ESOTERICUS

Les sept principes hermétiques

Les sept principes hermétiques

Selon le Kybalion : "Les Lois de la Vie sont plus importantes que la Matière de la vie, parce que, connaissant les premières, nous dominons la seconde : le Sphinx est notre esclave et non plus notre bourreau."

"Pour les anciens Égyptiens, la Nature comprenait tous les Mondes Invisibles, aussi bien que ce Monde Visible dans lequel se cantonne la science moderne.  Ils étudiaient le Monde des Causes avec autant d’ardeur que nous le Monde des Effets."

Selon le Kybalion :"Les principes de la vérité sont au nombre de sept ; celui qui les connaît et qui les comprend possède la clef magique qui ouvrira toutes les Portes du Temple avant même de les toucher."

Tout comme l'alchimie opérative accélère le processus de l'évolution du minéral ou du végétal, le seul but de l'Art Sacré (c.à.d. l'alchimie spirituelle) est d’accélérer l’Evolution du Sage, ce qui présuppose la connaissance de la Loi d’Evolution.

Les Sept principes hermétiques, sur lesquels la Philosophie hermétique tout entière est basée, sont les suivants :

Livre Kybalion

"L’Esprit, de même que les métaux et les éléments, peut passer d’un état à un état différent, d’un degré à un autre, d’une condition à une autre, d’un pôle à un autre pôle, d’une vibration à une autre vibration. La Vraie Transmutation Hermétique est un Art Mental."

Ce principe repose sur le concept des "formes pensées" développées par la théosophie, ainsi que sur les pouvoirs de la prière. Notre pensée est créatrice !

Le principe nous explique entre autres que le monde ou l’univers "phénoménal" n’est qu’une simple Création Mentale du Tout sujette aux Lois des Choses Créées ; que l’univers considéré dans son entier ou dans ses parties, existe dans l’Esprit du Tout, que c’est dans cet Esprit "que nous vivons, que nous agissons et que nous sommes nous-mêmes". Ce Principe, en établissant la Nature Mentale de l’Univers, explique facilement tous les divers phénomènes mentaux et psychiques qui occupent une si grande place dans l’attention publique et qui, sans explications, ne sont pas compréhensibles et défient toute interprétation scientifique. Comprendre ce grand Principe hermétique du Mentalisme permet à l’individu de saisir avec facilité les lois de l’Univers Mental, et de les appliquer à son bien-être et à son perfectionnement.

La physique quantique nous aide à comprendre que tout est vibration et que le monde matériel qui est le notre n'existe que par nos seules aptitudes à le regarder, toucher, sentir, écouter, humer et se limite aux seules fréquences vibratoires accessibles à nos pauvres sens. Si nos yeux n'étaient que des puissants microscopes, l'univers nous paraîtrait tout autre !

"Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas ; ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut."

Ce principe est développé dans notre article de la rubrique des fondamentaux intitulé l'analogie.

Comprendre ce principe confère les moyens de résoudre bien des paradoxes obscurs et bien des secrets cachés de la Nature. Il existe des plans de vie que nous ignorons complètement ; mais quand nous leur appliquons le Principe de Correspondance, nous devenons capables de comprendre plus loin qu’il ne nous aurait été possible de le faire autrement.

"Rien ne repose ; tout remue ; tout vibre."

"Ce Principe implique la vérité que "tout est en mouvement", "tout vibre", "rien n’est à l’état de repos", faits que la science moderne accepte et que toute nouvelle découverte scientifique tend à vérifier. Il y a des milliers d’années que les Maîtres de l’ancienne Egypte ont énoncé ce Principe hermétique. Il explique que les différences existant entre les diverses manifestations de la Matière, de l’Energie, de l’Ame, et même de l’Esprit, sont la conséquence d’une proportion inégale de Vibrations. Depuis le Tout, qui est l’Esprit Pur, jusqu’aux formes les plus grossières de la matière, tout vibre ; plus grande est la vibration, plus haute est la position sur l’échelle. La vibration, de l’Esprit est tellement intense et si infiniment rapide qu’elle est pratiquement en repos, de même qu’une roue qui tourne avec une grande rapidité paraît arrêtée. A l’autre extrémité de l’échelle il y a les formes grossières de la matière dont les vibrations sont si lentes qu’elles paraissent ne pas exister. Entre ces deux pôles opposés, il y a des millions et des millions de degrés différents de vibrations."

"Tout est Double ; toute chose possède des pôles ; tout a deux extrêmes ; semblable et dissemblable ont la même signification ; les Pôles opposés ont une nature identique mais des degrés différents ; les extrêmes se touchent ; toutes les vérités ne sont pas des demi vérités ; tous les paradoxes peuvent être conciliés."

Ce concept a été abordé dans nos articles sur l'inversion des polarité, ainsi que dans ésotérisme et comptabilité.

"Ce Principe implique la vérité que "tout est double", "tout a deux pôles", "tout a deux extrêmes" ; ces phrases sont de vieux axiomes hermétiques. Elles expliquent les anciens paradoxes qui ont rendu perplexes tant de gens et que l’on a exprimés comme il suit : "La thèse et l’antithèse ont une nature identique, mais des degrés différents" ; "les contraires sont semblables et ne diffèrent que par leur degré" ; "les pôles opposés peuvent se concilier" ; "les extrêmes se touchent" ; "tout est et n’est pas, en même temps" ; "toutes les vérités ne sont que des demi-vérités" ; "toute vérité est à moitié fausse" ; "il y a deux faces à chaque chose", etc., etc. Le Principe de Polarité explique que, dans toute chose, il y a deux pôles, deux aspects opposés, et que les "contraires" ne sont en réalité que les deux extrêmes du même objet entre lesquels sont intercalés des degrés différents. Par exemple : le chaud et le froid bien "qu’opposés" sont en réalité une seule et même chose ; ils se distinguent simplement par une différence de degrés. Consultez votre thermomètre et voyez s’il vous est possible de découvrir où le "chaud" se termine et où le "froid" commence ! Il n’existe pas un "chaud absolu" ni un "froid absolu" ; ces deux termes "chaud" et "froid" indiquent simplement des degrés différents de la même chose, et cette "même chose" qui se manifeste comme "chaud" et "froid" est une simple forme, une Variante de la Vibration., Ainsi "chaud" et "froid" ne sont que les "deux pôles" de ce que nous appelons "Chaleur", et les phénomènes qui les accompagnent sont les manifestations du Principe de Polarité."

"Tout s’écoule, au dedans et au dehors ; toute chose a sa durée ; tout évolue puis dégénère ; le balancement du pendule se manifeste dans tout ; la mesure de son oscillation à droite est semblable à la mesure de son oscillation à gauche ; le rythme est constant."

Nous avons souvent évoqué cet enseignement essentiel du l'hermétisme et du Kybalion dans nos multiples articles traitant des cycles.

"Ce principe implique la vérité qu’il se manifeste dans toute chose un mouvement mesuré d’allées et venues, un flux et un reflux, un balancement en avant et en arrière, un mouvement pareil à celui d’un pendule, quelque chose de semblable à la marée montante et descendante, à une mer pleine et à une mer basse ; ce mouvement d’allées et venues se produit entre les deux pôles, dont le Principe de Polarité décrit il y a quelques instants, nous a montré l’existence. Il y a toujours une action et une réaction, un progrès et un recul, un maximum et un minimum. Il en est ainsi pour tous les éléments de l’Univers, les soleils, les mondes, les hommes, les animaux, l’esprit, l’énergie et la matière. Cette loi se manifeste dans la création et la destruction des mondes, dans le progrès et la décadence des nations, dans la vie de toute chose et enfin dans l’état mental de l’homme ; c’est pour cette dernière chose que les hermétistes estiment plus importante la compréhension du principe."

"Toute Cause a son effet ; tout effet a sa cause ; tout arrive conformément à la Loi ; la Chance n’est qu’un nom donné à la Loi méconnue ; il y a de nombreux plans de causation, mais rien n’échappe à la Loi."

"Ce Principe implique le fait qu’il existe une Cause pour tout Effet produit et un Effet pour toute Cause. Il explique que : "Tout arrive conformément à la Loi" ; que "jamais rien n’arrive fortuitement" ; que le Hasard n’existe pas ; que, puisque il y a des plans différents de Cause et d’Effet, et que le plan supérieur domine toujours le plan inférieur, rien ne peut échapper entièrement à la Loi. Les hermétistes connaissent jusqu’à un certain point l’art et les méthodes de s’élever au-dessus du plan ordinaire de la Cause et de l’Effet. En s’élevant mentalement à un plan supérieur, ils deviennent la Cause au lieu d’être l’Effet. Les foules se laissent docilement emmener ; elles obéissent à tout ce qui les entoure, aux volontés et aux désirs de ceux qui sont plus puissants qu’elles, à l’hérédité, à la suggestion, et à toutes les autres causes extérieures qui les dirigent comme de simples pions sur échiquier de la Vie. Les Maîtres, au contraire, s’élevant sur le plan supérieur, dominent leurs sentiments, leur caractère, leurs qualités et leurs pouvoirs aussi bien que ce qui les environne ; ils deviennent des Maîtres au lieu d’être des pions. Ils jouent le jeu de la vie au lieu d’être joués et dirigés par la volonté des autres et par les influences extérieures. Ils se servent du Principe au lieu d’être ses outils. Les Maîtres obéissent à la Causalité du plan supérieur, mais ils règnent sur leur propre plan. Il y a, dans cette affirmation une véritable fortune de "connaissances hermétiques."

À cet égard voir nos articles sur le karma.

"Il y a un genre en toutes choses ; tout a ses Principes Masculin et Féminin ; le Genre se manifeste sur tous les plans."

Ce principe est très proche de celui des polarités et du ternaire. En toute manifestation il existe une force active et une force passive qui sont neutralisées par la création qu'elles engendrent par leur interaction.

"Le mot "Genre" dérive d’une racine latine signifiant "engendrer, procréer, faire naître, créer, produire". Un moment d’attention vous montrera que ce mot a une signification plus large et plus générale que le mot "Sexe,", ce dernier se rapportant aux distinctions physiques existant entre les choses vivantes, mâles et femelles. Le Sexe est simplement une manifestation du genre sur un certain plan du Grand Plan Physique, le plan de la vie organique. Nous voudrions imprimer cette différence dans votre esprit car quelques écrivains, qui ont acquis seulement une connaissance superficielle de la Philosophie hermétique, ont cherché à identifier ce Septième Principe Hermétique, avec les théories et les enseignements étranges, fantaisistes et souvent répréhensibles concernant le Sexe."

"Sous les pas du Maître, les oreilles de ceux qui sont prêts à comprendre sa doctrine s’ouvrent toutes grandes." Et encore ceci : "Quand les oreilles de l’élève sont prêtes à entendre, c’est alors que viennent les lèvres pour les remplir de Sagesse." Mais leur attitude habituelle s’est toujours trouvé strictement d’accord avec cet autre aphorisme hermétique qui se trouve également dans le Kybalion : "Les lèvres de la Sagesse sont closes, excepté aux oreilles de la Raison."

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La marelle : <br> un point de vue maçonnique</br>

La marelle :
un point de vue maçonnique

Après avoir publié un premier article sur les aspects initiatiques de la marelle  nous publions en complément non contradictoire un point de vue maçonnique à travers le texte que nous remercions Noabag pour nous l'avoir confié.

La culture populaire était, demeure et sera toujours un moyen de transmission. Elle perpétue des légendes, des mythes, des mystères ; à son corps défendant bien souvent, en oubliant même ce qu’elle fait parfois, mais de façon continue au travers des âges. Marelle, jeu de l’Oie, Mahjong et autres échiquiers ont toujours eu en somme une portée bien plus large que le seul divertissement de leurs joueurs.

C’est dans cette perspective que nous placerons ce travail, celui de la transmission initiatique, plutôt ésotérique de quelque chose, parmi d’autres, que nous pensons avoir toujours connu. Car rappelons-nous que la 1ère chose à savoir et que nous ne savons rien. La 2nde c’est que la mémoire existe au-delà de nos vies d’hommes.

Pour traiter ce sujet, nous organisons la réflexion en 3 moments :

  • Le jeu lui-même, ses variantes et symboliques apparentes.
  • Son ésotérisme, c’est-à-dire une tentative d’explication du sens des symboles relevés ;
  • Sa portée maçonnique enfin, car après tout c’est bien pour une loge de Saint Jean que cette note est rédigée.

La marelle : description

La Marelle est ce jeu connu de tous. Sa forme actuelle commune est celle d’un parcours de plusieurs cases successives qui en 7 voire 9 étapes successives, doit nous mener de la Terre au Ciel.

L’Enfant progresse à cloche pied, suivant une pierre qui le précède sur ce Chemin, faisant repos à quelques occasions. Une fois le Ciel atteint, le Joueur se doit de parcourir en sens inverse la distance qui le sépare maintenant de la Terre.

L’exposition simple du principe du Jeu doit éveiller des attentions et faire échos à des propose déjà discutés ici…et Ailleurs…

D’autres que nous ont parfaitement traité ce sujet de la Marelle et nous n’aurons pas l’audace de reprendre leurs écrits à notre compte. Il est préférable de mettre à la disposition des F\de l’Assemblée les documents qui ont en grande partie fondés ce travail. Toutefois nous voudrons tout de même mettre en avant ici une forme plus ancienne et à notre sens grandement porteuse de sens plus explicite à nos yeux en termes de contenu initiatique.

C’est sur la Marelle assise que nous nous attarderons donc. Ce jeu antique connu semble-t-il dès avant Rome, se présente sous la forme de trois carrés concentriques, tous reliés entre eux par des canaux orthogonaux, passant par les milieux de chacun des côtés.  C’est un choix fait en conscience que nous faisons de traiter ici cette figure particulière et nous ignorons en cela les mises en garde du sans doute bien nommé Emile ESPERANDIEU, prévenant Florance (qui avait trouvé un signe similaire gravé dans une vielle pierre) de son enthousiasme quant à cette figure. « C’est extrêmement téméraire, à mon avis. Croyez-moi cela vous ferait du tort. C’est le hasard. L’idée de trois carrés concentriques est banale, il n’y a pas de symbolisme, c’est un simple amusement du médecin occultiste*» ( * : Cf Controverse de la pierre de Suevres).

De la Marelle en général, nous retiendrons donc les symboles :

  • De la progression (ou marche) initiatique (puisque permettant l’ascension) et de son nécessaire retour sur le chemin parcouru
  • De la Pierre et de ce qu’elle peut figurer.
  • De la Marche à Cloche pied, plus précisément de l’image du Boiteux , de Sa Variante en jeu Assis.
  • L’idée banale s’il en est de la Triple enceinte (Il existe également une forme de Marelle en Escargot qui ne sera pas traitée ici).

Ésotérisme de la marelle

L'Ésotérisme n’a jamais cessé d’être sujet, et nous l’avons suffisamment dit sur les col, il est un terme phagocyté, brouillé dans la compréhension que nous en avons. Mais, vous le savez également, nous considérons de notre responsabilité de F\M\ que de cheminer vers le sens vrai de toutes choses. (Le GADLU nous ayant, dans sa mansuétude dispensée de l’atteindre).

Aussi par Ésotérisme n’entendrons nous ici que "sens profond" des éléments exposés.

La progression tout d’abord. Elle renvoie à la démarche initiatique. Celle qui est la nôtre sans doute, mais plus largement la démarche de tout être qui décide et agit pour s’éloigner de ce qu’il reconnaît, à un moment de son existence, comme son état, sa Nudité.

Deux points sont à noter, dans le jeu classique ; tout d’abord c’est un parcours en 7 ou 9 cases qui précède le Paradis. Plusieurs étapes distinctes sont donc nécessaires à l’atteinte de l’objectif. Ce sont autant d’épreuves qui vont permettre un raffinage du joueur et l’amener à l’Etat requis pour accéder à l’ultime niveau. Sans traiter ici de ces nombres particuliers, nous dirons que le système d’étapes et leur imbrication est porteur d’une certaine méthode.

Secondement, l’obligation du joueur de revenir sur ses pas pour véritablement compléter le chemin et peut être remporter la partie ?

Ce Parcours, ses étapes et sa dynamique sont les fondements mêmes de l’Initiation.

Cette structure, composite, nous présente par sa construction, l’ontologie de la démarche, i.e. un ensemble organisé, rythmé en phases accessibles selon un ordre prédéfini, qui chacune apportent une strate de connaissance supplémentaire venant s’ajouter à celles déjà obtenues. En cela, il est intéressant de noter que, la position de l’Enfer au terme des étapes du jeu, placé en antichambre du Paradis, peut apparaître comme une cryptique mise en garde de l’Hybris qui pourrait saisir le joueur fragile, croyant avoir enfin pénétré le mystère, mais qui en réalité serait figé devant son seuil.

La Pierre, Dans le jeu elle indique par avance la case ou devra se rendre le joueur. Objectif à atteindre, nous pourrions dire qu’elle fuit devant son poursuivant, le contraignant à avancer sans cesse, bravant tous les périls, même donc les feux de l’Enfer. Au-delà de l’Allégorie Mac\ de la Pierre que nous développerons bientôt, c’est le rôle « d’objet utile » de celle -ci durant le jeu qui nous intéresse. C’est en effet sa poursuite qui est le prétexte au parcours du chemin déjà tracé ; et le fait de la rejoindre sur une même case, d’être au même niveau qu’elle qui attribue la victoire. (si tant est qu’existe réellement un vainqueur au Jeu.)

La pierre n’est rien par elle-même qu’une image du but à atteindre et une fois rejointe du chemin parcouru. La Pierre est un témoin de la progression.

Le Boiteux, C’est à cloche pied, dans une avancée ponctuée de repos que se parcourt le chemin. Les quelques documents joints à ce travail traitent avec une belle clarté de l’aspect symbolique de cette démarche particulière. Nous ne nous entendrons sur le point que pour faire le lient entre le Claudiquant qu’est le joueur et non pas l’Initié mais l’initiable, qui a l’un de ses pieds sur Terre et l’autre Ailleurs. Nous parlons bien d’Initiable car l’Initié, lui est celui qui a parcouru le chemin, par celui qui l’arpente. Mais entendons-nous, ce statut d’initiable sous notre plume, n’est rien moins qu’Honorable.

Retenons qu’à l’instar du parcours, tracé dès avant le début de la partie, le boiteux souffre de claudication avant même que débuter sa marche. C’est son Initiabilité qui l’handicape, l’empêche de se mouvoir parmi ses semblables. Dans le Monde et quelques soient ses efforts il demeure singulier pari les autres.

La Triple enceinte, Ici encore nous refuserons de nous lancer dans un exposé des propos d’autres auteurs bien plus érudits que nous et inviterons le lecteur curieux à s’intéresser aux écrits de Guenon sur le sujet. Nous bornerons nos remarques à une lecture architecturale des cathédrales gothiques. Edifices fabuleux, porteurs de myriade d‘éléments symboliques, où nos glorieux prédécesseurs œuvraient à graver dans la Pierre…un savoir intime, précieux et conséquemment ésotérique. Le fameux tracé de carré concentrique est effet présent au cœur même de l’œuvre.

Si nous nous referons à la cathédrale de Reims, celle-ci est construite sur la base d’un triangle équilatéral, qui donne naissance de fait au quadrilatère rectangle qui contient en son sein la croisée des Transepts. Ce premier Carré est la Table il est dit que sa largeur est celle du Vaisseau principal. Un second carré autour du premier délimite la largeur du Transept et de la Nef, un troisième et dernier marque la Largeur du Chœur.

Gardons-nous de tout tropisme (Évoquons tout de même le trio Jean Le baptiste, Jésus, Jean l’Évangéliste préfigurés par Janus Bifront) et notons que d’autres édifices fameux usaient de cette structure. Nous en voudrons pour preuve le Temple de Salomon, qui pour se diviser dans les quatre parties que nous décrit le Livre était nécessairement composé de trois murs qui ensemble délimitaient et renforçait l’espace en leur sein qui abritait l’Arche.  Citons également Platon qui dans le Critias décrit avec force détails les trois murailles que creusa Poséidon pour créer l’Atlantide : « …Poséidon la fortifia en creusant autour trois enceintes circulaires concentriques, deux de terre et trois de mer… »

Peut Etre est-ce là, Ff\ App\ une autre représentation de ce que d’aucun nommeraient conscient, inconscient subconscient. Accordez-nous la coquetterie d’y préférer Corps Âme Esprit. Ce que nous pouvons en retenir c’est que les Anciens accordaient à cette structure particulière un intérêt certain ; cette triple enceinte semble, au travers des âges, destinée à protéger un Trésor. Que ce trésor soit le Trident D’or de Poséidon, l’Arche couverte des Ailes des chérubins, le Cœur Sacré du Fils de l’Homme.

Maçonniquement : qu’en dire ?

Eh bien le Maç est sans doute ce boiteux engagé sur la Marelle particulière que lui propose la Maç en général et son rite en Particulier. Reconnu comme initiable par ceux qui sont devenus ses Ff, il a débuté une progression au gré de laquelle il changera successivement d’Etat, d’Etat de conscience à tout le moins.

Arrivé au plus haut, "L’Âme illuminée d’Intelligence et de Sagesse…", à l’Image d’Ulysse, c’est sur Terre parmi les Hommes, que le boiteux exalté, transfiguré reviendra et existera. Boiteux toujours mais capable de rendre cette différence invisible aux yeux de ceux qui hier encore le prenait pour un infirme. Sans ce nécessaire retour parmi les hommes, le Maç pourrait demeurer prisonnier dans les limbes stériles d’une spiritualité biaisée sacrifiant la quête vraie de la Lumière à un onanisme peu éclairant.

La Maç\nous propose donc un parcours particulier et la première étape est la compréhension du nombre 3. Ce 3 qui entoure le centre de toutes choses, ce trois qui par sa seule existence induit et préfigure ce qui suivra. Car Ff , la Maç est un Ordre (prédéfini), Traditionnel (sensément pratiqué de manière identique dans le Temps) Initiatique (dont l’enseignement se fait par étapes) et Sobriquet (porteur d’un sens bien plus profond que ne laissent supposer les apparences). La Maç nous pousse, au travers des symboles et plus largement de sa méthode à modifier notre niveau de réceptivité et au fil des année peut être notre compréhension. En toutes choses le Mac\ garde un œil aiguisé sur le Sens qui lui est présenté ; grâce à certains outils celui de l’Allégorie notamment, il est capable d’atteindre un niveau de perception plus fin que le profane ; à tout le moins c’est cela son devoir de MM.

Pour conclure, nous dirons donc que la marelle est porteuse au travers du temps de potentialités. Suivant que l’on y joue innocemment ou que l’on y recherche quelque trace d’une connaissance immémoriale, ces quelques traits au sol délimitent un Univers, le temps au moins d’un jeu partagé qui, du Ciel à la Terre et de la Terre au Ciel nous rappelle un instant avant de reprendre le cours de nos vies, le souvenir des jours où nous étions presque libres.

 

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Nos sept corps

Nos sept corps

Pour bien aborder les concepts ésotériques, il nous faut entre autres pré-requis fondamentaux comprendre que l'homme ne se limite pas à son seul corps physique.
Certes, ce dernier est le seul qui soit perceptible par nos pauvres sens physiques. Toutes les traditions s'accordent pour reconnaître que l'homme est en fait doté de 6 corps invisibles en complément de cette enveloppe charnelle éphémère.

Ces 6 corps invisibles façonnent notre aura, c'est à dire la partie extérieure de la substance "nuageuse" de nos six corps invisibles.

L'article de François sur les chakram qui les évoque sous forme de 4 mondes distincts n'est absolument pas en contradiction avec le présent article.

L'accordéon ci-dessous va nous permettre de commencer à mieux dévoiler ces 7 corps ou sept voiles d'Isis qui sont tous en correspondances ascendantes avec nos 7 chakram ...

La masse de notre corps humain repose à 98,5% sur seulement six éléments : oxygène, carbone, hydrogène, azote, calcium, phosphore.
Pour ce qui est de l'oxygène et l'hydrogène rappelons que 60% de notre poids est composé d'eau. Ce corps n'est donc que pure matière.

Le corps physique est celui dont le taux vibratoire est le plus bas.

Les taux vibratoires vont crescendo à chaque fois que l'on se rapproche du corps atmique dont le taux vibratoire est le plus élevé.

Le corps physique, étroitement lié avec le corps éthérique constitue les premier élément de la trinité mortelle qui se compose comme suit :

  1. Le bloc physique et éthérique (N.B. : ce second est le premier des invisibles),
  2. Le corps astral,
  3. en enfin : le corps mental.

Notons que le corps physique est relié avec le corps atmique par l'entremise de la parcelle divine qui lui est "allouée".

Notre article Maya et Einstein illustre l'illusion que nous aveugle si nous pensons n'être que notre corps physique.

Chez l'homme vivant, le corps éthérique est celui qui entretient la vie (d'où son nom de corps vital). Il est en liaison avec le soleil qui transmet le feu énergétique et permet d'animer notre corps.

Pour simplifier, nous pouvons considérer que tout ce qui vit en nous, sans que nous en soyons en permanence conscients relève de la mission de notre corps éthérique.

En effet, notre cœur bat en permanence sans que nous lui en donnions l'ordre. Nous pouvons respirer sans avoir à penser que nous le faisons (surtout durant notre sommeil). Notre système nerveux transmet en permanence des informations la plupart du temps "à l'insu de notre plein gré". Notre sang véhicule l'oxygène consommé par nos cellules, etc.

Le corps éthérique bénéficie des hormones qui permettent notre croissance. Ces substances naturelles agissent comme des "messagers" chimiques entre les différentes parties du corps. En plus de la croissance, elles contrôlent de nombreuses fonctions dont , la reproduction, la sexualité, le sommeil, la faim, l'humeur et le métabolisme.

Mais surtout, elles régulent les différentes polarités (positives et négatives de nos organes et de nos membres).

L'éthérique est l’intermédiaire entre le corps physique et le corps astral. Ce corps vital emmagasine la mémoire que nous alimentons progressivement au moyen de nos cinq sens.

Pendant notre sommeil, le corps éthérique "répare" notre corps physique provisoirement libéré de son corps astral.

Le corps astral est le siège de nos émotions, de nos désirs et de nos passions (voir à ce sujet nos articles sur Comprendre les motivations. Nos passions et nos désirs insatisfaits génèrent souvent des frustrations auxquelles il est difficile de renoncer sous peine d'en aggraver les conséquences psychiques.

La clairvoyance astrale permet d'accéder à la 4ème dimension qui annihile les notions d'espace et de temps. Le corps astral est la porte d'accès vers le monde supérieur. Il nous permet de réaliser que nous oscillons en permanence entre le bien et le mal.

La maîtrise du corps astral permet de réaliser la catharsis. Cette purification qui consiste à séparer le bon et le mauvais est un rapport à l'égard des passions, un moyen de les convertir.

Notre corps astral attribue des étiquettes aux événements qui émaillent vie. C'est ainsi qu'ils pourront, selon notre avancement spirituel être catalogués comme  plaisirs ou peines ! Le corps astral est donc le "faux moi". Il détermine notre personnalité distincte de notre individualité. L'individualité repose sur la matière. La personnalité est le fruit de son expérience karmique.

Le démon est le symbole du corps astral. Il est en lien avec le pater noster qui sollicite "et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du mal".

N'oublions pas que chacune de nos émotions produit un effet permanent : elle ajoute toujours quelque chose de ses caractéristiques à notre corps astral. Il en résulte qu'à chaque fois que nous cédons à une certaine passion ou émotion, il nous devient plus facile d’y céder à nouveau, car notre corps astral amplifie par résonance l’habitude de vibrer sous l'emprise de ladite passion.

Dernier niveau de la trinité des corps mortels soumis au cycle des incarnations (si l'on fusionne les corps physique et éthérique comme ne faisant qu'un).

Il est important de comprendre qu'il est (Dieu merci) possible et nécessaire de travailler le mental sans avoir acquis une excellente maîtrise du corps astral. Bien au contraire, le travail sur le mental est, avec le combat sur le corps astral, le meilleur garant de notre progression. Le mental nous permet, au fil des incarnations, de nous préparer à franchir un jour le pont qui nous fera sortir de ce cycle des incarnations pour nous unir avec notre "ange".

Le corps mental et le corps des désirs, sont ceux qui sont plus particulièrement générateurs de ce qu’on appelle les formes-pensées. Ce corps est plus ou moins affiné, plus ou moins organisé pour les fonctions qu’il a à remplir suivant le degré de développement intellectuel auquel nous sommes arrivés.

Toute pensée donne naissance à une série de vibrations qui s'enregistrent sur la matière du corps mental. Sous cette impulsion, le corps mental projette "à l’extérieur" une portion vibrante de lui-même, qui prend une forme qui détermine la nature même de ces vibrations. Comme l'illustre notre article sur la résonance, c’est ainsi que sur un disque recouvert de sable se forment certaines figures, sous l’influence de telle ou telle note musicale ; dans cette opération il se produit une sorte d’attraction de la matière.

Citons ici ce livre : LEADBEATER, Charles Webster. L'HOMME VISIBLE ET INVISIBLE (French Edition) . Unknown. Édition du Kindle :

"Dans le même ordre d'idées, la pensée semble être une opération instantanée ; mais elle ne l'est pas, car chaque pensée doit traverser les stades que j'ai décrits. Chaque impression, transmise à notre cerveau par les sens, doit se propager par ces degrés variés de matière avant d'atteindre l'homme vrai, l'Ego, l'âme qui est en lui.  Nous avons ici une espèce de système télégraphique entre le plan physique et l'âme ; et il est nécessaire de comprendre que cette ligne télégraphique a des stations intermédiaires. Les impressions ne sont pas seulement reçues du plan physique ; la matière astrale qui est en l'homme, par exemple, n'est pas seulement capable de recevoir une vibration de la matière éthérique et de la transmettre à la matière mentale, mais elle peut aussi enregistrer des impressions provenant de son propre plan et les transmettre par le corps mental à l'Ego. Ainsi l'homme peut se servir de son corps astral pour recevoir des impressions et enregistrer des observations du monde astral qui l'entoure ; de la même manière il pourra se servir de son corps mental pour explorer le plan mental et en obtenir des informations. Mais, dans l'un et l'autre cas, il devra, tout d'abord, apprendre comment se font ces choses, c'est-à-dire qu'il devra apprendre à centrer sa conscience dans le corps astral ou dans le corps mental, comme elle est actuellement localisée dans le cerveau physique. "

N.B. : L'égo est la partie supérieure de notre corps mental, il constitue le profil que nous avons choisi en fixant  notre feuille de route avant de nous réincarner. Vous pouvez à cet égard chercher avec la "loupe" de notre page d'accueil consulter nos nombreux articles qui évoquent cette feuille de route".

Le corps causal appartient au "monde des séraphins", il est le disque dur qui (à l'instar de Thot) enregistre les aspects positifs et négatifs de notre karma.

Selon divers auteurs (voir entre autres nos sources en fin d'article), le corps causal est symbolisé par un vase en forme de coupe. Ce vase est la coupe de Dionysos, ou le Saint Graal, la quintessence des alchimistes, le sang versé pour sauver les péchés du monde.
Le corps causal de l’homme est donc représenté par une coupe remplie du vin de la vie divine et de l’amour. Le contenu de cette coupe est le bilan consolidé des pesées successives sur la balance de Maât de nos âmes successives...

Le corps causal fait partie de la mémoire akashique, ce disque dur céleste qui emmagasine en permanence toutes les pensées et actions réalisées au cours des éons des temps.

Le corps bouddhique est en correspondance avec le Fils, le 2ème Logos, le Nous de Plotin, le Christ, Vichnou, Osiris, Apollon.

Il est présent dans notre chakra "Ajna" dit du troisième œil.

L'ancien des jours

L'ancien des jours

Notre corps atmique est la petite parcelle de divinité que l'on peut analogiquement comparer au sel philosophal des alchimistes.

Le monde atmique est celui ou nous selon nos convictions nous rejoindrons le Père, le Premier Logos, Brama, Ouranos, Zeus, Keter, Allah, le Grand Architecte de l'Univers.

Les 7 plans de la nature selon C. Leadbeater

Cette illustration issue de son ouvrage L'Homme Visible et Invisible, nous montre une nomenclature légèrement différente de celle que nous avons choisie.

L'on peut y constater que chacun des 7 plans y est subdivisé en 7 sous-plans.

Les légères différences :

  • Le corps physique et le corps éthérique sont fusionnés en 1 plan unique dont 3 sous-plans pour le corps physique et 4 sous plans pour le corps éthérique.
  • Le corps astral est inchangé. Ses sous-plans peuvent être assimilés à ce que nous appelons le dragon jaune et le dragon rouge (4 vertus cardinales et trois vertus théologales avec leurs opposés en polarité que sont les 7 péchés capitaux).
  • Eu égard à leur intimité et permanentes interactions, le corps mental et le corps causal sont fusionnés sous le nom de corps mental (4 sous-plans pour le corps mental et 3 sous-plans pour le corps causal).
  • Le concept d'égo n'est plus mentionné comme partie supérieure du corps mental alors que nous voyons apparaître le notion "d'égo réincarnant" au niveau du corps bouddhique. Il faut selon nous l'interpréter comme suit :
    • L'égo réincarnant est constitué par l'ensemble des expériences cumulées au fil des incarnations (la quintessence alchimique après multiplications).
    • L'égo incarné étant celui qui a été choisi pour la feuille de route de l'incarnation en cours dans le but d'y "alimenter" le corps mental et le corps des désirs (c.à.d. le corps astral).

Sources sur les 7 corps :

LEADBEATER, Charles Webster. L'HOMME VISIBLE ET INVISIBLE (French Edition) . Unknown. Édition du Kindle.

R. EMMANUEL : Réconciliation avec la vie (Dervy).

Besant, Annie. Les formes-pensées (French Edition) (p. 20). Ink book. Édition du Kindle.

Blavatsky, Helena Petrovna. Isis dévoilée (édition intégrale) (French Edition) . nous-les-dieux.org ÉDITIONS. Édition du Kindle.

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L’extinction de la 5ème race

L’extinction de la 5ème race

Toutes les traditions s’accordent pour nous annoncer que l’extinction de notre cinquième race, apparue après le dernier déluge (Noé, engloutissement de l’Atlantide) aura lieu durant notre ère du verseau.

Rappelons que l’ère du verseau a commencé en février 1962 (voir nos articles : Le manvantara, Le cycle des phénomènes périodiques). La manifestation de la sixième race (qui doit marquer le retour progressif des âmes vers le Créateur) devrait donc commencer avec l’ère du capricorne aux alentours de l’an 4.126 de notre ère (1.962 + 2.164 = 4.126).
Cette dernière date marquerait donc la fin du Kali Yuga (notre âge de fer actuel).
Il en résulte que notre race et nos civilisations n’auraient plus qu’environ 20 siècles d’existence en perspective…
Toujours selon ces traditions (Égyptienne, Mythologie Grecque, Hindouisme, Kabbale Juive, Kabale Chrétienne, Aztèque, etc.) le prochain cataclysme devrait donc avoir lieu "durant ces 20 siècles à venir".

La question qui se pose dès lors naturellement est "Soit ! Mais quand ?".

Wikipédia cite que "Selon C.W. Leadbeater, une colonie sera établie en Basse-Californie par la Theosophical Society sous la direction des Maîtres de la Sagesse Ancienne au 28ème siècle pour l'élevage sélectif intensif eugénique de la sixième race racine. Le Maître Morya s'incarnera physiquement afin d'être le Manu ("progéniteur") de cette nouvelle race racine. "

Ce 28 ème siècle "prophétisé" par ce célèbre théosophe semble correspondre aux préparatifs de l'apparition de la 6 ème race en fin d'ère du verseau mais n'apporte pas d'indices sur la date prévisionnelle du cataclysme (apocalypse). Si l'on "recoupe" avec les 20 siècles à venir des traditions ci-dessus évoquées, la date du cataclysme pourrait avoir lieu bien avant ce 28 ème siècle...

Le manvantara

Les indices précurseurs sont nombreux et faciles à trouver sur la toile, nous citerons ceux qui nous sont apparus les plus explicites :

Extinction de la 5ème race selon les Aztèques :

"Nous périrons par le feu et les tremblements de terre."

Extinction de la 5ème race selon l'Évangile Thimothée 3-1-5 :

"Or sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété, sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, incontinents, cruels, n’aimant pas le bien, traîtres, téméraires, enflés d’orgueil, amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu, ayant la forme de la piété, mais en ayant renié la puissance. Or détourne-toi de telles gens. "

Extinction de la 5ème race selon le Linga Purana, chapitre 40 :

Ce texte hindou transcrit il y a environ 24 siècles semble nous décrire avec moult détails le monde dans lequel nous vivons :

"Ce sont les plus bas instincts qui stimulent les hommes du Kali Yuga (âge sombre, âge de fer). Ils choisissent de préférence les idées fausses. Ils n'hésitent pas à persécuter les sages.
L'envie les tourmente. La négligence, la maladie, la faim, la peur se répandent. Il y aura de graves sécheresses. Les différentes régions des pays s'opposent les unes aux autres.
Les livres sacrés ne sont plus respectés. Les hommes seront sans morale, irritables et sectaires. Dans l'âge de Kali se répandent de fausses doctrines et des écrits trompeurs. Les gens ont peur car ils négligent les règles enseignées par les sages et n'accomplissent plus correctement les rites.
Beaucoup périront. Le nombre des princes et des agriculteurs décline graduellement. Les classes ouvrières veulent s'attribuer le pouvoir royal et partager le savoir, les repas et les lits des anciens princes. La plupart des nouveaux chefs est d'origine ouvrière. Ils pourchasseront les prêtres et les tenants du savoir.
On tuera les fœtus dans le ventre de leur mère et on assassinera les héros.
Les Shudrâ prétendront se comporter comme des Brahmanes et les prêtres comme des ouvriers. Des voleurs deviendront des rois, les rois seront des voleurs.
Nombreuses seront les femmes qui auront des rapports avec plusieurs hommes. La stabilité et l'équilibre des quatre classes de la société et des quatre âges de la vie disparaîtront partout.
Le dieu des nuages sera incohérent dans la distribution des pluies. La terre produira beaucoup dans certains lieux et trop peu dans d'autres. Les dirigeants confisqueront la propriété. Ils cesseront de protéger le peuple.
Des hommes vils qui auront acquis un certain savoir (sans avoir les vertus nécessaires à son usage) seront honorés comme des sages.
Des hommes qui ne possèdent pas les vertus des guerriers deviennent rois. Des savants seront au service d'hommes médiocres, vaniteux et haineux. Les prêtres s'aviliront en vendant les sacrements.
Il y aura beaucoup de personnes déplacées, errant d'un pays à un autre. Le nombre des hommes diminuera, celui des femmes augmentera.
Les bêtes de proie seront plus violentes. Le nombre des vaches diminuera. Les hommes de bien renonceront à jouer un rôle actif.
De la nourriture déjà cuite sera mise en vente. Les livres sacrés seront vendus aux coins des rues. Les jeunes filles feront commerce de leur virginité.
Les commerçants feront des opérations malhonnêtes. Ils seront entourés de faux philosophes prétentieux.
Il y aura beaucoup de mendiants et de sans-travail. Tout le monde emploiera des mots durs et grossiers. On ne pourra se fier à personne. Les gens seront envieux. Nul ne voudra réciproquer un service rendu.
La dégradation des vertus et la censure des puritains hypocrites et moralisateurs caractérisent la période de la fin du Kali.
Il n'y aura plus de rois. La richesse et les moissons diminueront. Des groupes de bandits s'organiseront dans les villes et les campagnes. L'eau manquera et les fruits seront peu abondants.
Ceux qui devraient assurer la protection des citoyens ne le feront pas. Nombreux seront les voleurs. Les viols seront fréquents. Beaucoup d'individus seront perfides, lubriques et risque-tout. Ils porteront les cheveux en désordre. Beaucoup d'enfants naîtront dont l'espérance de vie ne dépasse pas seize ans.
Des aventuriers prendront l'apparence de moines avec la tête rasée et des vêtements orangés, des chapelets autour du cou. On volera des stocks de blé. Les voleurs voleront les voleurs. Les gens deviendront inactifs, léthargiques et sans but. Les maladies, les rats et les substances nocives les tourmenteront.
Des gens affligés par la faim et la peur se réfugieront dans des abris souterrains. Rares seront les gens qui vivront cent ans.
Les textes sacrés seront adultérés. Les rites seront négligés. Les vagabonds seront nombreux dans tous les pays. Des hérétiques s'opposeront au principe des quatre castes et des quatre âges de la vie.
Des gens non qualifiés passeront pour des experts en matière de morale et de religion. Les gens massacreront des femmes, des enfants, des vaches et se tueront les uns les autres. "

Extinction de la 5ème race selon la prophétie de Malachie et le troisième secret de Sainte Fatima :

La prophétie de Malachie apparaît dans l’Histoire en 1590 sous la plume d’un moine vénitien, Arnold de Wyon, qui prétend publier un texte de Saint Malachie qui daterait donc de la première moitié du XIIe siècle. Cette prophétie contient 111 devises courtes en latin qui s’appliquent à tous les Papes depuis Célestin II (1143 – 1144) "Ex Castro Tiberis" (D’un château sur le Tibre) jusqu’à son 111e successeur qui serait l’actuel Pape François appelé dans la prophétie Pierre le Romain qui fera paître les brebis au milieu de nombreux tourments ; après quoi la ville des sept collines sera détruite et le juge terrible jugera son peuple"». En d’autres termes, si le Pape François est Pierre le Romain son pontificat annonce des heures sombres pour les Catholiques avec un dénouement apocalyptique comprenant la destruction de Rome.

Quant au troisième secret de Sainte Fatima il est du même ordre que la prédidction de Malachie concernant le Pape François.

Le thriller de Dos Santos intitulé "Vaticanum" (image ci-contre) nous livre une narration très bien documentée et argumentée sur ces prophéties qui ont servi de base d'inspiration à l'auteur de ce best seller.

Linga purana
déluge

L’apocalypse et le nombre de la bête :

Ce chapitre fait référence à la Bible et plus particulièrement à cet article du site Guarrigues et Sentiers que vous pouvez visiter pour compléter votre lecture.
Le bête et son nombre continuent de faire couler beaucoup d'encre. Pouvons nous compter sur ce nombre 666 pour identifier précisément et avec certitude cette bête qui pourrait nous divulguer la date prévisible de l'apocalypse ?

Que nous disent les textes bibliques :

La bête apparaît dans 29 versets de l’Apocalypse,

  • Le verset 11,7 : "Mais quand [les deux témoins] auront fini de rendre témoignage, la Bête qui surgit de l'Abîme viendra guerroyer contre eux, les vaincre et les tuer."
  • On la retrouve en 13,1-18 : "Alors je vis surgir de la mer une Bête ayant sept têtes et dix cornes, sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des titres blasphématoires. La Bête que je vis ressemblait à une panthère, avec les pattes comme celles d'un ours et la gueule comme une gueule de lion ; et le Dragon lui transmit sa puissance et son trône et un pouvoir immense. L'une de ses têtes paraissait blessée à mort, mais sa plaie mortelle fut guérie ; alors, émerveillée, la terre entière suivit la Bête. On se prosterna devant le Dragon, parce qu'il avait remis le pouvoir à la Bête ; et l'on se prosterna devant la Bête en disant  "Qui égale la Bête, et qui peut lutter contre elle ?" (La bête profère des blasphèmes contre Dieu et mène campagne contre ses saints… Surgit alors une 2e bête qui se met au service de la 1e…) Par ses manœuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves, se feront marquer sur la main droite ou sur le front, et nul ne pourra rien acheter ni vendre s'il n'est marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom. C'est ici qu'il faut de la finesse ! Que l'homme doué d'esprit calcule le chiffre de la Bête, c'est un chiffre d'homme : son chiffre, c'est 666" (traduction Bible de Jérusalem)
  • Il faut attendre le verset 19,20 pour être rassuré... : "mais la Bête fut capturée, avec le faux prophète – celui qui accomplit au service de la Bête des prodiges par lesquels il fourvoyait les gens ayant reçu la marque de la Bête et les adorateurs de son image –, on les jeta tous deux, vivants, dans l'étang de feu, de soufre embrasé."

De nos jours, des influenceurs politiques et/ou économiques témoignent de velléités potentielles visant à implanter à chaque être humain une puce attestant qu'il est "sanitairement" apte à ne pas vivre confiné, voire permettant de le tracer dans ses déplacements.

Ces perspectives suscitent bien évidement un regain d'intérêt à identifier et dénoncer la bête désireuse de nous marquer sur la main ou au front...

La conclusion de Guarrigues et Sentiers est la suivante :

"Et la réponse est d’une simplicité… biblique : mal se dit en hébreu ra’ (rech-’aïn), dont la valeur numérique est 36. Or, le nombre triangulaire de 36 est égal à 36 multiplié par 37 et divisé par 2, soit 18 fois 37, soit… 666 !
666, le nombre de la Bête de l’Apocalypse, est donc la gloire du Mal…"

La lecture de l'article que nous citons vous explicitera par ailleurs un important outil ésotérique cher aux Kabbalistes et Pythagoriens (guématrie pour les premiers numérologie pour les autres) .

Le début de notre article et l'observation de notre quotidien permettent sans nul doute de constater que nous vivons sous l'emprise croissante du mal.

Si le nom de la bête se limite au mal, nous ne sommes donc guère avancés pour pronostiquer la date de l'apocalypse !

Croquis scanné dans le livre de R. Emmanuel (Pleins feux sur la Grèce antique")

En conclusion

Restons attentifs à toutes les manifestations de ce "MAL" qui secouent notre planète :

  • Progression de l'inversion des pôles (glissement du pôle magnétique).
  • Éruptions volcaniques de plus en plus fréquentes.
  • Séismes.
  • Inondations.
  • Migrations liées au changement climatique.
  • Risques de guerre.
  • Suivons l'horloge de l'apocalypse comme nous y invite le journal "Le Monde".

Mais surtout : conservons nos facultés de discernement et poursuivons sereinement notre quête de la vérité et de la spiritualité !

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Monde astral et corps astral 2/2

Monde astral et corps astral 2/2

Le mythe de Prométhée

Prométhée est un Titan qui a dérobé le feu sacré de l’Olympe pour que chacun des humains puisse bénéficier d’une parcelle divine. Pour le "punir", Prométhée fut enchaîné par ordre de Zeus sur le Caucase : là un vautour ou un aigle lui rongeait le foie, et ce foie renaissait sans cesse.

Le corps astral siège au niveau du foie physique qui constitue son pôle inférieur. C'est pourquoi Prométhée venu s’identifier aux hommes doit tout comme eux ressentir les désirs et les passions qui leur rongent le foie.

(On entend souvent : "ne te fais pas de bile", "c'est un homme rongé par la passion"). La colère et la jalousie peuvent perturber durablement le foie physique.

Les chaînes de Prométhée nous indiquent que l’homme est attaché à la terre et que ce lien ne lui laisse que peu de facultés pour communiquer avec les multivers spirituels.

Mais pourquoi donc le vautour vient-il ronger le foie de Prométhée durant le jour ?
Pourquoi ce foie se reconstitue t’il durant la nuit ?

Tout simplement parce que le corps physique et le corps éthérique de l'homme se fatigue l'état de veille car ils mènent en permanence un dur combat contre leurs pulsions naturelles. A contrario, au cours de la nuit les corps physique et éthérique se reposent pendant que le corps astral s’échappe dans le monde des rêves (voir infra). C’est ainsi qu’au réveil, l'homme se sent dispos et prêt à recommencer une journée de travail. La nuit ne porte-t-elle pas conseil ?

N’oublions surtout pas qu’au bout de plusieurs siècles, Héraclès vint délivrer Prométhée de ses chaînes après avoir tué le vautour (l'aigle) d'une flèche en plein cœur. Ce qui nous rappelle que notre parcelle divine, au fil de nos incarnations, va nous permettre d’accéder nous aussi à une place dans l’Olympe. Voir à ce sujet nos articles sur le Karma, l’alchimie, etc.)

Pour mémoire, Manipura est le chakra du foie, il se situe au niveau du nombril (ce cordon qui, à l’instar de Prométhée nous a enchaînés à la terre au moment de notre naissance).

Prométhée

Le monde astral et le mythe de Protée

Dieu marin, fils de Poséidon. Selon Homère Protée se métamorphosait successivement en lion, en serpent, en panthère, en un sanglier, en eau, en un arbre, Ménélas ne le laissa pas s’échapper, jusqu'à ce que vaincu, le vieillard accepta de parler.

Les caractéristiques protéiformes de Protée font de lui le symbole du monde astral.

Selon R Emmanuel dans son livre « Pleins feux sur la Grèce antique » que nous aimons citer :

« Le monde astral est d'origine lunaire il fut construit durant la phase cosmogonique de la lune primordiale c'est-à-dire la phase humide de la création du monde. Le monde astral est le monde des images ; sur ce plan, la moindre pensée crée des formes qui s'évanouissent et se reconstruisent au gré de la pensée. C'est monde que les héros antiques et moderne doivent forcer sont forcés de traverser en cours d'initiation. »

 

Voyons maintenant comment pouvons-nous observer et visiter ce monde astral.

Nos connexions avec le monde astral

La mort est la finalité du plan physique, mais elle est aussi la renaissance pour le plan astral.

Pour nous simples mortel, notre corps astral est celui qui renferme les égos que nous avons choisis avant de nous incarner et se trouve de ce fait à l’origine de toutes nos pulsions.

Comme nous l’avons vu en évoquant le mythe de Prométhée, notre corps astral se situe essentiellement dans le 3ème chakra : Manipura.

Le serpent igné de nos pouvoirs magiques sort de la poche membraneuse où il se trouve enfermé et monte par le canal médullaire jusqu’au calice (cerveau). Du canal médullaire se détachent certains fils nerveux qui connectent les sept chakram dans l’astral, qui sont en relation avec sept plexus dans l’éthérique et avec sept glandes dans le physique.

Nos rêves

Les images et toutes les sensations que nous percevons au cours de nos rêves ne sont rien d’autre qu’un voyage dans le monde astral. Il est évident quand nous pouvons nous les remémorer (qu’ils soient "rêve" ou "cauchemar") que leur caractère est pour le moins protéiforme (voir Protée supra). Il est aussi évident que durant nos rêves les déplacements se font de manière instantanée et que nos rencontres y sont des plus erratiques.

Pythagore attachait une grande importance à ce que ses disciples se livrent à une introspection matinale quotidienne de leurs rêves.

Selon Blavatsky, Helena Petrovna. Isis dévoilée (édition intégrale) (French Edition) . nous-les-dieux.org ÉDITIONS. Édition du Kindle.

"Pendant nos rêves", dit Paracelse, "nous sommes comme les plantes qui ont aussi un corps élémentaire et vital, mais qui ne possèdent pas d'esprit. Dans notre sommeil, notre corps astral est libre, et peut, grâce à l'élasticité de sa nature, soit tourner autour de son véhicule endormi, soit s'élever plus haut, et aller converser avec ses parents étoilés, soit même communiquer avec ses frères, à grande distance. Les rêves d'un caractère prophétique, la prescience, et les besoins actuels sont les facultés de l'esprit astral. A notre corps élémentaire plus grossier, ces dons n'ont point été accordés, car, à la mort, il descend dans le sein de la terre, et se réunit aux éléments physiques, tandis que les divers esprits retournent aux étoiles." "Les animaux", ajoute-t-il, "ont aussi leurs pressentiments, parce qu'ils ont eux aussi un corps astral".

Le voyage astral

De plus en plus de témoignages affluent et font l’objet de reportages sur les expériences de mort imminente.

Pour vous faire une idée sur ce qu’est le voyage astral et "la vie au quotidien" dans ce monde, nous ne saurions trop vous conseiller de lire les ouvrages de Robert Monroe. Cet homme d'affaires américain, qui ne comprit pas bien ce qui lui arrivait quand il réalisa ses premiers voyages hors de son corps. Déstabilisé puis curieux de comprendre, après avoir surmonté la peur de passer pour un farfelu, il entreprit une recherche qui lui fit côtoyer les plus grands scientifiques de son époque. Il quitta ses activités pour fonder un institut où il se consacra à l'étude scientifique et à la reproduction de ces phénomènes. Son livre le plus accompli est sans doute "Ultimate Journey" qui n’a hélas jamais été traduit mais qui ne nécessite pas d’être doué en anglais. À défaut le seul ouvrage en français est "Le voyage hors du corps".

Il est édifiant de constater combien les expériences de Monroe viennent conforter tous les témoignages actuels et les écrits traditionnels touchant à l’au-delà.

Essayons de classifier les expériences que peuvent vivre nos corps astraux (nos âmes) dans le Champ de Proserpine…

Les sept sous-plans du monde astral

Le plan astral est découpé en 7 sous-plans, c’est ceux que nous nommons la plupart du temps le bas astral, qui est le septième sous-plan, et les plans supérieurs. Le premier sous-plan étant le plan vibratoire le plus élevé. Ces plans peuvent se diviser en trois familles qui se chevauchent plus ou moins :

L’enfer, le purgatoire et le paradis. Le plan astral est en analogie avec le Champ de Proserpine Pythagoricien et l’Amenti Égyptien (voir nos articles sur le cycle des âmes et le papyrus d’Hunefer).

L'enfer

Pour mieux comprendre les regrets des âmes fraîchement décédées dans l’enfer du bas astral. Il paraît judicieux de nous rafraîchir la mémoire en relisant notre article sur le feu énergétique de nos dragons (le jaune et le rouge).

Les trois premiers plans de "l’enfer" sont ceux que traversent plus ou moins vite toutes les âmes récemment "décédées". Depuis ces plans, elles peuvent observer mais surtout regretter d’être privées de tout ce qui leur était cher dans le monde de la matière.

Au plan le plus bas : paresse, envie, colère, gourmandise.

Au second plan la luxure ; nos addictions sexuelles.

Au troisième plan persistent encore quelques regrets liés à l’avarice qui n’a pas pu être totalement vaincue par l’espérance. Cette espérance qui Dieu merci est restée au fonds de la boîte de Pandore quand elle l’ouvrit.

Cette espérance chère aux hauts grades maçonniques va pouvoir progressivement libérer les accès aux quatre plans supérieurs.

Le purgatoire

Arrivées au quatrième plan, les âmes sont de plus en plus éloignées de la Terre et elles commencent à devenir conscientes du travail qu’il leur reste à accomplir.

A partir du cinquième plan, elles cherchent les moyens et une feuille de route pour faciliter leur prochaine incarnation.

C’est le début du haut astral qui est beau et paisible. C’est l’endroit où l’on est pleinement conscient du bilan de la pesée de nos âmes sur la balance de Maât. Une espèce de bilan de compétences s’opère pendant lequel l’âme fait le point sur ses acquis et sur ses manques si elle n’a pas encore tout vécu dans le monde de la matière.

Le paradis

Les sixième et septième niveaux sont les plus merveilleux. Sont-ils visités comme « un appartement témoin » qui ne nous est pas encore accessible ou comme un préalable à un rendez-vous chez le notaire (le gardien du seuil) avant d’entrer dans le vrai paradis ?

Conclusion

La notion de péché semble essentiellement liée aux règles morales que se fixent les sociétés communautés en fonction de leurs dogmes et lois. Par contre même si comme nous le chante Michel Polnareff "nous irons tous au paradis", il est important de mener une vie aussi vertueuse que nos égos nous le permettent. En effet :

Si l'absolution et le pardon de nos "péchés" semblent se réaliser en multipliant les incarnations, il n'en reste pas moins qu'une âme libérée de ses passions et qui ne serait plus qu'AMOUR semble le meilleur passeport pour rejoindre nos anges respectifs après une sereine traversée de tous les plans du monde astral.

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Monde astral et corps astral 1/2

Monde astral et corps astral 1/2

Nous ne saurons trouver meilleure introduction que cette citation extraite d’un ouvrage désormais classique qui commente les enseignements ancestraux du Kybalion (Trois Initiés. LE KYBALION (French Edition) (p. 45). nous-les-dieux.org ÉDITIONS. Édition du Kindle.) :

" Nous voyons autour de nous que ce qu’on appelle "Matière", constitue la fondation physique de toutes les formes existantes. Le Tout est-il simplement de la Matière ? Pas du tout ! La Matière ne peut manifester de la Vie ni de l’Intelligence, et comme la Vie et l’Intelligence se manifestent dans l’Univers, Le Tout ne peut être Matière, car rien ne peut atteindre plus haut que sa propre source, rien ne se manifeste dans l’effet qui ne soit déjà dans la cause, rien n’existe comme conséquence qui ne soit pas déjà antécédent. En effet, la Science Moderne nous informe qu’il n’existe en réalité aucune chose que l’on puisse appeler Matière ; ce que nous appelons Matière n’est simplement qu’une "énergie ou une force interrompue", c’est-à-dire, une énergie ou une force possédant un degré très faible de vibration. Comme un écrivain l’a dit récemment "la Matière s’est confondue en Mystère". La Science Matérielle elle-même a abandonné la théorie de la Matière et repose maintenant sur la base de "l’Energie". "

Après un rappel sur les articles qu’il nous semble indispensable de comprendre avant d’aborder ce thème sur le corps astral et le monde astral (qui sera divisé en deux articles) ; nous envisagerons successivement une approche du multivers puis nous entrerons dans le vif du sujet dans le second article…

Pour bien aborder le monde astral

N’hésitez pas à revoir tout le chapitre "Empathie Psy" de ce blog. Le contenu de notre corps astral y est décrit. Le corps astral est pour l'homme le corps des désirs et des passions. Il est aussi celui des sentiments…
Faisons aussi très attention aux divers périmètres couverts par le signifié du vocabulaire employé (monde astral et/ou corps astral) selon les auteurs que nous pouvons consulter en ligne ou dans nos livres. Pour certains (notamment les théosophes le corps physique et le corps éthérique ne font qu’un. Ceci est entre autres lié au chevauchement des chakram que le paragraphe suivant nous invite à revisiter.

Revisiter les quatre corps

Nous ne saurions trop insister sur l’importance de l’article sur les chakram de notre vieil ami François que nous citons ci-dessous :
Certaines Écoles de Sagesse considèrent que l'homme possède 4 corps, d'autres estiment qu'il en est doté de 5 ... Nous allons en dénombrer 4, (qui sont emboîtés les uns dans les autres, comme des poupées russes) que nous nommerons ;

  1. Le CORPS CHIMIQUE DENSE ou corps physique, qui est notre enveloppe la plus grossière, la plus visible ;
  2. Le CORPS VITAL ou corps psycho-énergétique, qui n'est déjà plus de la matière dense mais qui est constitué d'un tissus énergétique ; (corps éthérique ou de résonance).
  3. Le CORPS ASTRAL qui est un corps immatériel, éthérique ; (corps causal ou des désirs) et
  4. Le CORPS du MOI encore plus subtil, qui est le siège de la Conscience pure... (corps christique, bouddhique).

II est à noter que ces corps reçoivent des appellations différentes selon d'autres Branches de la Tradition...
Pour mieux comprendre l'intime relation que l'homme entretient, souvent à son insu avec les Plans invisibles, il nous semble utile de rappeler que la Tradition enseigne qu'il y a 4 Plans ou Mondes :

Concernant nos 4 corps en considérant cette loi de correspondance selon laquelle nous constatons les relations suivantes :

  1. Le CORPS CHIMIQUE DENSE est en relation avec le MONDE PHYSIQUE ;
  2. Le CORPS VITAL (ou corps psycho-énergétique) est en relation avec le MONDE PSYCHO-ÉNERGÉTIQUE ;
  3. Le CORPS ASTRAL est en relation avec le MONDE SPIRITUEL ; et
  4. Le CORPS DU MOI est en relation avec le MONDE DIVIN.

Le multivers

Selon Blavatsky, Helena Petrovna. Isis dévoilée (édition intégrale) (French Edition) . nous-les-dieux.org ÉDITIONS. Édition du Kindle.
« Paracelse l'appelle la lumière sidérale, empruntant le terme au latin. Il considère la foule des étoiles (y compris notre terre) comme des parties condensées de la lumière astrale, "tombées dans la génération et la matière", mais dont les émanations magnétiques ou spirituelles conservent constamment une incessante inter-communication entre elles et la source-mère de tout – la lumière astrale. "Les étoiles exercent sur nous un mouvement d'attraction et nous en exerçons un semblable sur elles", dit-il. »
À l’heure actuelle selon le site "Pour la science" :
"L'idée du multivers émerge d'une théorie suggérant que le cosmos primordial a subi une expansion fulgurante, exponentielle. Au cours de cette période d'« inflation cosmique », certaines régions de l'espace auraient vu leur expansion rapide prendre fin plus tôt que d'autres, formant ce qu'on appelle des « univers-bulles », un peu comme des bulles dans un volume d'eau bouillante. Notre univers correspondrait à l'une de ces bulles, au-delà de laquelle il y en aurait une infinité d'autres."

La vidéo ci-dessous nous permet de mieux comprendre cette opposition entre la loi de relativité générale d’Einstein qui analyse le macrocosme et la physique quantique qui s’intéresse à l’infiniment petit.

 

Pour aller plus loin sur la physique quantique et les multivers, pourquoi ne pas lire ce thriller bestseller scientifiquement bien documenté : La clé de Salomon de Dos Santos ?

Suite de cet article

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Le symbole : <br> Qu’est-ce ? Comment l’utiliser ?<br> Son utilité…</br>

Le symbole :
Qu’est-ce ? Comment l’utiliser ?
Son utilité…

Qu’est-ce qu’un symbole ?

Le symbole est un faisceau d’information qui permet au cherchant d’accéder à une convergence progressive entre son monde matériel et le monde « impalpable ».

Le symbole peut être naturel, artificiel ou composite.

  • Naturel : la grenade, le pélican, le cinabre, etc.
  • Artificiel : le carré, le point, le pentacle, etc.
  • Composite : le sceau de Salomon (qui se compose de deux triangles) ; le symbole alchimique du mercure qui se compose d’un demi-cercle surmontant un cercle au-dessus d’une croix ; etc.

N.B. : la croix est, elle aussi un symbole composite faite d’un trait vertical et d’un trait horizontal…

Selon R. Emmanuel dans son livre "Pleins feux sur la Grèce antique" :

"Quant au symbolisme son étude sérieuse me permettra de retrouver les vastes connaissances amassées par les peuples antiques au cours de millions d'années et transmises par le truchement du symbole.
Le symbolisme permet de transmettre à travers le temps une foule de vérité qui, sans lui, seraient balayées par les guerres, les destructions, les révolutions ou encore profanées par les matérialistes. Les symboles ont une portée internationale ; la meilleure preuve est qu'ils sont compris par tous les peuples du monde ; en résumé, le symbole reste dans le temps le témoin immuable de la vérité."

À quoi sert le symbole ?

Son but n’est pas de cacher mais de refléter le monde invisible.
Le Zohar (ou Livre des splendeurs des cabalistes) le définit comme suit :
" Ce qui est visible est le reflet de ce qui est invisible".

Isha Schwaller de Lubicz dans son merveilleux livre Her-Bak Pois Chiche précise :

« Le symbole est la forme vivante d’une loi. Le symbole est une langue de Sages qui connaissent les rapports analogiques du visible et de l’invisible et enseignent l’abstrait par le concret. Pour accéder à cette langue, il faut accepter une formation progressive qui est la montée vers le Temple. »

Si nous utilisons des symboles, ce n’est pas pour cacher les choses, mais tout simplement, parce qu’il n’y a pas moyen de faire autrement.
Pourquoi n’y a-t-il pas moyen de faire autrement ? :  Parce que notre langage est limité.

Les mots ne peuvent exprimer que certaines vérités, et la vérité initiatique est au-delà des mots, des pauvres mots dont nous nous servons si souvent qu’ils sont usés comme des oripeaux.
Si nous parvenons à le comprendre vraiment nous pourrons commencer notre quête, autrement dit, la route qui s’ouvrira devant nous sera illimitée, et nous conduira aussi près de la Vérité que notre humanité actuelle et notre persévérance nous le permettront.

Le but des symboles n’est pas de cacher. Leur but est de sélectionner ceux qui sont dignes de ces secrets, c’est à dire qui n’en abuseront pas pour des motifs égoïstes. Il n’y a jamais eu, dans aucune tradition, une volonté de cacher quoi que ce soit de la Sagesse. L’énigme, n’est pas en la chose, mais résulte de notre intelligence, de notre pureté morale.

Le Symbole est infini. Mais nous n’en prenons progressivement au jour le jour, que ce qui est à notre portée. A mesure que notre capacité mentale croit, le Symbole nous enrichit de plus en plus.

Un symbole doit s’intégrer et non pas se comprendre rationnellement. Il ne doit pas seulement donner matière à réflexion, mais faire partie de nous même. Il doit être dans notre cœur, plus encore qu’en notre cerveau.

Tout comme il est possible d’apprendre le solfège sans devenir un artiste musicien ; on peut lire des quantités de livres, colliger des fiches (comme nous le faisons sur ce site), sans pour autant être à même de nous en imprégner.

Cette intégration sur-rationnelle du symbole, est la véritable initiation.

Comment intégrer le symbole ?

Grave problème : il y a certainement là une grâce particulière. Ne nous leurrons pas, les vrais initiés sont rares. Mais, même si l’on ne fait que de faibles progrès dans l’Art, ces progrès ont des conséquences heureuses pour toute notre existence. Quelques pas et progrès suffisent à nous rendre plus épanouis et illuminer de joie notre vie humaine. Le vrai bonheur est de pouvoir faire son examen de conscience chaque soir et de conclure que nous avons compris et assimilé quelque chose de nouveau.

Pleins feux sur la Grèce antique
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La Fontaine du Soleil de Nice<br> Un monument alchimique</br>

La Fontaine du Soleil de Nice
Un monument alchimique

Un des grands attraits de l’art royal est de nous permettre de décrypter les monuments et œuvres d’art pourvu qu’ils aient été créés par des artistes ayant dédié leurs œuvres à la spiritualité.
Voyons comment la voie initiatique nous permet de voir et apprécier notre fontaine du soleil "nissarde" sous le prisme de nos enseignements.

Avant de conclure, nous aborderons successivement une présentation profane de ce monument puis un décodage alchimique des bronzes de la fontaine, puis du héros central Appolon.

La fontaine à travers les yeux d’un guide de tourisme Internet

 

Le site Internet "Montmartre Secret" nous la décrit à merveille :

"Réalisée entre les deux guerres par Alfred Janniot, un des grands sculpteurs du XXème siècle, elle dut attendre 1956 pour être installée et connaître les affronts de la bien-pensance niçoise.
L'Apollon fut surnommé par des Niçois goguenards "la 4 CV" voiture très populaire à l'époque et pour laquelle le dieu semblait faire de la publicité avec les 4 équidés qui le couronnaient.
D'autres Niçois (surtout Niçoises) scandalisés par la taille des attributs génitaux coururent chez le maire, pétition en mains pour que l'objet impudique fût enlevé.
Le sculpteur tenta de les amadouer en réduisant l'objet du délit à coups de ciseau et de burin, ce qui inspira aux moqueurs un nouveau surnom pour le colosse amoindri "le puceau".
Malgré cette réduction humiliante l'Apollon resta de marbre.

L'opération s'avéra inutile, le sexe restait trop gros pour être avalé par les prudes Niçois. Les bronzes furent relégués au centre d'épuration des eaux et l'Apollon commença son errance dans la ville. Il stationna d'abord dans l'atrium de la mairie.
Las ! Les employés municipaux se sentirent outragés et ils obtinrent le départ de l'intrus qui termina son périple dans le stade Charles Ehrmann.
Ce n'est qu'en juin 2011 qu'il revint au centre de la Fontaine du Soleil. Nice supportait mal d'être montrée du doigt dans les expositions consacrées à Janniot, mondialement reconnu, pour être la ville qui avait démonté un de ses chefs d’œuvre !

Le Dieu a retrouvé sa place, au centre du bassin, entouré des bronzes restaurés. Janniot avait été encouragé par Bourdelle à persévérer dans la voie qu'il avait choisie, celle de la tradition classique. Ainsi peut-on trouver quelque parenté entre son Apollon et le David de Michel-Ange ou le Neptune de la fontaine de Florence. 
Haut de 7 mètres, le dieu ne craint personne et regarde avec curiosité les Penseurs de Plensa perchés sur leurs mâts.
Légèrement déhanché, il tourne le dos à la mer. On peut penser qu'il vient de se plonger dans les eaux turquoise et qu'il tient nonchalamment sa serviette de bains contre sa jambe.
Les cinq divinités-planètes qui entourent Apollon sont : Gaïa (la Terre), Mercure, Mars, Saturne et Vénus. 

Gaïa la Terre porte un enfant entre ses bras et une chouette sur son épaule. Elle est la déesse-mère, ancêtre des dieux.

La Terre est la planète des hommes... La chouette de la Sagesse, leur rappelle-t-elle qu'il est temps d'en prendre soin et de la respecter ? 
La déesse est accompagnée d'un taureau qui semble veiller sur elle et qui évoque l'arrivée d'Europe portée par l'animal jusqu'aux rives grecques

Mercure nonchalant sur son cheval ailé regarde le soleil. Ce dieu multi-cartes patron des commerçants, des voyageurs, des voleurs, des médecins (ce qui n'a pas empêché un certain Médecin, maire de la ville, de le mettre au rebut) est aussi le messager des dieux.
Tourné vers Apollon, il semble se dorer au rayonnement solaire...

Mars le poing tendu entraîne à la force du bras son cheval sauvage.

Saturne court à côté du taureau. Il est tourné vers Mars, son voisin belliqueux qu'il ne semble pas craindre.
Sa main protège son visage des rayons de mars et Appolon.

Enfin Vénus fille de Gaïa jaillit de l'eau sur son dauphin. Elle tient délicatement ses longues tresses et tourne le dos à Apollon."

Notons que Mercure est le seul à regarder Apollon.

Nice place Masséna Fontaine du Soleil face
Nice place Masséna Fontaine du Soleil arrière

L'allégorie alchimique des 5 bronzes de la fontaine :

Saturne

Le taureau qui court aux côtés de Saturne nous annonce le début de l’œuvre au noir. L’athanor devant être maintenu à l’abri de la lumière nous explique pourquoi Saturne protège son visage.

Gaïa la Terre

Il n’aura pas échappé à nos yeux d’initiés que Gaïa offre son enfant à l’eau de la fontaine. Cet enfant est à mettre en analogie avec une granulation ; fruit de l’union du ternaire soufre mercure et sel qui vient retomber dans l’eau de l’athanor en fin de mondification. La chouette nous rappelle que le premier but de cette granulation est de tendre vers l’initiation lunaire de l’œuvre au blanc.

Vénus

A l’instar de celle de Boticelli, notre Vénus de la place Masséna sort de l’eau. Nous sommes en phase coagula. La granulation qu’était Jonas était « recrachée » par la baleine, notre Vénus est accompagnée d’un dauphin. Ses tresses que l’on peut présumer blondes augurent de l’imbibition de sel rutilant qui devance celle de la quintessence.

Mars

Mars, qui symbolise la quintessence nous rappelle en maîtrisant son fougueux destrier que le feu secret de l’alchimiste doit respecter les justes dosages de sel philosophique puis de quintessence.

N’oublions pas que le cheval est le symbole de l’intelligence divine dans les mondes supérieurs.

Pour nous simples mortels il est le symbole de notre corps astral, ce corps qui enferme notre égo ; et qui se trouve de ce fait à l’origine de toutes nos pulsions. Mars nous indique donc que l’initié ayant blanchi sa pierre doit finir de maîtriser ses passions

Mercure

Enfin, notre messager des dieux symbolise ce feu secret des alchimistes, cette inspiration divine qui va guider le grand œuvre. Il puise son énergie dans la couronne d’Appolon qu’il est le seul à regarder.

La statue d'Appolon

Faut-il voir un hasard dans le choix du sculpteur d’avoir donné à ce Dieu de marbre une stature de 7 mètres ?

Appolon est le but final de tout initié, la pierre au rouge, apte à transmuter le vil métal.

Sa couronne solaire nous le rappelle si besoin était.

Il est bien sûr au centre du cercle de la fontaine dont il est en quelque sorte le logos.

Ne nous méprenons pas sur les 4 chevaux encerclés par sa couronne. Ils ne sont autres que les 4 chevaux de l’apocalypse de Jean.
L’adepte qui a su domestiquer ces 4 chevaux pour les enfermer dans son cercle détient bien les secrets du grand œuvre.

Hélas le marbre blanc nous oblige à imaginer les couleurs des équidés.

L’un est noir ; nous l’avons domestiqué durant l’œuvre au noir.

Un autre est vert ; il symbolise le frais de grenouilles de l’alchimiste durant le blanchiment de la pierre.

Le cheval blanc est la pierre au blanc qui symbolise le succès de Gaïa qui a offert son enfant sous le regard protecteur de la chouette lunaire.

Enfin, le quatrième est rouge comme la quintessence et la pierre philosophale.

Le sixième chapitre de l'Apocalypse :

"Alors j’ai vu : quand l’Agneau ouvrit l’un des sept sceaux, j’entendis l’un des quatre Vivants dire d’une voix de tonnerre : "Viens ! "

Alors j’ai vu : et voici un cheval blanc : celui qui le montait tenait un arc, une couronne lui fut donnée, et il sortit vainqueur, pour vaincre à nouveau.

Et quand il ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième Vivant qui disait : "Viens !"

Alors sortit un autre cheval, rouge feu ; à celui qui le montait il fut donné d’enlever la paix à la terre, pour que les gens s’entretuent, et une grande épée lui fut donnée.

Et quand il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième Vivant qui disait : "Viens ! " Alors j’ai vu : et voici un cheval noir ; celui qui le montait tenait à la main une balance.

Et j’entendis comme une voix au milieu des quatre Vivants ; elle disait : "Un denier, la mesure de blé ! Un denier, les trois mesures d’orge ! Ne fraude pas sur l’huile et sur le vin !"

Et quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième Vivant qui disait :  "Viens ! "

Alors j’ai vu : et voici un cheval verdâtre ; celui qui le montait se nomme la Mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Et il leur fut donné pouvoir sur un quart de la terre pour tuer par le glaive, par la famine et par la peste, et par les fauves de la terre.

 Et quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui furent égorgés à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu’ils avaient porté.

 Ils crièrent d’une voix forte : "Jusques à quand, Maître saint et vrai, resteras-tu sans juger, sans venger notre sang sur les habitants de la terre ? "

Conclusion

Êtes-vous septiques ou désormais persuadés qu’Alfred Janniot ait pu concevoir une telle œuvre dans la plus grande ignorance de l’art royal ?

Le symbolisme n’est-il pas le plus merveilleux des outils pour être accessible à tous sur les trois plans : du pur profane, au moraliste et surtout aux initiés ?

appolon
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Le cycle du Manvantara<br> selon la Cosmogonie Grecque</br>

Le cycle du Manvantara
selon la Cosmogonie Grecque

Nous avons achevé l'analyse des cycles des phénomènes périodiques par celle des cycles de Manu ou Manvantara.
Ce dernier et plus long des cycles se retrouve également dans la cosmogonie de la Grèce antique comme nous la décrit l'illustration ci-dessous inspirée de l'excellent ouvrage publié en 1963 par R. Emmanuel : "Pleins feux sur la Grèce Antique" ; qu'il est hélas devenu difficile de se procurer.

Les 3 axes de cette illustration nous décrivent le processus de création et les cycles de l'univers.

La colonne de gauche porte la descente de l'élément feu (principe mâle positif), celle de gauche, la descente de l'élément eau (principe femelle négatif). Ces deux pôles sont en permanence neutralisés par l'axe du temps qui part de Cronos au niveau du temps cosmique puis se "densifie" à travers le temps manifesté, pour s'achever en fin de cycle par le temps humain. Ce dernier temps caractérise le kali yuga actuel. Selon R. Emmanuel, Prométhée est le "prototype de notre race aryenne (5 ème race).

Nous noterons avec intérêt que cette cosmogonie n'est pas exempte d'analogies avec l'arbre de vie des Kabbalistes (ci-contre), mais aussi avec l'énnéade d'Héliopolis égyptienne.

Toute analogie avec les colonnes chères aux Temples des Francs-maçons ne serait pas non plus fortuite...

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Le Manvantara <br>Les cycles de Manu</br>

Le Manvantara
Les cycles de Manu

Nous avons recensé les principaux cycles « palpables » qui régissent l’univers dans notre article sur les Cycles des phénomènes périodiques. Cet article nous a permis de traiter du cycle des ères et de la précession des équinoxes. Il est désormais temps de nous préoccuper du cycle fondamental, le plus long de tous. Ce cycle est connu sous le nom de Manvantara ou cycle de Manu.

Avant d'aller plus loin dans un autre article, nous allons expliquer aussi clairement que possible la structure du Manvantara après avoir défini le vocabulaire de base.

Définitions

Manvantara :

Dans la cosmogonie hindoue, le Manvantara correspond à la durée d’une période de Manu, c'est-à-dire à celle présidée par lui-même et ses fils, Indra, un groupe de dieux et un groupe de sept Rishi.

Les Manvantaras, ou ères de Manus successifs, sont au nombre de quatorze, formant deux séries septénaires dont la première comprend les Manvantaras passés et celui où nous sommes présentement, et la seconde les Manvantaras futurs.

Manu

À chaque surgissement d’un nouveau monde, le premier homme qui apparaît porte le nom de Manu. Son rôle est de procréer l'humanité, soit par lui-même, soit indirectement, ainsi que d'émettre les lois qui doivent régler les relations à l'intérieur de la société. C’est ainsi que Manu écrivit les Lois de Manu ou Manava Dharma Shastra. Son avatar est Matsya le poisson qui a réintroduit la vie (voir à ce sujet Jonas et les poissons ou granulations dans nos articles sur l’alchimie).

Kalpa

Quatorze Manus ainsi que leurs Manvantaras respectifs constituent un Kalpa soit un jour de Brahma. À la fin de chaque Kalpa, une période de dissolution ou Pralaya survient. Durant ce Pralaya, la terre et toutes les forms de vie sont détruites et entament une période de repos que l’on nomme Nuit de Brahma. Après ce temps de repos, Brahma le créateur recommence son cycle et ainsi de suite pour l’éternité.

Indra

Indra est le roi des dieux, et Seigneur du Ciel dans la mythologie védique de l'Inde ancienne. Il est originellement issu du dieu indo-européen de la guerre et de l'orage. Indra apparaît comme l'une des principales divinités dans le Rig-Veda.

Rishi

Selon Wikipédia Rishi signifie « chantre-auteur des hymnes védiques, poète, voyant ; démiurge, géniteur ; patriarche, sage, ascète, ermite ». Un Rishi védique est un témoin primordial de toutes les régularités à l'œuvre en ce monde qui manifestent pour lui le Véda au sens premier de « découverte » de l'ordre cosmique. Ce sont en quelque sorte des prophètes qui bénéficient de la révélation divine et la traduisent en textes liturgiques pour « donner » des pistes sur le fonctionnement de l’univers sans les décrire clairement.

Structure d'un Manvantara

Les traditions hindoue et judéo-chrétienne découpent un Manvantara en 4 Temps principaux d’une durée de 64 800 années solaires.

Les quatre âges

 

Manu

Manu

Indra

Indra

Les quatre grandes périodes d’un Manvatara sont :

  • L'âge d'OR ou KRITA YUGA, par analogie : le printemps.
  • L'âge d'ARGENT ou TRETA YUGA, par analogie : l’été.
  • L'âge d'AIRAIN (bronze) ou DWAPARA YUGA, par analogie : l’automne.
  • L'âge de FER ou KALI YUGA, par analogie : l’hiver.

Durée des quatre âges

C’est ici que nous retrouvons (étonnant non ?) notre chère Tétraktys Pythagoricienne ainsi que les ères que nous avions définies avant la précession des équinoxes (voir supra).

Nous avons vu qu’une ère dure 2.160 ans. Chacun des « âges » d’un Manvantara couvre plusieurs ères.
Plus on avance dans le temps, plus l’humanité chute inexorablement.

Selon le dictionnaire de Réné Guénon (par Jean-Marc Vivenza) : « Toutefois, par prudence, la durée exacte d'un Manvantara a toujours été volontairement conservée secrète en modifiant par de subtiles opérations les dates réelles tout en meilleurs soins bien évidemment le conserver avec exactitude les justes rapports de proportion. » Nous verrons dans le tableau ci-dessous que René Guénon a su décrypter les durées annoncées selon la tradition.

Le songe de Daniel dans l'apocalypse : la bête 666

Les yugas

Nous pouvons remarquer que la notion de chute dans la matière est parfaitement illustrée par ce tableau. En effet l’involution de l’Âge d’Or vers le Kali-Yuga ou Âge de Fer se traduit par perte constante de 6.480 ans d’un Âge à l’autre (soit l’équivalent d’un Âge de Fer). L’involution du Manvantara respecte donc bien la proportion 4-3-2-1 de la Tétraktys !

Tetraktys

Description des 4 âges :

L’âge d’Or :

L'Âge d'Or est gouverné pratiquement pour sa totalité, par la tendance "Sattwa" qui signifie Bonté. C'est une époque où règnent la justice et la paix.
Le blog « Gnostic Publihing » nous le décrit comme suit :

« Au printemps ou à l’Âge d’Or, les frontières et les passeports étaient inutiles. Les frontières n’existaient pas, et partout il y avait de l’amour parmi l’humanité. L’innocence régnait sur la surface de la Terre. Celui qui savait jouer de la lyre pouvait secouer l’univers avec ses mélodies. À cette époque, la lyre n’était pas encore brisée en tombant sur le sol du temple. C’était parce que les dynasties solaires gouvernaient toujours.

L’âge d’argent :

L'Âge d'Argent est gouverné par la tendance "Rajas", expansion-passion.
Le blog précité nous le décrit comme suit :

« Au fur et à mesure que l’Âge d’Argent arrivait, tout de l’Âge d’Or diminuait. Cependant, les êtres humains étaient encore en communication avec les Êtres ineffables qui sont connus dans le Christianisme comme des anges, des archanges, des principes, des trônes, etc. »

L'âge de bronze :

L'Âge d'Airain, lui, a la particularité d'être gouverné par la combinaison de l'Âge d'Or et de l'Âge d'Argent.

Du même auteur que ci-dessus :

« Quand l’Âge de Cuivre est arrivé, les splendeurs radieuses des Âges d’Or et d’Argent sont devenues sombres. Les mêmes splendeurs du passé n’existaient pas. Les gens ont commencé à établir des frontières, les guerres ont commencé, la haine est née, ainsi que l’égoïsme, l’envie, la cupidité, etc. »

L'âge de fer :

Notre monde moderne, celui qui doit achever ce dernier âge du Kali-Yuga du Manvantara actuel est le plus décadent, le plus violent, le plus agressif, le plus obscur, le plus pauvre intellectuellement et spirituellement. Cependant, avant la disparition de l’Atlantide, les Atlantes y ont développé des connaissances scientifiques colossales.

Entre autres réjouissances (que nous pouvons constater au quotidien) le Kali-Yuga se distingue, selon, entre autres sources, le blog la pièce est jouée nous indique que :

« Ce sont les plus bas instincts qui stimulent les hommes du Kali Yuga (âge sombre, âge de fer). Ils choisissent de préférence les idées fausses. Ils n'hésitent pas à persécuter les sages.
L'envie les tourmente. La négligence, la maladie, la faim, la peur se répandent. Il y aura de graves sécheresses. Les différentes régions des pays s'opposent les unes aux autres.
Les livres sacrés ne sont plus respectés. Les hommes seront sans morale, irritables et sectaires. Dans l'âge de Kali se répandent de fausses doctrines et des écrits trompeurs. Les gens ont peur car ils négligent les règles enseignées par les sages et n'accomplissent plus correctement les rites.
Beaucoup périront. Le nombre des princes et des agriculteurs décline graduellement. Les classes ouvrières veulent s'attribuer le pouvoir royal et partager le savoir, les repas et les lits des anciens princes. La plupart des nouveaux chefs est d'origine ouvrière. Ils pourchasseront les prêtres et les tenants du savoir.
On tuera les fœtus dans le ventre de leur mère et on assassinera les héros. »

Songe de Nabuchodonosor

Le songe de Nabuchodonosr

Le Kali-Yuga et nous :

Chaque Race Racine dispose d’un cycle complet du système solaire autour de la ceinture zodiacale.
Notre 5ème Race Racine actuelle, la Race Aryenne qui peuple tous les continents de la terre, est née après le déluge universel et durera tout au long de l’ère actuelle du Verseau.

Durant l’année sidérale précédente, la 4ème Race Racine habitait le continent submergé et perdu de l’Atlantide. Pour la Race Racine Atlante, l’Âge de Cuivre était l’automne, et l’Âge de Fer était l’hiver.
Selon les dates de l’hindouisme (Mahatmas), le Kali Yuga a débuté à la mort du Seigneur Krishna, à la fin de la guerre du Mahâbhârata, le soir du 17 février de l’an 3.102 avant notre ère, et nous avons terminé la période des 5.000 premières années en 1898.

Les illustrations ci-dessous selon la reconstitution de René Guénon, nous situent la chronologie de l'histoire de notre Mandanvara...

Le manvantara
Graphique manvantara cycle -complet

Les sources :

Platon

Dans PLATON. Timée (French Edition) (p. 7). Édition du Kindle

« Solon, retour d’Égypte, lui raconta qu’un vieux prêtre égyptien lui avait appris que, neuf mille ans auparavant, Athènes avait eu les plus belles institutions politiques et qu’elles avaient servi de modèle à celles des Égyptiens, chez qui se retrouve encore aujourd’hui la séparation des classes que tu recommandes dans ta république. En ce temps- là, Athènes produisit des hommes héroïques, qui défendirent l’Europe et l’Asie contre les rois de l’Atlantide, grande île qui émergeait au-delà des colonnes d’Héraclès. Ces rois entreprirent de soumettre à leur domination tous les peuples riverains de la Méditerranée. Ils furent battus par les seuls Athéniens, et leur défaite fut suivie d’un cataclysme qui engloutit subitement leur île, et avec elle l’armée des Athéniens. »

P.S. : Solon est né à Athènes vers 640 av. J.-C. Il voyage 10 ans en Egypte et à Chypre. Il revient à Athènes vers 560. Solon aurait donc séjourné en Egypte entre 570 et 560 av. J.-C. Selon les informations reçues par Solon par transmission orale, la disparition de l’Atlantide aurait donc eu lieu entre 9.570 et 9.560 av. J.-C.

René Guénon

Guénon, René. Le Roi du monde (Tradition) (French Edition) . Editions Gallimard. Édition du Kindle.

« Le Manvantara ou ère d’un Manu, appelé aussi Mahâ-Yuga, comprend quatre Yugas ou périodes secondaires : Krita-Yuga (ou Satya-Yuga), Trêtâ-Yuga, Dwâpara-Yuga et Kali-Yuga, qui s’identifient respectivement à l’« âge d’or », à l’« âge d’argent », à l’« âge d’airain » et à l’« âge de fer » de l’antiquité gréco-latine. Il y a, dans la succession de ces périodes, une sorte de matérialisation progressive, résultant de l’éloignement du Principe qui accompagne nécessairement le développement de la manifestation cyclique, dans le monde corporel, à partir de « l’état primordial ».

« Le début de cet âge (n.d.l.r. : le Kali Yuga) est représenté notamment, dans le symbolisme biblique, par la Tour de Babel et la « confusion des langues ». On pourrait penser assez logiquement que la chute et le déluge correspondent à la fin des deux premiers âges ; mais, en réalité, le point de départ de la tradition hébraïque ne coïncide pas avec le commencement du Manvantara. Il ne faut pas oublier que les lois cycliques sont applicables à des degrés différents, pour des périodes qui n’ont pas la même étendue, et qui parfois empiètent les unes sur les autres, d’où des complications qui, au premier abord, peuvent sembler inextricables, et qu’il n’est effectivement possible de résoudre que par la considération de l’ordre de subordination hiérarchique des centres traditionnels correspondants. »

 

La tour de Babel
Guénon Le roi du monde
Publié par ESOTERICUS dans ORIENT, 0 commentaire