Communiquer avec méthode…

Il existe de nombreux modes de communication en dehors de la parole. Toutefois, le risque d'être mal compris est très important.

Un regard qui se veut juste sympathique peut être interprété comme séducteur et un geste un peu brusque peut être ressenti comme violent.

Nous allons voir qu'il peut exister de grands décalages entre ce que l'on souhaite communiquer, ce que l'on communique réellement, et ce que l'autre croit avoir compris…

Parler reste le meilleur moyen d'être compris et de se faire comprendre. Cela permet de dissiper des malentendus et de transmettre plus clairement ses idées, ses besoins et ses émotions.

Comprendre les composants du Schéma de Shannon

L'émetteur est celui qui envoie le message, qui écrit, qui parle, qui transmet l’info... Ce peut être une personne physique ou morale.

Le code est le langage de référence utilisé en fonction des capacités de décodage du récepteur.

Le code peut être une langue avec ou sans jargon spécifique à une profession ou auditoire.

Le code peut être un langage informatique, une transmission numérique ou analogique, etc.

Le codage est l'ensemble des signes émis ainsi que leur formulation, dénotation, connotation, puissance, attitudes...

Le cadre de référence :

Pour un individu, c'est l'ensemble des opinions, idées, valeurs auxquelles il tient, en fonction de son vécu et de ses environnements familiaux, sociaux, professionnels, culturels, etc.

Nous devons faire en sorte de trouver la zone d'interférence entre notre cadre de référence personnel et celui de notre interlocuteur (ou de nos interlocuteurs cibles).

Le contexte :

Le contexte est l’environnement dans lequel a lieu la communication : le lieu, le moment, les rapports sociaux, l’actualité...

La situation dans laquelle se déroule la communication influe sur les acteurs...

En 2014, "Être Charlie" n'aurait eu aucun sens…

Le canal média :

Est le mode de transmission utilisé et le support physique qui le véhicule :

Voix, lettres, journaux, courriels, radio, TV, etc.

Un média sera plus ou moins efficace, selon la teneur du message et les sens qu'il sollicite chez le récepteur.

Le bruit :

C’est tout ce qui perturbe la communication : les parasites dans une communication, radio, bruit de la rue, mauvaise qualité de papier ou d’impression qui trouble la lecture, etc.

Le récepteur :

Ce peut être à la fois la cible ou un récepteur collatéral. En tout état de cause c'est l'ensemble de ceux qui reçoivent le message, le lisent, l’entendent, le commentent, le propagent...

Ce peut être un client, un prospect, un ami, employé, etc.

Nous reviendrons plus tard sur les spécificités des récepteurs dans le monde astral.

Le décodage :

C’est la façon dont le récepteur traduit et interprète l'ensemble des signes qui lui parviennent.

Il est bien sur fonction de son éducation et de son environnement propre.

Le message est l’information transmise selon la forme choisie par l'émetteur, ce qui est écrit, ce qui est dit...

Le feedback est la réponse du récepteur à l’émetteur.

Le récepteur devient actif pour émettre à son tour :

Répondre au téléphone, entamer un dialogue, renvoyer un coupon réponse, remplir un formulaire sur un site web. Certaines communications ne permettent pas le feedback. Le récepteur reste passif. L’absence de feedback ne permet pas à l'émetteur d'évaluer l'impact de son message.


 

La nature et la qualité du feedback dépendent de la façon dont le message a été perçu ou apprécié.

La reformulation :
P
ermet à l'émetteur d'apporter des corrections et des précisions à son message initial, après avoir pris en compte grâce au feedback des distorsions contenues entre l'intention du message et sa compréhension par le récepteur.

Communication : les déperditions

Le diagramme ci-contre illustre les 6 étapes de l'évolution de nos messages à travers la personnalité et le comportement de notre récepteur.

L'adage des publicitaires "La répétition fait la réputation" prend ici toute sa valeur.

Il est aussi utile de se référer aux mécanismes de la mémoire et plus particulièrement la courbe de l'oubli Hermann Ebbinghaus.

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