Pour l'hindouisme, la maya l’égo et le karma constituent les trois obstacles qui empêchent l’âme de se libérer de la Samsara, c’est-à-dire du cycle des réincarnations.
Maya est l’illusion cosmique qui conduit l'homme à prendre le monde des sens pour le monde réel.

Pour Platon, la notion de Maya s'exprime comme suit :

L'âme réside dans "le tombeau que nous nommons le corps", et, dans son état incorporé, avant d'avoir été soumis à la discipline de l'éducation, l'élément spirituel, est "dormant". La vie est donc un rêve, plutôt qu'une réalité. Comme les captifs dans la grotte souterraine, décrite dans La République, le dos tourné à la lumière, nous ne percevons que l'ombre des objets et nous les prenons pour les objets eux-mêmes.

Essayons de le montrer en envisageant l’état de la science en la matière :

La vitesse durcit la matière

Nous avons tous un jour joué à faire ricocher des galets sur la surface d'un plan d'eau.
Nous sommes nous pour autant demandé pourquoi le galet va refuser de s'enfoncer d'autant plus longtemps que notre bras lui a retransmis une énergie plus importante ?

En 1905, le Docteur Gustave LE BON dans son livre « La Naissance et l'Evanouissement de la matière » écrivait :

« La matière doit uniquement sa rigidité à la rapidité de rotation de ses éléments et que, si leurs mouvements s'arrêtaient, elle s'évanouirait instantanément dans l'éther sans rien laisser derrière elle. Les tourbillons gazeux, animés d'une vitesse de rotation de l'ordre de celle des rayons cathodiques, deviendraient vraisemblablement aussi durs que l'acier. Cette expérience n'est pas réalisable, mais nous pouvons pressentir ses résultats en constatant la rigidité considérable acquise par un fluide animé d'une grande vitesse.
Des expériences faites dans les usines hydro-électriques ont montré qu'une colonne liquide de 2 centimètres seulement de diamètre, tombant à travers un tube d'une hauteur de 500 mètres, ne peut être entamé par un coup de sabre lancé avec violence. L'arme est arrêtée à la surface du liquide, comme elle le serait par un mur. Si la vitesse de la colonne liquide était suffisante, un boulet de canon ne la traverserait pas. Une lame d'eau de quelques centimètres d'épaisseur, animée d'une vitesse assez grande, resterait aussi impénétrable aux obus que le mur d'un cuirassé. Donnons au jet d'eau précédent la forme d'un tourbillon et nous aurons l'image des particules de la matière et l'explication probable de sa rigidité [...]
La matière, qui semble nous donner l'image de la stabilité et du repos, n'existe donc que grâce à la rapidité des mouvements de rotation de ses particules. La matière c'est de la vitesse et, comme une substance animée de vitesse est aussi de l'énergie, il faut considérer la matière comme une forme particulière de l'énergie.
La vitesse étant une des conditions fondamentales de l'existence de la matière, on peut dire que cette dernière est née le jour où les tourbillons d'éther ont acquis, par suite de leur condensation croissante, une rapidité suffisante pour posséder de la rigidité. Elle vieillit lorsque la vitesse de ses éléments ralentit, elle cessera d'exister dès que ses particules perdront leurs mouvements. Nous sommes amenés ainsi à cette première notion essentielle : les particules d'une substance quelconque, si ténues qu'on le suppose, prennent, par le seul fait de leur vitesse de rotation, une rigidité si grande qu'elles se transforment en matière. »

Charles-Noël Martin, physicien français spécialiste de la physique nucléaire théorique, dans son livre publié en 1955 « L’heure H a-t-elle sonné pour le monde ? » s’exprimait comme suit :

« C'est que dans les noyaux, la matière et l'énergie ne sont qu'une seule et même chose, deux aspects différents d'une même entité au sens encore obscur actuellement, mais capable de se transformer de l'une à l'autre. C'est EINSTEIN qui, en 1905, a démontré pour la première fois cette équivalence en établissant la très célèbre relations E =mc2 que tout le monde a vu écrite au moins une fois dans sa vie, reproduite par tous les journaux, mais que personne ne comprend. Pourquoi l'énergie est-elle égale à la masse multipliée par le carré de la vitesse de la lumière ? D’excellents traités le font comprendre avec quelques dizaines de pages de calcul tensoriel. »

ricocher

Notre enveloppe charnelle n’est qu’illusion

Notre corps est un grand vide sidéral

Comme l'exprime ce travail collectif d'étudiants sur l'infiniment petit et l'infiniment grand :

"Dans le système solaire et l’atome, on retrouve une grande partie de vide. En effet, même si le système solaire contient différentes planètes, qui nous semblent toutes gigantesques et lourdes, il est constitué à 99,8 % de vide ! L’atome est lui constitué à 99,999 % de vide, on dit qu’il a une structure lacunaire."

Méditons sur le champ libre laissé pour toutes les ondes qui traversent en permanence notre corps...

Notre corps n'est qu'éphémère poussière

En moyenne toutes nos cellules se renouvellent tous les 7 ans. Nos cellules ont une évolution et une fonction téléologique qui leur permet de se recréer ou augmenter leur nombre à l'identique.

Que dire également de notre consommation d'eau qui à hauteur de 65% compose en moyenne notre corps adulte ?

vide atome

En conclusion

Le voile de l’Illusion ou de Maya (ou d'Isis) désigne donc le rideau qui sépare la Vérité des ténèbres et qu’il nous faut soulever progressivement.  Cette Vérité réfère à la connaissance de soi à travers soi qui permet de connaître le Ciel et sa hiérarchie auxquels nous appartenons et participons.

L'énergie créatrice et la vitesse de notre pensée à travers notre foi est notre meilleure alliée pour lever le voile et sortir du cycle de Samsara.

Pour aller plus loin avec Einstein et la relativité, nous citerons cet extrait de H.P. Blavatsky dans La Doctrine Secrète :

"Le Temps n'est qu'une illusion produite par la succession de nos états de conscience tandis que nous évoluons dans la durée éternelle et il ne peut exister là où il n'y a aucune conscience dans laquelle cette illusion puisse être produite ; dans ce cas alors « il gît endormi ». Le Présent n'est qu'une ligne mathématique qui sépare la partie de la durée éternelle que nous appelons l'avenir, de la partie que nous appelons le passé. Rien, sur la terre, n'a une durée réelle, car rien ne reste sans changement (ou dans un état identique) durant ne serait-ce qu'un milliardième de seconde ; et la sensation que nous avons de la réalité de cette division du « temps » connue comme le présent, vient de l'état confus de cet aperçu momentané ou de cette succession d'aperçus des choses que les sens nous donnent, à mesure que ces choses passent de la région des idéaux, que nous appelons l'avenir, à la région des souvenirs, que nous appelons le passé."

Laisser un commentaire