujet à dissimuler ses différences. Les différences reconnues (personnes ayant vécues des traumatismes de guerre ou victimes d’attentats) tendent à se rassembler (groupements d’anciens prisonniers de guerre, de victimes d’attentats). Les différences tenues secrètes (inhibitions diverses) tendent, elles, à séparer d’avec les autres." [...]

"4 – L’angoisse d’abandon Chez le sujet habité par un sentiment d’insécurité, la moindre perspective de changement suscite l’angoisse. Le changement est redouté c’est-à-dire qu’il renvoie à la peur et au doute. La limitation fonctionnelle du Moi apparaît comme un phénomène réactionnel. Le conflit interne ne laisse place à aucune défense. S’en suit "une lente acceptation faite de renoncements successifs" [...]. Ce que se dit le sujet inhibé, c’est que personne ne peut le comprendre parce que personne ne vit cela. Si on soupçonnait ses différences, il risquerait d’être rejeté, exclu, abandonné et tout vaut mieux que cette mise à l’écart, que cette séparation d’avec l’autre. Il y a alors mise en place de défenses contre la possible réactivation d’une défaillance précoce."

inhibition
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Le triangle de Karpman

Le triangle de Karpman

Le Triangle de Karpman, est un outil inventé (dans les années soixante) par le psychologue dont il tire son nom. Son but est d’expliquer de fréquents problèmes relationnels.
Pour ce faire Karpman distingue 3 grands rôles :

  • Le Persécuteur : Il persécute en agressant, humiliant ou rabaissant la Victime.
  • Le Sauveteur : Il perçoit la Victime comme inférieure et lui vient en aide à partir d’une position supérieure.
  • La Victime : Elle se sent inférieure et va rechercher soit un Persécuteur soit un Sauveteur.

Tout le monde, à un moment ou à un autre de sa vie joue à ce Jeu psychologique, de manière inconsciente. Les rôles par contre, ne sont pas fixés, et l’on passe très facilement de la Victime au Persécuteur ou au Sauveur.

Dans ce Jeu toutefois, aucun des trois acteurs n’a envie de voir la situation changer ; chacun est satisfait de son rôle et en retire un intérêt personnel, créant ainsi un certain équilibre.

La Victime ne veut pas sortir de son rôle de victime, le Sauveur ne cherche pas vraiment à aider la victime, et le Persécuteur ne cherche pas non plus à enfoncer la victime, ils font tous semblant, comme dans une pièce de théâtre.

N.B : L’on retrouve également cette structure dans les contes dramatiques pour enfants :

Exemples :

  • Blanche-Neige, la méchante belle-mère, et le prince charmant.
  • Le chaperon rouge, le loup et le chasseur.
  • Cendrillon, sa famille et le prince…

Pour aller plus loin sur ce thème, vous pouvez consulter notre présentation Prezi© en cliquant sur le lien ci-dessous.

Triangle de Karpman

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Le feu énergétique de nos dragons

Le feu énergétique de nos dragons

La vie ne dure que si nos dragons sont actifs

Ce titre nous explique aussi l’aspect terrifiant de ces mêmes dragons qui, dans le monde occidental, sont présentés comme l’ennemi numéro un de l’homme.

La chrétienté invite ses fidèles à terrasser ce dragon, à l’instar de Saint Michel et de Saint Georges.

En fait ces dragons asiatiques et occidentaux ne font qu’un. Le mieux que nous puissions attendre de notre existence avant notre « passage » est donc d’apprivoiser et domestiquer nos dragons intimes.

Une seule chose est certaine : quand nos dragons respectifs mourront, nous ne leur survivrons pas dans cette incarnation !

Plus un humain se situe (momentanément ou en permanence) sur les degrés inférieurs de l’échelle de Maslow, plus il est vulnérable à l’influence des arguments tentateurs de son environnement social et économique.

Il est ainsi le jouet inconscient de ses passions !

Nos passions sont les filles de nos motivations qui sont elles mêmes le fruit des 7 péchés capitaux et des 7 vertus.

 L’initié doit donc commencer par faire la connaissance de son dragon personnel pour pouvoir ensuite le domestiquer et enfin l’utiliser en parfaite connaissance de cause en fonction des orientations qu’il souhaite donner à son Karma lors de cette incarnation… Mais ceci est un autre débat !

En fait ce dragon qui nous est personnel présente deux corps étroitement imbriqués. Nous les désignerons sous les noms de dragon jaune et dragon rouge, ce qui nous semble conforme aux diverses traditions telles que nous les comprenons à ce jour.

L’image ci contre illustre le conflit permanent qui oppose en nous les 7 péchés capitaux aux 4 vertus cardinales et 3 vertus théologales.

Chaque péché s’oppose à une vertu, et nos agissements oscillent en permanence entre les deux comme un pendule, avec une plus ou moins grand amplitude.

Le dragon jaune :

C’est notre corps physique en analogie avec le soufre philosophal du cinabre. Ce corps à des besoins et des passions très matériels qui sont sous l’emprise des 4 péchés capitaux en lutte avec les 4 vertus cardinales.

Pour les alchimistes, c’est notre corps physique en analogie avec le soufre philosophal du cinabre. Ce corps à des besoins et des passions très matériels qui sont sous l’emprise des 4 péchés capitaux en lutte avec les 4 vertus cardinales.

Le dragon rouge :

Est en analogie avec le mercure des alchimistes, c’est à dire notre âme incarnée. Cette âme répond à des passions gouvernées par les 3 derniers péchés capitaux en lutte avec les 3 vertus théologales..

Les 14 pièges sur le sentier de la sagesse

Comme il est aisé de le comprendre à travers les articles sur les besoins motifs mobiles et motivations, tant que nous ne nous connaissons pas nous même, il nous est impossible de connaître les réelles motivations qui nous poussent à agir.

Nous sommes dès lors notre propre ennemi car les mobiles que nous évoquons pour justifier nos actions ne sont que le fruit de motivations (vices ou vertus) plus ou moins nobles.

En d’autres termes nous ne cessons de nous mentir à nous même !

Plus grave encore : nous courrons en permanence le risque d’être le jouet de manipulateurs (conscients ou inconscients) qui vont faire en sorte de transcender nos passions les plus viles pour assouvir leurs propres démons.

Les 14 pièges ne sont en fait que la mauvaise interprétation de nos motifs et mobiles (voir l’iceberg) des 7 péchés capitaux en lutte avec les 4 vertus cardinales et les 3 vertus théologales.

Tous sont trompeurs :

des actes d’apparente charité ne sont-ils pas la manifestation de notre orgueil ? Cet orgueil qui peut nous pousser à vouloir être reconnu comme charitable alors que ce n’est pas la véritable motivation qui nous pousse. Dans ce cas nous nous trompons nous même tout en trompant les autres.

Citons quelques exemples que l’on pourrait sans doute multiplier à l’infini.

  • Savons nous toujours reconnaître ceux qui nous flattent pour vivre à nos dépends ?
  • Ne confondons-nous jamais amour avec luxure ?
  • Quand nous dévalorisons l’intérêt d’un but à atteindre ; n’est ce pas le fruit de notre paresse voire de notre caractère envieux ou notre couardise ?

Tout ceci pour dire qu’un humain, qu’il soit initialement ou non un chercheur sincère, peut très vite se trouver manipulé ou s’auto corrompre au contact de ce qu’il vit dans le cadre de son groupe initiatique.

Le fait d’engranger du savoir peut conduire à engranger des honneurs. Ces honneurs peuvent exacerber un orgueil qui ne se manifestait guère auparavant.

La paresse ou l’appât du gain peuvent aussi conduire à abuser de la fraternité des autres.

En conclusion

Tant que l’homme est homme, tous ces risques sont inévitables.

Essayons de ne pas encourager un système ou des comportements propices à la propagation exponentielle de ces risques ; alors que notre but initiatique est totalement à l’opposé.

Il ressort d’observations communes avec quelques cherchants que j’ai eu le privilège de côtoyer qu’il est assez facile de « déceler » ceux qui, après quelques années de travail, semblaient avoir largement progressé sur le chemin des vertus cardinales.

La maîtrise du dragon jaune se manifeste ainsi à travers le fait qu’il nous est aisé de côtoyer des êtres qui privilégient la force à la paresse, la justice à l’envie, la prudence à la colère et la tempérance à la gourmandise.

Toutefois, il semblerait que les efforts accomplis dans ces domaines et les victoires qui les couronnent ont trop souvent tendance à créer des frustrations conscientes ou inconscientes qui se manifestent par une exacerbation des penchants liés à l’avarice l’orgueil et la luxure…

Les voies initiatiques n’auraient-elle pas tendance à être trop intellectuelles en négligeant l’aspect AMOUR alors qu’elles s’en défendent ?

Les difficultés rencontrées sur le chemin ne génèrent elles pas des doutes et un fléchissement de l’espérance qui se réfugie dans l’avarice des biens matériels ?

Le sentiment de devenir « plus savant » n’émousse t’il pas une Foi qui se mue en une espèce de certitude et génère de l’orgueil ?

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Comprendre les motivations

Comprendre les motivations

1. Le processus des motivations

L’homme n’est pas toujours libre d’agir à sa guise en exprimant ses motivations personnelles :

Elles sont ses MOTIVATIONS INTRINSEQUES.

Une grande partie de son comportement se trouve régie par des forces venant de l’environnement extérieur. Ces forces ont un effet de stimulation.

Elles sont ses MOTIVATIONS EXTRINSEQUES.

2. Les motivations extrinsèques

Les motivations extrinsèques sont les forces qui nous animent de l’extérieur.

Elles peuvent être :

  • actives (elles nous incitent à …) ;
  • ou restrictives (elles nous obligent à …).

Ces pressions sont d’ordre physique et social :

  • Les pressions physiques sont exercées par :
  • les éléments naturels : climat, cataclysmes, etc.
  • les éléments physiologiques : maladie…
  • les éléments sociologiques : urbanisme, conditions de travail…
  • Les pressions sociales sont exercées par :
  • l’environnement culturel : éducation, groupe, publicité, politique…
  • l’environnement professionnel : entreprise, syndicats…
  • l’environnement familial : conjoint, enfants, parents, amis

3. Les motivations intrinsèques

Du point de vue individuel, le comportement peut être expliqué de façon rationnelle ou affective :

De façon rationnelle :

Nous apportons une explication « politiquement correcte » pour notre entourage, c’est à dire une justification logique de notre acte : c’est le MOTIF.
Ce motif pourra être :

  • ponctuel (valable dans un seul cas),
  • social (valable par rapport aux autres).

 De façon affective :

Nous donnons une raison qui nous est propre, c’est à dire un prétexte sentimental à notre comportement : c’est le MOBILE.
Ce mobile pourra être :

  • temporaire : (fonction de l’humeur du moment),
  • personnel (valable par rapport à soi).

Par exemple l’achat d’un véhicule de luxe « tendance » pourra tout à la fois tenter de se justifier par :

  • MOTIF : Pour remplacer ma vieille voiture.
  • MOBILE : J’ai envie d’une voiture élégante.

 

 

Mais cette explication est superficielle :

Le motif et le mobile ne sont que la traduction,
l’expression indirecte de nos réelles motivations.

Pour comprendre pourquoi cette explication n’est que superficielle, nous devons réaliser que nos motivations sont :

  • Plus ou moins conscientes : nous ne sommes pas nous-mêmes totalement conscients de ce qui nous pousse à agir. Par exemple : beaucoup de parents aimeraient que leur enfant fasse tel ou tel métier. Ils donnent à cela beaucoup de raisons valables : bon métier, avenir assuré… Sont-ils conscients d’avoir peut-être souhaité faire eux-mêmes ce métier, sans avoir pu réaliser ce rêve.
  • Plus ou moins exprimables : même si nous les connaissons. Il peut par exemple être difficile d’exprimer que l’achat d’un véhicule puisse répondre à nos motivations de frimeur…

4. Les composantes de la motivation

 

 

 

Ce qui nous pousse à agir appartient pour une grande part au domaine de l’irrationnel, et se présente comme cet iceberg dont la partie apparente pourrait s’appeler « la raison » et la partie immergée : « l’affectivité ».

Or, cette affectivité guide notre comportement dans une très large part, et plus que de raison.

Les Techniciens de la vente ont depuis longtemps compris que l’être humain n’agit que sous le joug d’une ou plusieurs motivations simultanées, Ils les classifient par familles mnémotechniques.

Par exemple la méthode ‘’SONCAS‘’:

  • S ympathie
  • O rgueil
  • N ouveauté
  • C ommodité
  • A rgent
  • S écurité

Pour un vendeur Initié la méthode ‘’PASSION’’  ci-contre répond au septénaire.

Nous verrons plus tard qu’il est possible d’aller plus loin encore en exploitant la méthode de l’énnéagramme qui classifie les êtres humains en 9 familles.

Si l’on veut bien considérer attentivement les méthodes commerciales, « SONCAS » ou « PASSION » n’ont d’autre intérêt que de dissimuler pudiquement que nous n’agissons qu’à travers nos besoins désirs et motivations.

Nos véritables motivations sont les vices et les vertus qui en nous se combattent.

Il résulte de tout ce qui précède qu’un être qui n’a plus de besoins et qui se trouve dépourvu de toutes motivations n’est autre qu’un trépassé.

Plus de besoins, plus de passions, plus d’action, donc plus de vie !

C’est selon nous la raison essentielle pour laquelle le dragon asiatique est le charismatique symbole de vie. Mais ce dragon possède une autre face, s’il insuffle en nous le feu du Créateur qui est feu de vie, il est aussi, comme nous allons le voir, l’enveloppe symbolique de toutes nos passions.

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Les frustrations

Les frustrations

1. Origines des frustrations

L'origine des frustrations remonte à un stimulus qui se manifeste par l'intrusion d'un besoin ou d’un désir résultant d’une motivation intrinsèque ou extrinsèque.

Ce stimulus donne naissance à un état de tension.

Si le besoin engendré est satisfait, la frustration n'apparaîtra bien sur pas, par contre, elle naîtra si ce besoin ne peut pas trouver une source de satisfaction.

Lorsque par exemple, nous éprouvons un sentiment de faim, un repas évitera la frustration,  le maintien du jeûne donnera naissance à une frustration.

A la naissance de l'obstacle empêchant la satisfaction du stimulus, il est possible de trouver un but de substitution, qui évite de tomber dans la frustration. Dans notre exemple de la faim, le fait de fumer une cigarette peut représenter pour certains une substitution évitant d'éprouver une frustration consécutive à ce besoin de nourriture.

2. Comment les frustrations se manifestent-elles ?

Les frustrations peuvent se manifester de diverses manières qui sont de nature psychologique ou somatique :

  • agressivité directe ou indirecte (physique, verbale...) ;
  • régression (gaminerie, infantilisme...) ;
  • apitoiement sur soi ;
  • fixation corporelle (maladies psychosomatiques : ulcères, infarctus...) ;
  • autodestruction (suicide, mutilation...) ;
  • dévalorisation (cela n'en vaut pas la peine...) ;
  • politique de l'autruche (ne pas voir les problèmes, les refuser) ;
  • activisme (travailler tout le temps et avancer) ;
  • drogues physiques et spirituelles ; utopie :
    • hypertrophie :  idéalisation, exagération;
    • hyper analyse : intellectualisme (perte du sens du concret, fuite).

3. Les remèdes contre les frustrations

Les remèdes reposent tous sur des solutions ou des substitutions :

  1. Ne pas se créer de problèmes : être clair, objectif ;
  2. Faire parler : dégonfler la frustration en la laissant s'exprimer ;
  3. Changer le contexte ;
  4. Sublimation, idéalisation : faire ressortir la valeur de l'acte accompli ;
  5. Donner des compensations, de la considération, des signes extérieurs de richesse...;
  6. Mais surtout : supprimer l'obstacle (c'est à dire annihiler la frustration en satisfaisant le besoin).

Le dernier remède contre la frustration est souvent le grand dilemme de l’initié.

Ce remède résulte de la prise de conscience de la nature des passions qui génèrent nos frustrations. Il s'impose quand nous ne trouvons pas un but de substitution "convenable" pour l’assouvir.

C’est entre autres pourquoi, quel que soit notre niveau d’élévation spirituelle, nous devons hélas souvent succomber à des passions qui nous paraissent viles pour éviter les effets plus dévastateurs encore de frustrations induites.

Le maître doit savoir se créer des priorités d’action et apprécier quand et pourquoi il doit laisser volontairement le chien guider le maître !

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Les besoins et les désirs

Les besoins et les désirs

1. Les besoins

Les besoins ont un rôle essentiellement défensif et visent à un retour de notre être à la normale. Le fait de ne pas les satisfaire entraîne un douloureux sentiment de manque, susceptible de générer un état de frustration (voir ci après). Par exemple : l’absence de sommeil, la faim, la soif…

La réponse à ces besoins annule une insatisfaction, mais n’a pas d’effet moteur. A titre d’exemple, le fait de se réveiller le matin après une bonne nuit de sommeil n’est pas en soi motif à se lever.

Les besoins sont des facteurs d’insatisfactions répétitives :

  • Un besoin ne se satisfait pas une fois pour toutes…
  • Le manque se recrée de lui-même à partir d’un certain acquis.

2. Les désirs

Les désirs ont un rôle beaucoup plus offensif que les besoins. Il s’agit pour la personne d’acquérir un plus, de se développer (par exemple : se sentir responsable).

La réponse à ces désirs procure une satisfaction suffisante pour donner l’envie d’aller plus loin. Ils permettent de maintenir durablement une activité à un haut niveau en fonction du but poursuivi, grâce au plaisir que l’on en retire (exemple : le désir de créer pour un artiste).

Contrairement aux besoins, les désirs sont des facteurs de satisfaction.

Ils sont différents selon les individus. Par exemple : pour l’un, la sécurité prime tout, pour l’autre, ce sera l’intérêt au travail, etc.

Il faut bien comprendre qu’un même facteur peut, pour un même individu, répondre à la fois à un besoin et à un désir (par exemple : la gastronomie).

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La pyramide de Maslow

La pyramide de Maslow

1. Généralités

Ainsi que l’ont classifié divers psychosociologues, l’iceberg de l’âme humaine est hiérarchisé selon une pyramide ou une échelle (dite de Maslow) comportant 5 degrés.

Un homme, quel qu’il soit, cherche successivement et par priorité décroissante à satisfaire :

  1. Ses besoins physiologiques : faim, soif, sommeil.
  2. Ses besoins de sécurité : logement protection.
  3. Ses besoins sociaux : vie en société, appartenance à un groupe.
  4. Ses désirs psychologiques : se réaliser, être reconnu.
  5. Ses motivations spirituelles : surmonter la peur de la mort.

Pour pouvoir entreprendre avec des chances de succès un chemin initiatique, un être humain doit (fut ce provisoirement) avoir élevé sa vie sur le 5 ème barreau de l’échelle de Maslow.

C’est pourquoi (entre autres) les sociétés initiatiques exigent souvent des candidats socialement sereins et croyants en une puissance créatrice.

De ce fait, l’échelle de Maslow génère une véritable pyramide sociale.

Les sociétés initiatiques sont à juste titre considérées comme élitistes. Il ne faut surtout pas y voir une volonté « d’écarter les pauvres en richesses ou en instruction » mais simplement le fait que l’accession au cinquième degré de la Pyramide de Maslow implique que nos besoins matériels nous paraissent assouvis et que nos capacités intellectuelles nous aient permis d’obtenir un statut social apte à nous satisfaire.

2. Les pièges

Hélas le niveau des besoins matériels sociaux et psychologiques d’un être humain est profondément dépendant des déséquilibres engendrés par ses désirs et ses motivations.

Comme nous le verrons, ces déséquilibres sont générés par ce que nous appellerons le conflit des dragons. Ce conflit réside dans les difficultés que rencontre tout être qui cherche à « polir sa pierre » pour mener sa vie dans un état d’équilibre instable entre le vice et la vertu.

Un homme n’ayant pas assouvi sa soif de biens matériels ou qui doit lutter pour assurer le gite et le couvert de sa famille n’est pas dans des dispositions lui permettant de se consacrer à une spiritualité non dogmatique.

Certes nous ne devons pas lui ôter notre amitié voir notre aide si nous le pouvons (dans le respect des lois de notre pays et de nos devoirs envers notre famille) ; mais il n’a pas sa place dans un groupe initiatique authentique tant qu’il n’a pas trouvé un statut social apte à le satisfaire pleinement.

De même, comme nous l’avons tous (ou presque) désormais bien compris un homme solidement campé sur les trois premiers niveaux de la pyramide de Maslow et qui fait montre d’insatiables désirs psychologiques de pouvoir et/ou de reconnaissance par l’argent, ne saurait vivre une démarche spirituelle conforme à l’éthique spirituelle.

2. Maintenir notre vigilance

Nous devons aussi être conscients que nos positions respectives sur les degrés de la pyramide de Maslow ne sont pas immuables. Un cherchant aujourd’hui authentique pourra peut être régresser plus tard selon les aléas d’évolution de ses passions et de son contexte social… Nous y reviendrons en temps et heure.

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